‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 108 sur 133 · CONSTRUCTION R. STAHL · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION R. STAHL

PI. 44, fig. 307».

La boîte de culasse est semblable à celle de la construction Wei-der, ainsi que le ressort de percussion et la disposition générale des pièces du mégfinisme.

Fonctions :

En relevant le levier A, on abaisse l'obturateur B au-dessous de l'ouverture du canon, tout en frappant sur l'extracteur coudé C, à levier coudé, qui rejette la douille

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vide hors de la boîte, pour autant que le mouvement soit opéré vivement et vigoureusement. Le tenon du percuteur D glisse sur le crochet E delà détente; celui-€i, pressé par le ressort de détente F, qui sert en même temps pour l'extracteur, croche le tenon du percuteur, de telle sorte, qu'en fermant l'obturateur, le percuteur doit rester en arrière, et armer ainsi le ressort de percussion G. Après avoir fermé, le bout du levier de l'obturateur vient se placer dans le crochet H. —

Dodge, Amérique, améliore eu 1871 la fermeture Remington, qui laissait à désirer, surtout dans la partie supérieure du fond de la cartouche, quant à la durée d'une bonne obturation à cause de son appui indirect et trop bas.

CONSTRUCTION DODGE, amébique, 1871.

PI. 48, fig. 296.

Vue de dessus. — PI. 4H,'fig. 296".

Le chien-obturateur, au lieu de s'appuyer sur le disque du chien de percussion, se subdivise en deux parties, dont l'une, la pièce d'appui A, s'étaie, lorsque le mécanisme est fermé, sur les deux côtés de la boîte de culasse. Le ressort de la pièce d'appui B presse cette pièce contre les embases de la boîte, aussitôt qu'elle a place pour s'y reposer. Si l'on baisse la pièce d'appui, qui possède une crête cannelée, elle se dégagera d'abord de ses points d'appui, entraînera avec elle le chien-obturateur et découvrira le canon, afin de pouvoir y introduire la cartouche.

Par cette translation du point d'appui de l'axe du chien de percussion sur les embases de la boîte, on a rendu celui-ci indépendant de la fenneture et conséquemment on a procuré une plus longue durée à l'obturation.

h, Fel*iiictiire à cylindre.

Cette méthode de fermeture a aussi, comme on l'a déjà mentionné aux pages 26 et 96, ses précurseurs dans les temps anciens parmi les fusils de rempart, etc. (voir 1589) ; la première application pratique de la fermeture à cylindre pour les armes à feu portatives fut faite par Dreyse, dont la construction a déjà été décrite à la page 49 et représentée dans les fig. 149 et suivantes.

11 est évident que ce système de fermeture ne pouvait que gagner à l'emploi de l'unité de cartouche obturatrice, comme cela ressort du reste des constructions suivantes.

Le colonel wurtembergeois H. von Htigel construit en 1866 un fusil à broche, semblable au fusil à aiguille de Dreyse, mais avec les modifications nécessaires pour l'emploi d'une unité de cartouche obturatrice.

136 ARMES A FKU.

CONSTRUCTION HÛGEL, I86G.

Cvlindre-obtui-ateur PI. 4«, iig. 3li.

Broche de percussion et son ressort, . PI. 48, fig. 313.

Le ressort-spiral en til d'acier est remplacé par un ressort-hélice à ruban A, et l'aiguille par une solide broche de percussion B.

La douille de cartouche en papier est enveloppée dans sa partie postérieure, sur Vs de sa longueur, d'une douille en cuivre estampé, et le fond recouvert intérieurement d'un tampon de bois. Au centre de ce tampon ou disque est un canal de lumière, qui se termine vers le fond métallique par une petite cavité, qui reçoit le fulminate, facilement explosible, qui éclate par le choc de la broche contre le fond de la cartouche.

La modicité du prix de la cartouche, recherchée depuis si longtemps, était ainsi obtenue, en revanche l'emploi du bois comme renfort intérieur du fond n'était pas convenable.

D'un autre côté, les douilles, ainsi combinées, ne réunissent pas tous les avantages des douilles entièrement métalliques (éviter les effets de l'humidité, la déformation, etc.). —

Une autre modification du fusil à aiguille de Dreyse, pour l'emploi de l'unité de cartouche obturatrice, se rencontre dans la

CONSTRUCTION NORLS, wurtkmberg, i8G8.

PI. 4«, fig. 314.

TÊTE-OBTURATRICE de cette construction.

PI. 48, fig. 315.

