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IL REPETITION

Fermeture à Moe et à cylindre.

Le système de la répétition consiste à pouvoir tirer plusieurs coups de suite sans

^^ ^^^^"^ption et sans être obligé d'introduire tout exprès la cartouche dans le canon à

#^yt.^ fois. Il n'est pas nouveau pour les armes à feu portatives (voir 1584), et il a été

«Î^Vi^^^é aussi bien aux fusils que plus particulièrement aux pistolets depuis un temps

assez long. La provision de cartouches se loge ou bien dans un cylindre, mobile autour d'un axe (Revolvers), ou bien dans la monture (crosse ou fût).

L'idée, de placer la réserve des cartouches dans le fût où Ton peut en introduire le plus grand nombre (au modèle Henry 15 pièces), a été réalisée pour la première fois dans le pistolet américain à répétition (voir 1854), et au commencement des années 1860, avec l'emploi de cartouches métalliques à* percussion périphérique qui, comme on l'a vu, eurent pour souche la cartouche de salon Flobert ; on appliqua aussi la répétition aux fusils, dont on a pour échantillon le fusil à répétition Henry, qui conserve sans modification le mécanisme du pistolet sus-indiqué, mais qui remplace les moyens propulsifs introduits dans le projectile par une douille métallique renfermant la charge et l'amorce.

FUSIL A RÉPÉTITION HENRY (Amérique).

PI. 4S, fig. 303.

CARTOUCHE pour ce fusil.

PI. 4S, fig. 275*.

La matière explosible est renfermée dans la périphérie (\e bourrelet), qui a pour but en outre d'empêcher la douille de la cartouche de pénétrer en avant dans le tonnerre, tout en offrant l'appui nécessaire pour l'écrasement du bourrelet.

Comme la douille vide doit être extraite du canon après chaque coup tiré, le bourrelet sert encore de prise au crochet de l'extracteur, qui est en communication avec les mouvements de l'obturateur, et retire la douille au moyen du mouvement pour ouvrir.

Détails dans le tableau des dimensions.

Le fusil à répétition Henry rendit déjà de bons services pendant la guerre d'Amérique oii il fut employé par quelques corps, et il fit sensation dans les essais exécutés en Suisse en 1866/67.

En raison de quelques défectuosités, entre autres de Timpossibilité de compléter successivement la provision du magasin, le fusil Henry fut perfectionné et présenté de nouveau sous le nom de fusil à répétition Winchester.

Dans ce modèle, les cartouches pouvaient être introduites par une ouverture, pratiquée sur le côté droit de la boîte, dans le transporteur d'abord, puis de là dans le magasin. A cet effet, il n'était pas nécessaire de placer Tarme dans un état autre que la position ordinaire pour la charge ; la provision des cartouches dans le magasin pouvait être complétée après chaque coup ou bien après un nombre quelconque de coups, et le fusil pouvait être chargé séparément (charge simple) ou à Taide du magasin.

La vitesse du tir comporta avec charge simple ou séparée 10,2 coups par minute et en utilisant le magasin garni, puis en continuant à charger à part, 21,9 coups par minute.

Charge 3'',75 de poudre fédérale suisse ; poids du projectile U grammes.

Une autre construction brevetée est celle de Spencer (Boston) en mars 1860. CONSTRUCTIOxN SPENCER (boston), 1860.

PI. Si, fig. 331

FERMETURE de ce fusil.

PI. SI, fig. 333.

Dans ce fusil le magasin, contenant 7 cartouches, est placé dans la crosse, et celle-ci est reliée (vissée) avec la botte de culasse A (dans laquelle aUssi se visse le canon) par un fort tube. Celui-ci renferme le tube-réservoir proprement dit, dans lequel se trouvent un ressort-spiral et son dé (repoussoir).

La fermeture mobfle se compose de trois parties principales : la pièce de feiineture ou obturateur Bj ; la pièce mitoyenne B, et le levier B,.

La pièce de fermeture Bj forme, Ibrsqu'elle est fermée, l'obturateur proprement dit. Sur sa face droite est fixé le percuteur C glissant à plat dans une rainure, et aboutissant contre le bourrelet de la cartouche.

B| glisse verticalement à angle droit dans une entaille de B, , qui porte sur sa face gauche l'extracteur mobile D, en forme de lame de couteau. Un ressort-spiral E, feé à ces deux parties Bj et Bj, les écarte l'une de l'autre.

