FOURCHE DE MOUSQUET
PI. 6, fig. 30.
Charles-Quint a dix mousquetaires dans chaque compagnie de lansquenets.
Au siège de Berwik (1521), les Anglais se servent de nouveau d'armes à feu dont le tir était cependant encore inférieur à celui de l'arc (long bow).
1525. A la bataille de Pavie, on se sert avec beaucoup d'avantages de < mousquets, > qui tiraient des balles de 4 loths jusqu'à 300 pas.
1529. Les Viennois ont aussi des « mousquets, > et, en
1530, le mousquet à rouet était déjà devenu d'un usage général en France. — Un tiei's de l'infanterie allemande était armé de mousquets.
1537. Tartaglia donne — entre autres — dans son écrit < délia nuova Scienza, > une théorie fie la trajectoire de la balle; d'après lui, la trajectoire aurait la forme d'un < arc de cercle, > contrairement à l'opinion que l'on avait jusqu'alors, que le projectile suivait une ligne droite. Il dit aussi : Le canon est trop long, si la poudre est consommée avant que le projectile soit sorti de l'âme ; il est trop court, si une partie de la charge en est rejetée sans être consommée.
Si le canon est trop long, le frottement, auquel est soumis le' projectile, en diminue la portée. Une augmentation de la charge augmente la portée, mais non proportionnellement. Une charge trop forte est nuisible. La force de percussion est moindre près du canon qu'à une distance plus éloignée.
1540. Henry II, vainqueur devant Boulogne, fut forcé à la retraite par une pluie persistante qui faisait rater ses arquebuses, tandis que les 1000 à 1200 archers anglais le couvraient de flèches meurtrières. (V. Carloix, mémoires sur Veilleville.)
1541. Dans l'expédition de Charles-Quint contre Alger, un temps pluvieux de longue durée empêcha à un tel point le tir des arquebuses (sur lesquelles le Régent fondait les plus grandes espérances) que sur cent il en partait à peine une, aussi les troupes de Charles-Quint furent-elles repoussées honteusement par les archers turcs et maures.