L'aiguille est remplacée par une broche, le cylindre-obturateur est muni d'une tête-obturatrice mobile (fig. 315), et sur celle-ci est placé l'extracteur. A la poignée de l'obturateur est fixé un ressort de percussion A, qui s'arme en tournant la poignée, par l'action de surfaces ou plans inclinés. Le tenon, qui en est pourvu, est légèrement en saillie dans la boîte de culasse et en communication avec la détente. En pressant sur celle-ci, le tenon descend et le ressort de percussion se détend. Le ressort-spiral, entourant la bi-oche, provoque le retrait de celle-ci dans la concavité de la tête du ressort de percussion. (Au repos.)

Cartouche : Douille en cuivre à percussion centrale.

En passant à la construction de < Vetterli, > nous devons faire d'abord remarquer que son fusil à. charge simple dérive du fusil à répétition, qu'il a en premier lieu

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exécuté, et que, par cmiséquent, les premiers produits de ce constructeur doivent être mentionnés dans le chapitre concernant les c fusils à répétition. >

Lorsqu'il eut réussi à établir un fusil à répétition relativement simple, à cylindre-obturateur et ressort-spiral, il utilisa les mêmes dispositions, en enlevant seulement les pièces de la répétition, pour les adapter à un fusil à charge simple d'excellente qualité. L'auteur de cet ouvrage appliqua cette construction (en transposant sur le côté droit l'ouverture pour la charge, qui se trouvait en dessus et en y introduisant encore plusieurs simplifications) à un fusU, destiné à la jeunesse suisse (cadets), dont les exercices avec le fusil se chargeant par la bouche, n'avaient plus aucun but utile.

Cette arme fut adoptée, le 22 novembre 1870, par le Département militaire fédéral comme modèle pour l'armement du corps des cadets suisses.

FUSIL SUISSE POUR LES CADETS, modèle 1870..

PI. 48, fig. 316.

Mécanisme d'obturation et détente. . . PI. 48, fig. 317. Coupe de la boite de culasse PI. 48, fig. 318.

La botte de culasse A, vissée au canon et reposant dans la bande supérieure excavée de la poignée de crosse, à laquelle elle est fixée par un crochet, renferme le cylindre-obturateur.

Dans celui-ci s'emboîtent les autres pièces de fermeture et de percussion, qui soDt maintenues en place par l'écrou.

Après avoir enlevé le coin transversal B, on peut retirer le cylindre K, et, après avoir dévissé l'écrou C, toutes les autres pièces se démontent dans l'ordre suivant : la coquille D, le ressort de percussion E, la broche de percussion F, la fourchette de percussion G, la noix avec son levier H, l'extracteur L On opère le remontage en procédant dans l'ordre inverse.

Fonctions :

En redressant le levier, dont le mouvement de rotation est limité par l'embase de l'anneau, on fait tourner la noix, fixée au levier, ce qui a pour efiet de retirer en arrière la broche, dont les ailettes glissent sur les plans inclinés (hélice) de la noix, et en même temps de comprimer le ressort de percussion ; la partie postérieure de l'extracteur, servant ici de ressort d'arrêt, s'engage dans la rainure de la noix et tient armées toutes les pièces de percussion.

Les tenons de la noix glissent dans les ouvertures, qui leur sont ménagées entre les saillies de la botte, et le cylindre-obturateur peut être retiré en arrière, jusqu'à ce que l'embase antérieure de l'extracteur vienne butter contre le coin.

La douille vide, retirée par l'extracteur, est rejetée au dehors en buttant contre la vis d'extraction faisant saillie dans l'intérieur de la boîte. t

La cartouche, déposée dans l'ouverture de la boîte, est poussée en avant et introduite dans la chambre à cartouche en repoussant le cylindre. A cause des plans inclinés (hélice) de l'embase du cylindre et de la noix, l'obturateur ne peut pas être poussa à fond par ce mouvement, et on évite ainsi une explosion prématurée. H faut

encore une dernière pression qui est produite par la rotation^du levier en l'abaissant pour fermer.

Ce mouvement suit instantanément et sans interruption le glissement du cylindre-obturateur en avant, et s'exécute aussitôt que le cylindre est poussé assez loin pour que le ressort d'arrêt, pressé par le coin, puisse se décrocher du cran d'arrêt de la noix et permettre à celle-ci de tourner.

Au même instant les tenons de fermeture de la noix viennent butter contre les saillies de la boîte et procurent une obturation solide. Les ailettes de la broche sont placées vis-à-vis des encoches les plus profondes de l'hélice de la noix. Le bec de la gâchette, qui dépasse un peu la sui-face intérieure du fond de la bande supérieure, arrête Tailette inférieure de la broche, et, remplaçant ainsi le ressort d'arrêt, elle retient la broche.