Le levier B, se relie à la pièce mitoyenne par une charnière, tandis qu'un tenon cylindrique F le réunit à l'obturateur Bj.

Une vis, traversant la pièce mitoyenne et la boîte de culasse, sert d^axe de rota-

i Un conducteur G, pressant constamment sur B| , a pour objet de diriger la

^ j^ '^towche. n est fixé avec son ressort contre la boite de culasse. Platine de percussion

Fondi4)n8 :

j^l^ ^n ramenant le levier en avant, l'obturateur Bj vient s'appliquer contre la pièce

fto^ ^^*^ïïe Bj, puis les deux parties Bj et Bj achèvent ensemble le mouvement de rota-

^^ * **^^X>rimé par le levier. Le tube-réservoir est dégagé de la fermeture, et la douille

^il^ ' ^*^<iralnée par l'extracteur D, vient se déposer sur le conducteur G. En même

% ^ -» ^ cartouche suivante, pressée par le ressort-spiral et le dé, sort du magasin

K tï-.^^^^^^ ^^^^ '^ conducteur et l'obturateur. Lorsqu'on ferme, celui-ci la saisit et

'X^rte jusque dans la chambre à cartouche. L'obturateur Bi , poussé par son

reissort-spiral, se relève, et sa surface intérieure va s'appliquer contre le canon, tandis que sa surface postérieure s'appuie conti'e la paroi du fond de la botte. La fermeture se trouve ainsi consolidée.

Par le mouvement ascendant de l'obturateur Bi, le conducteur de la cartouche est relevé vivement et la douille vide rejetée hors de la botte.

Abstraction faite de l'approvisionnement du magasin, pour lequel il faut sortir le tube hors de la crosse et le remettre en place après l'avoir rempli de cartouches, la charge exige trois mouvements : armer le chien, ouvrir, fermer.

Si le magasin est vide, on peut aussi introduire la cartouche dans le cunon par la partie supérieure de la botte. Cependant il faut veiller dans ce cas à ce que l'extracteur aille se placer devant le bourrelet de la cartouche, sinon il ne sera pas possible de fermer.

Douille de cartouche en cuivre estampé, percussion périphérique.

Le démontage de ce fusil est d'une grande simplicité. Après avoir enlevé la vis servant d'axe de charnière, on peut retirer toute la fermeture, dont les diverses parties sont elles-mêmes très-faciles à démonter. .

La platine à percussion, tout à fait indépendante de la fenneture, n'a aucune influence fâcheuse ou incommode.

Détails dans le tableau des dimensions.

Vers la fin de la guerre américaine, l'armée unioniste possédait environ 50,000 fusils Spencer, en majeure partie carabines de cavalerie.

Bail (Windsor) fit breveter, le 23 juin 1863, un fusil à répétition, avec emploi de douilles métalliques à percussion périphérique.

COiNSTRUCTlON BALL (WINDSOR), 1863.

Venné PI. 61, fig. 334.

Demi-ouvert, la douille vide en partie extraite, la nouvelle cartouche sort du magasin. PI. SI, fig. 33S. PlaUne PI. »l, fig. 336.

La boîte de culasse A, vissée au canon, relie aussi entre elles les autres parties de l'arme, le fût, la crosse et la platine à percussion.

Le magasin à cartouches (le tube, le dé et le ressort-spiral) est renfermé dans le fût, et il peut être fermé par une goupillé demi-cylindrique à mouvement circulaire. L'ouvertui-e du magasin, servant aussi pour la charge simple, se trouve sur le côté droit.

En armant le chien, la pièce de fermeture B, reliée par articulation à l'obturateur, se détache de la plaque de choc, par l'action d'un crochet C, fixé à la noix et glissant dans la plaque de platine, qui ramène en bas la pièce de fermeture. H résulte de ce mouvement que l'obturateur D, articulé sur le levier, s'abat en arrière circulairement et dégage l'ouverture du canon pour la charge.

DIX-KEUVIÈME SIÈCLE. 159

Le bourrelet de la cartouche repose, en sa partie inférieure^ dans une petite rainure de Tobturateui-, de sorte qu'en ouvrant, la douille vide est extraite du canon.

