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BAYONNETTE-ÉPÉE FRANÇAISE

PI. It, fig. 67.

Elle est à double-tranchant et munie d'une garde et d'une poignée en bois afin de pouvoir servir en même temps de bayonnette et d'épée. L'anneau en fer adapté à la poignée entoure le bout du canon, tandis que le ressort pénétrant dans un second anneau adapté au fusil maintient la bayonnette au canon.

1643. Les carabiniers français ont des fusils qui. tirent des balles de deux loths.

1644. On adopte en Suède et en France (pour en munir d'abord les soldats détachés) les gibernes en cuir durci; elles contenaient 10 cartouches et plus tard jusqu'à 40.

1645. Les Bavarois adoptent les carabines rayées.

Les améliorations apportées aux arquebuses et aux mousquets par l'introduction des rayures et du nouveau mode d'inflammation, amenèrent aussi le perfectionnement du pointage ; aussi la plupart des arquebuses et des mousquets étaient déjà munis à cette époque de guidons; la mire consistait en un petit tube ou demi-tube au travers duquel on visait, ou en une haiisse en forme de fourchette ou bien encore en un simple t^lon muni d'une entaille ; toutes étaient fixes. Le guidon avait soit la forme d'une quille, soit une forme pyramidale ou simplement celle d'un petit renfort placé près de la bouche du canon.

La monture et la manière de relier le canon au bois subirent aussi d'utDes améliorations par l'introduction de diverses garnitures.

Quoique l'artillerie se servît depuis longtemps de la hausse mobile pour les différentes distances (Gapo Bianco donne déjà en 1597, dans sa « Corona e palma militare, > une table de tir indiquant les élévations en points pour les distances en pas), on n'avait pas encore appliqué la hausse mobile aux armes à feu portatives.

1648. La platine à silex est sensiblement perfectionnée ; la noix et la gâchette sont soutenues par une bride qui rend ainsi le jeu de ces pièces plus facile; la batterie et le couvercle du bassinet sont réunis en m^ seule pièce, comme dans le système espagnol.

DtX-S£PTlÈHE SIÈCLE. 31

PLATINE A SILEX (mod. français 1648).

Construction intérieure, pi. 8, fig. 4i.

Construction extérieure, pi. 8, fig. ^iS.

Cette platine fonctionne de la manière suivante : L'axe mobile de la noix C toarne d'un côté dans le corps de platine A et, de l'autre côté, dans la bride B; l'axe se termine extérieurement par un carré sur lequel est fixé le chien D.

Lorsqu'on arme le chien, le mouvement de rotation de la noix tend le grand ressort E, dont la griflFe repose sur le bec recourbé de la noix. Lorsque la noix est suflSsamment tournée, le bec de la gâchette G, poussé par son ressort F, entre dans le cran de la noix et la platine reste armée, jusqu'à ce qu'une pression sur la détente, en se communiquant à la gâchette, dégage le bec de celle-ci du cran de la noix, ce qui permet au grand ressort de se désarmer en abattant le chien ; le silex fixé entre les mâchoires du chien bat briquet sur la surface en acier ou aciérée du couvercle H et le fait culbuter en même temps que la friction de la pierre dégage des étincelles qui enflamment l'amorce contenue dans le bassinet.

1650. On fabrique en Suisse (chez Michel Richard, à, Lauterbrunnen) des canons de mousquets dont le fer provient des mines de l'évêché de Bâle. Cette industrie, ainsi que d'autres semblables exploitées plus tard, en 1663, par Ph. Grobetti à Berne, en 1713 par Emmanuel Wurstemberger à Berne et en 1748 par JaquetàVallorbes, ne furent pas de longue durée, car on tire de nouveau plus tard des canons, des bayonnettes, des baguettes ainsi que des platines et des garnitures comme armes complètes, des fabriques de St-Étienne, de Liège, d'Utrecht, de Suhl, de Solingen, de Schmalkalden, etc.

1653. Il se foime à Berne une compagnie de fusiliers armés de fusUs à pierre et munis de gibernes.

1656. La troupe d'autres cantons suisses avait encore conservé en grande partie son ancien armement (1^ pique et la hallebarde); les Lucemois et les hommes du Freiamt en firent à Vilmergen un si brillant usage qu'ils reconquirent pendant quelques temps la réputation qu'ils avaient presque perdue.

1662. Un prêtre (l'évêque de Munster) invente les projectiles allongés pour les fusils (Charrin).

1670. Introduction des cartouches dans l'infanterie du Brandenbourg. La bayonnette devint d'ordonnance en France; on en donne d'abord à 4 hommes par compagnie et, l'année suivante, un régiment entier est armé de fusils à bayonnette.

