‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 80 sur 133 · ARLEQUIN, NÉRINE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, NÉRINE

NÉRINE

Je te suivrai partout.

Comme il vous plaira; la rue est libre.

NÉRINE

Je saurai ce que tu tais, et où tu vas.

Vous lie saurez rieu ; car je vais rester ici à ne rien faire.

NÉRINE

Mais, dis-moi, je t'en supplie....

Quoi ?

Tu es bien sûr que je t'aime.

Oui.

124 LES JUftIEAUX DE BERGAME.

NÉRINE

Et toi , m'aimes-tu ?

Non,

NÉRINE

Et tu penses, perfide?...

Un moment, mademoiselle Nérine; êtes- vous capable de m'écouter une minute de sang-froid?

NÉRINE

Oui, oui; parle, parle : je t'écoute; je suis curieuse de savoir comment tu pourras t' excuser de cette indifférence, de cette froidem' qm fait le malheur de ma vie; comment tu pourras me persuader.... Mais parle donc, je t'écoute tranquillement.

Je le vois bien; mais votre tranquillité me fait peur.

NÉRINE

Allons, explique-toi, justifie-toi; parle-moi donc.

Soyez juste, mademoiselle Nérine : vous savez bien que de ma vie je ne vous ai parlé d'amour; d'après cela....

NÉRINE, trcs-vivement.

Tu ne m'en as jamais parlé, scélérat! tu ne m'en as jamais parlé? Te souvient-il des premiers

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