Aussitôt que l'ouverture est suflSsante, le ressort d'extraction E, fixé sur la face gauche de la boite, rejette vivement la. douille hors de la boîte, et la cartouche suivante sortant du magasin, est retenue par l'extracteur et, lorsqu'on ferme, transportée dans la chambre du canon.

Un i-essort de fermeture F, fixé à la plaque de la platine, presse la pièce de fermeture jusque derrière la plaque de choc, de telle sorte que l'obturateur ne peut plus revenir en arrière. Lorsqu'on abat le chien, cette pièce reste encore soutenue dans sa position par le bras G, qui, par le mouvement de rotation de la noix, vient s'appuyer sous la pièce de fermeture.

Cette construction, quoiqu'assez ingénieuse, exige une douille de cartouche.de première qualité ; l'introduction de la cartouche est peu commode et le' ressort de fermeture ainsi que le crochet sont trop délicats.

Fr. Vetterli, directeur de la fabrique d'armes de Neuhausen (Suisse), présenta en 1867 une construction à répétition, se rattachant à la fermeture à cylindre de Terry et à la platine à percussion de Flobert.

Cette arme soutint très-bien les expériences et les essais de résistance auxquels elle fut soumise, et la Commission fédérale d'essai pour les fusils la proposa comme modèle pour les 80,000 fusils à répétition, qui devaient être construits. Ce modèle fut adopté, le 27 février 1867, par le Gouvernement fédéral suisse.

Jusqu'à la fin de 1871, ce modèle subit encore de nombreuses modifications, dont la principale fut le remplacement de la platine à percussion et du chien par le ressortspiral.

Les dispositions définitives sont les suivantes :

CONSTRUCTION VETTERLI, fusu. sukssk a m^:PKTmoN, modèle 1867-71.

Demi-ouvert PI. St, Ti*;. 337.

Vue de dessus PI. 5t, fig. 338.

Double détente de la carabine à répétition. . « PI. St, fig. 339. Accessoires, a, baie PI. ftt, fig. 3i0.

La boîte de culasse A, vissée au canon, renferme le cylindre-obturateur et les appareils de répétition et de détente. Le fût et la crosse s'y emboîtent et y sont solidement fixés.

La partie supérieure de la boîte de culasse, en forme de douille, dirige l'obturateur dans son mouvement horizontal, et contient dans sa partie postérieure renforcée les saillies pour la fermeture, en haut la rainure de Textracteur, et le coin B, qui traverse la boîte, et qui lûnite le mouvement de recul du cylindre-obturateur.

Après avoir enlevé ce coin, on peut retirer complètement le cylindre, et en dévissant récrou C, on enlèvera facilement toutes les autres pièces de fermeture et de percussion contenues dans l'obturateur, soit : la coquille D, le ressort de percussion E,

160 AtttfES A FEir.

la broche F, la fourchette de percussion 6, la noix avec son levier H, Textracteur I, qui sortiront du cylindre K sans autre difficulté.

On remonte le mécanisme dans l'ordre inverse.

La partie en forme de coffret, glissant verticalement dans la botte, est le transporteur L, dont le mouvement ascendant et descendant est produit par le levier coudé N, pivotant autour de son àxe M, fixé dans le pied du levier. Le grand bras pénètre sous le transporteur, et le petit bras du levier entre ' dans une rainure ou entaille du cylindre-obturateur, et opère ainsi le mouvement du transporteur. * .

La botte de culasse se termine en arrière par deux bandes ; dans la rainure directrice de la bande supérieure pénètre en saillie la gâchette, qui — relevée par son ressort, — sert d'arrêt à l'ailette inférieure de la broche ; dans la bande inférieure ou écusson de sous-garde, pivote la détente, articulée avec la gâchette, .et le pontet, s'appuyant en biseau contre le pied du levier coudé, y est fixé par un crochet et une goupille.

Le tube-réservoir muni de son ressort-spiral, de son dé et de sa virole, contient onze cartouches et est placé dans le fût. Il est garanti contre l'écrasement ou une pression quelconque par la baguette, qui est vissée dans sa partie inférieure.

Fondions :

En relevant le levier, dont le mouvétnent est limité par la saillie de l'anneau, la noix, reliée au levier, tourne sur elle-même, et par l'effet de ses plans inclinés (hélice), sur lesquels glisse l'ailette de la broche (voir fig. 344), elle entraîne en arrière la bi:oche et le ressort de percussion ; la partie postérieure de l'extracteur, agissant comme ressort d'arrêt, enti'e dans l'entaille de la noix et maintient armées les pièces de percussion.