En appuyant sur la détente, la gâchette, qui y est reliée par une articulation double, s'abaisse, le ressort de percussion se détend, la broche se décoche en avant, et par le double choc des deux branches de la fourchette sur le bourrelet de la cartouche, rempli de fulminate, celle-ci fait explosion.

La cartouche, empêchée par le bourrelet d'avancer dans la chambre à cartouche, est ainsi frappée en deux points de sa bordure à la fois, ce qui provoque son inflammation.

Lorsque la tête de la broche dépasse l'éçrou en arrière, on est assuré que le mécanisme de percussion est armé.

On peut < désarmer, > en retenant le levier, lorsqu'on l'abaisse, tout en pressant sur la détente. Pour armer de nouveau, il suffit de relever et de rabaisser le levier (sans retirer le cylindre-obturateur).

Trois mouvements pour la charge : P Relever le levier et retirer l'obturateur en arrière (ouvrir) ; 2^ introduire la cartouche ; S'* repousser le cylindre-obturateur et rabattre le levier (fenner).

La cartouche est celle d'ordonnance suisse ; cependant, pour les exercices des cadets, on a réduit la charge de poudre à 3 grammes.

Calibre 10"",4; 4 rayures à base concentrique, largeur 4™™, 5, profondeur 0"",25, pas, 1 tour sur 660""* ; longueur du canon 680"*" ; longueur de la ligne de mire 625"" ; hauteur du guidon au-dessus de l\axe du canon 45"™,2 ;

Hauteur de mire : sur distance, mètres • 225 300 400 500 600

au-dessus de l'axe de l'âme, mm. 24,1 26,6 30,1 33,9 38

pour une charge de poudre d'ordonnance de 3'f',6 et un projectile du poids de 20*',4. Longueur de l'arme 1150"'"; poids 3''',200.

On peut aussi se servir de cartouches à percussion centrale, en remplaçant seulement la fourchette de percussion par une seconde broche de rechange à pointe plus longue.

Des 43 pièces différentes composant l'arme entière, il n'y en a que 16 qui puissent se démonter dans un démontage complet.

Comme les dispositions de fermeture et de percussion, ainsi que les mouvements pour la charge, sont identiques à ceux du fusil suisse à répétition, cette arme est d'une

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grande utilité pour les exercices préliminaires de la jeunesse, et en outre elle forme une i-t^rve pour les cas sérieux.

Quant à la vitesse du tir, on peut atteindre 15 coups visés et plus par minute.

Le démontage, de même que le remontage peut s'exécuter en moins d'une minute.

L'Italie introduit, en 1871, le fusil Vetterli à charge siniple i)0ur le nouvel armement de l'infanterie en y adaptant une autre mire et mi cran de sûreté.

FUSIL D'INFANTEIUE ITALIEN, modèle 1871 (vettehli).

PL 99, iig. iii.

Mécanisme d'ubturatiun et (le percussion . . PL SS, fig. 2:25. Détente avec cran de sûreté PL SS, fig. 226.

La boîte de culasse A, vissée au canon, est fixée par un crochet à la bande B, encastrée dans la poignée de crosse. Elle contient le cylindre-obturateur avec l'appareil de percussion.

En relevant par un mouvement de rotation le levier C de la noix, la Ijf oche D, glissant sur l'hélice de celle-ci, est ramenée en arrière avec le ressort de percussion, qui se comprime ; l'extrémité postérieure de l'extracteur E, faisant ressort d'arrêt, maintient le ressort comprimé, tandis que les tenons de fermeture, quittant leurs appuis dans l'intérieur de la boîte, permettent de faire glisser l'obturateur en arrière, jusqu'à ce que l'embase antérieure de l'extracteur vienne butter contre le coin F.

En rabattant le levier de la noix, après avoir repoussé le cylindre en avant, les tenons de la noix reprennent leurs points d'appui contre les saillies de la boîte, et consolident la fermeture. En même temps l'ailette inférieure de la broche se repose contre le bec de la gâchette G, qui dépasse un peu le fond de la bande supérieure, jusqu'à ce que la pression sur la détente, lâche la broche en dégageant le ressort de percussion, et produise l'explosion.

En ramenant le cylindre en arrière, l'extracteur retire la douille vide, qui vient butter contre une petite goupUle d'extraction, en saillie sur le calibre de la boîte de culasse, et est rejetée hors de celle-ci, si l'on ne préfère pas la retirer à la main (pour un nouvel emploi).

Sur la droite de la bande se trouve un cran de sûreté H, qui* est relié avec la gâchette.

La

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