‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 111 sur 133 · CONSTRUCTION PIERI · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION PIERI

Fermé et désarmé PI. 58, fig. 370.

Coiiî>e PI. 58, fig. 371.

Profil des rayures PI. «8, fig. 374.

Une boîte de culasse A, renfermant la culasse mobile, est vissée au canon ; les tranches hélicoïdales d'obturation empêchent une explosion prématurée ; Pentaille du renfort postérieur est élargie circnlairement et conformément h la vis-airêtoir D, qui y limita le recul de la culasse mobile.

Le cylindre-obturateur B réunit toutes les pièces du mécanisme d'obturation, de percussion et de détente; et formé ainsi la culasse mobile.

Après avoir introduit dans le forage du cylindre le percuteur E, avec le ressort de percussion F, on y fixe le ressort de détente H, puis après la tête mobile C avec l'extracteur G.

Le cylindre ainsi garni et introduit dans la boîte de culasse, la vis-arrêtoir empêche le détachement des pièces dont la culasse mobile est composée.

Fonction :

En dressant le levier, le cylindre fait un mouvement rotatoire qui cependant n'est pas suivi de la tête mobile, arrêtée par l'extracteur et son logement dans la boîte* Le collet de la tête mobile étant entaillé en forme hélicoïdale et conformément à la rampe pareille du percuteur, ce dernier est obligé de reculer et comprime le ressort ; la tête de gâchette s'engage dans le cran du percuteur. En retirant la culasse mobile, l'étiri de cartouche est également retiré par l'extracteur et peut être saisi ou rejeté au dehoi-s.

Après l'introduction d'une cartouche on avance la culasse mobile, qui termine l'obturation loi-squ'on abaisse le levier, la languette du ressort de détente (surface e» crête) est ramenée dans le fond de l'excavation de la boîte de culasse et ainsi garantie contre un attouchement accidentel.

Une pression sur la languette du ressort de détente (qui doit s'exercer au moyen

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du pouce), dégage la tête-gâchette du cran du percuteur, dont la pointe frappe sur l'amorce logée dans le centre du culot de la cartouche.

Le ressort de percussion à coupe rectangulaire doit peiinettre une réduction de longueur tout en conservant la même élasticité qu'un ressort de coupe circulaire.

Nous revenons sur les points de supériorité énumérés ci-dessus.

I. La construction de l'arme Pieri est simple et solide, soit dans son ensemble, soit dans

II. Ses détails d'un nombre réduit ; il en résulte une fabrication peu coûteuse ainsi que

UI. Un démontage et remontage facile et rapide.

La réduction du nombre des pièces composant l'arme provient presque exclusivement de la translation de l'appareil de détente ; ainsi par exemple le fusil suisse de cadets (d'après la construction Vetterli à simple charge) compte 41 pièces, le fusil Pieri 34; de la différence de 7 pièces, 6 se portent sur la détente et 1 sur la manière d'arrêter la culasse mobile dans sa course.

lY. La translation de la détente dans l'excavation de la boîte de culasse, donc à la partie supérieure de l'arme, n'est par contre non-seulement pas un avantage, mais plutôt un inconvénient assez grave pour rejeter entièrement son application. L'emploi du pouce pour provoquer le départ est inadmissible, le pouce n'étant pas assez indépendant pour permettre un mouvement exempt de toute influence sur la position de l'arme ^n joue, du visé, condition indispensable à la précision du tir. Des détentes semblables se trouvent déjà parmi les anciens fusils à mèche (voir PI. 4, fig. 16), et on en voit de / temps en temps employées dans les armes de luxe, mais une application aux armes

^iJitaires de précision peut difficilement leur être réservée.

V. n ne peut être dérivé de la construction Pieri une augmentation de la vitesse ^u tiv^ vu que cette arme se range dans les constructions à cylindre-obturateur avec

^^ois mouvements pour la charge, et n'offre point de supériorité vis-à-vis de cette classe ^^M-MMx^^ nouvelles en général, dont la vitesse normale des tirs est taxée à 8 coups par *%u t<«; d'arriver à 12-14 n'est pas une exception propre à l'arme Pieri.

VI. Des qualités supérieures au point de vue de la ballistique proviennent, pré- ^^ — ^=>n, du rayage du canon, fig. 372 ; l'expérience a suffisamment constaté, que des

^^^^S^^& de forme artificielle ne rendent que plus difficile la fabrication et l'entretien Knne, sans aucun équivalent avantageux.

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