Lss tenons de la noix ont quitté leurs points d'appui dans la botte, et Ton peut retirer le cylindre-obturateur en arrière jusqu'à ce que l'embase antérieure de l'extracteur butte conti-e le coin.

La douille vide, extraite du canon, est déposée sur le transporteur et rejetée au dehors par le vif mouvement ascendant de celui-ci qui, au dernier moment du recul du cylindre, est relevé par le levier coudé, dont le petit bras, en saillie dans la rainure du cylindre, est poussé en arrière par l'extrémité de cette dernière, ce qui a pour effet de relever le grand bras et le transporteur.

Ce mouvement est encore accéléré par l'action du ressort d'extraction sur le levier coudé.

La cartouche, sortie du magasin, a pénétré dans, le transporteur, et elle se trouve actuellement devant l'ouverture de la chambre du canon, dans laquelle elle est poussée par le retour en avant de l'obturateur. Au dernier moment le levier coudé, repoussé par l'extrémité postérieure de la rainure du cylindre, ramène vivement le transporteur dans sa position inférieure, oh il reçoit une nouvelle cartouche du magasin.

En raison des surfaces obliques à l'embase du cylindre et à la noix, l'obturateur n'est pas encore arrivé à fond de course (pour prévenir une explosion prématurée) ; il n'y parviendra qu'en tournant le levier et en le rabaissant tout contre la montuœ (en fermant).

Ce dernier mouvement suit immédiatement le retour en avant du cylindre ; aus-

DIX-NEUVIKME SIÈCLE. * 161

sitôt que celui-ci est arrivé au bout de sa course horizontale rectiligne, le ressort d'arrêt, pressé par le coin, sort de Tentailte de la noix, et celle-ci peut alors se tourner à droite. En même temps les tenons de fermeture de la- noix viennent s'appuyer contre les saillies de^ la boîte de culasse et consolident la fermeture. Les ailettes de la broche sont placées en face des plus profondes entailles de Thélice de la noix, et la gâchette, qui dépasse verticalement la rainure de la bande supérieure de la boîte, empêche alors, au lieu du ressort-d'arrêt, la broche de partir en avant.

En appuyant sur la détente, la gâchette, qui y est articulée, s'abaisse, le ressort de percussion se détend et la broche se décoche pour aller frapper par un double choc de la fourchette contre la périphérie (bourrelet) de la cartouche, qui est remplie de fulminate, et fait explosion par écrasement.

L'extrémité postérieure de la broche, ressortant derrière l'écrou, indique si l'appareil de percussion est armé ou non.

On peut < désarmer > au repos en retenant le levier dans son mouvement de rotation descendant et en pressant sur la détente. Pour armer de nouveau il suffit de relever et d'abaisser le levier, sans retirer le cylindre.

On remplit le magasin en introduisant les cartouches par l'ouverture entaillée sur la face droite de la boîte, et on peut compléter la provision à un moment quelcou: que, de même qu'il est loisible de charger chaque coup séparément soit par l'ouverture du magasin, soit par l'ouverture supérieure de la boîte de culasse et directement dans la chambre.

n suffit de deux mouvements pour charger, lorsque le magasin est en activité : ouvrir et fenner. Avec la charge directe, il faut encore ajouter, comme troisième mouvement, l'introduction de la cartouche.

Le fusil à répétition contient 18 cartouches, à savoir une dans le canon, une dans le transporteur et 11 dans le magasin, que l'on peut tirer en moins d'une demi-minute.

La cartouche est représentée fig. 275 B.

Cependant, depuis 1871, elle a été munie du projectile N° 2 (représenté fig. 125) que l'auteur du présent recueil a proposée en modification du projectile antérieur, après que les essais auxquels on le soumit et qui précédèrent l'adoption du mousqueton pour la cavalerie, eurent démontré que le projectile d'ordonnance subissait une défonnation des parois trop faibles de la cavité d'expansion. Ce projectile modifié obtint aussi avec le fusil et la carabine à répétition de meilleurs résultats que le précédent et fut en conséquence adopté, de même que la cartouche uniforme, pour toutes les armes cidessus désignées, sous le nom de :

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