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ARLEQUIN, ARGENTINE, LES DEUX ENFANTS

ARGENTINE

Vous savez bien que jamais aucun cliagrin ne peut me venir par votre papa : au contraire, c'est toujours lui qui les dissipe.

LE CADET

Ah! le voilà, (ii court à lui.) Venez donc vite, mon papa ; maman pleure , et elle dit que vous seul pouvez la consoler.

ARLEQUIN , les repoussant tout doucement.

Laissez-moi , laissez-moi.

l'aîné.

Ah ! mon frère , comme il a du chagrin.

(Ils se retirent tous deux au fond du théâtre, et y restent pendant toute la scène d'Arlequin et de sa femme.)

Madame , vous êtes lâchée de me revoir ; je le suis plus que vous : mais, comme j'ai le projet de vous oublier entièrement, je viens vous rendre tout ce qui pourrait me rappeler que nous nous

sommes aimés. (U déboutonne son habit, et ouvre un petit sac qui

lui pend au cou.) Tout est daus cc petit sac ; je l'avais

mis là (il montre son cœur) pOUI' qUC tOUt CC qUB HOUS

nous étions donné fût ensemble. Je vais \1der le sac devant vous, alîn que vous n'imaginiez pas que

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