SCÈNE IX
ARLEQUTN , NISIDA.
.l'avais cru te plaire en arrangeant ce mariage; me serais-je trompé? N'aimes-tu pas le marquis?
NISIDA
Je ne l'ai jamais aimé. Il s'est occupé de moi, et j'ai rendu justice à ses qualités estimables : mais qu'il y a loin de l'estime à l'amour !
Ma foi, je me suis donc trompé. Tu m'en as toujours dit du bien ; je le vois te chercher dans toutes les maisons où nous allons : quand il cause avec toi, tu as un air contraint et embarrassé; j'avais pris tout cela pour de l'amour. Il n'en est rien, je retirerai ma parole, parc jlk que la première condition était que le mariage te conviendrait. Pardonne-moi, je t'en prie, le petit chagrin que je t'ai causé; j'en suis plus fâché que toi-même.
(11 lui tend la main , que Kisida baise avec tendresse.) NISIDA.
Ah, mon père!
Je te promets que je ne ferai plus pareille étourderie. Dorénavant, je te rendrai compte tous les matins de ceux qui t'auront demandée en mariage