MIRE, CONSTRUCTION CARCANO
PL SS, fig. 224b.
pour le fusil italien, mod. 1871, présente la nouveauté que la pression d'un ressort produit l'arrêt de la feuille de mire dans les divisions des distances, un peu plus profondé-
ment gravées que d'ordinaire, — ce qui a bien réellement pour effet une certaine halte de la feuille de mire dans les petits crans en question, mais Tempêche en même temps de s'arrêter aux distances intermédiaires.
CARTOUCHE POUR LE FUSIL ITALIEN, modèle 1871.
Douille en cuivre estampé ; percussion centrale.
Le fond de la douille sert de logement à la capsule, mais ne forme pas enclume à Tamorce, de sorte qu'il faut encore une languette spéciale en laiton. La douille se compose ainsi de trois parties : la douille proprement dite, l'amorce et sa languette. , Détails ultérieurs dans le tableau des dimensions.
En 1871, on introduisit en Russie pour le nouvel armement de l'infanterie un fusil, construit par le colonel Berdan, nommé Berdan N** 2, pour le distinguer du précédent modèle du même constructeur.
FUSIL D1NFANTERIE RUSSE, modèle 1871 (berdan n» 2).
PI. 49, fig. 319.
Coupe du mécanisme d'obturation et de percussion. — PJ. 49, fig. 3^.
En relevant le levier, le cylindre-obturateur B, glissant sur le plan incliné de l'entaille de la botte do culasse A, se reculera légèrement et la douille vide sera quelque peu dégagée de la chambre à cartouche. La broche C, — retenue par une vis, — ne peut pas tourner avec le cylindre et est en même temps ramenée en arrière par l'hélioe de la tête d'obturateur D.
En cet instant le cylindre est tiré en arrière, et les deux crans de la pièce de percussion dépassent le tenon de la détente E.
Enfin le cylindre sera limité dans son mouvement de recul par un arrêt F, se crochant dans un 'cran du cylindre, tandis que la douille vide est rejetée hors de la botte par le mouvement rapide du crochet d'arrêt, qui la relève vivement. Après avoir introduit la cartouche, on repousse le cylindre en avant et le bec du tenon de la détente entre dans le cran de la pièce de tension I, qui reste en arrière, en armant le ressort de percussion. (Ainsi la tension du ressort de percussion ne s'opère qu'en repoussant le cylindre en avant pour fermer). En fermant le crochet de l'extracteur, G se place devant le bourrelet de la cartouche, pendant qu'un ressort H, fixé au fond de la botte, vient presser la douille contre l'extracteur.
En pressant sur la détente, le tenon se dégage du cran de tension. Pour rq>Ia-
DE[-KÈUVlèME SIÈCLE. 141
cer la pièce de percussion au repos, il suffit de la tirer en arrière par son bouton cannelé.