1673. La fabrication d'armes à Liège ayant été réglementée le 29 août 1672 par Maximilien Henri, le règlement qui entre en vigueur l'année suivante prescrit qu'afin d^ assurer la réputation que la ville s'était acquise dans cette industrie, < toutes les armes fabriquées à Liège devaient être soumises à la surveillance et au contrôle de la ville. > La solidité des canons était éprouvée par un maître d'épreuve assermenté et les câDons éprouvés revêtus du poinçon officiel. Il était défendu, sous une peine sévère, d^employer des canons non revêtus du poinçon. Plus tard on les soumit encore à une

seconde épieave i A. PoLûn. de l'essai des aimes à feu, Liège lS64i. De semUaUes éla- Uisseiiients c^tîels d'épreove aTaient déjà été crées à St-Etienne par onire de François I' aa commencenient da XYI"* siècle et à Londr» en 16^.

1684. Les Autrichiens introduisent le fnsfl à sfleiL.

1690. La caitouche d'infanterie se répand dans toute la France.

1690. La Suède et TAn^terre introduisait la platine à batterie française et la bajiMinette. La Suède adopte un sabre4MiTonnette.

1700. Les AOonands portent encore à cette ^K)que la bandoulière en sautoir, ganiie de flacons pour les charges de mousquets: c'est pourquoi les Turcs les appellent des € médecins ambulants. >

1703. En France, la pique de Finfamterie est ranplacée par le fusO muni d*une baTonnette à douille.

D parait une ordonnance précise sur la confection des cartouches de fosîl (Toir

1707. En Suisse, on remplace le mousquet par le fusil et Finfiuiterie reçoit la

Un fiisQ arec bayonnette coûtait 4 thalers: uce bajonnette 13 batz; une giberne aTCc baudrier 2 couronnes : une liTre de poudre à mousquet 5 batz; une liTre de plomb 3 batz et demL

1709. On propose à Berne une ordonnance qui entre en vigueur ai 1712 et dV près laquelle aucun mariage ne pouvait être célébré sans que le futur ait prouvé qu'il est armé et équipé < d'un fusil avec bayonnette. d'une giberne et d*un sabre. >

Cette ordonnance est ranplacée en ITtîiJ par une autre qui prescrit au fiancé de se marier en uniforme: les pasteurs en sont rendus responsables et fl leur est interdit de câébrer un mariage quelconque sans que cette formalité ait été remplie.

1712. On pourvoit les fusiliers français de ^cs en cuir de veau pour recouvrir la crosse et la platine des fusils pendant la marche en temps de pluie.

1721. Les Russes et les Suédois abolissent la pique: cependant les troupes suédoises devaient continuer de s'exercer au maniement de cette arme. 1735. Dans la guerre de Turquie, les Russes reviennent à la pique qu'ils abandonnent de nouveau en 1740.

1722. Fondation de manufiictures d'armes à Potsdam et à Spandau.

1729. Dans les Mémoires de St-Pétersbourg. Sautmann publie qu*fl est avantageux de tirer avec des boHes fllipiiqHfs. ayant une excavation à leur partie postérieure, car les gaz pénètrent dans cette cavité et augmentent considérablement TimpuL^ion doimée au projectfle. Ce dernier doit avoir une très-grande force de percussion surtout si on le charge avec force dans le canon et si celui-ci est rayé. D dit plus loia : Pour donner à un canon une rayure imperceptible, faut adapter au bout de la tigç à rayer un forêt à fraiser dont le diamètre est elliptique, et l'on obtient ainsi dans le canon une ra]rure dliptique en forme de spirale: on passe ensuite le canon à Témeri.

C'est ainsi que Ton reconnut l'utilité des projectiles pointus munis d*une cavité d'expansion et guidés par des rayures spirales. Ces rayures elliptiques étaiait presque semUabies an système des rayures ovales du major Bamer.

1730. On introduit dans l'armée prussienne les baguettes de fer^ inventées par le prince Léopold de Dessau. Jusqu'alors les appointés seuls avaient des baguettes en fer de réserve, faites de plusieurs pièces qui se vissaient les unes dans les autres.

1738. L'instruction française sur la confection des cartouches dit : La charge est de Vas"' de livre = 11 grammes et les balles sont de 18 à la livre = 28 grammes par balle; s'il se trouve des balles plus petites, on double l'enveloppe de papier afin de les ajuster au calibre.

Les Suédois adoptent une bayonnette triangulaire au lieu du sabre-bayonnette et remplacent les garnitures en laiton des fusils par des « garnitures en fer. >

1741. On emploie en Suisse des baguettes en métal et spécialement en acier ; elles étaient munies d'un tire-balle.

1746. On adopte en France un modèle unique de fusil d'infanterie; il est remplacé en 1763 par un second modèle dont la monture était en bois de noyer, et en 1777 par le modèle définitif.

1748. On voit survenir en France une carabine (fusil court) à bouche évasée et que l'on appelait :

MOUSQUETOiN-OBUSIER (trabouen).

PI. 8, fig. M,

H avait pour but de lancer de petites charges de mitraille. Les cuirassiers autrichiens ont des armes semblables (1760) dans lesquelles ils chargeaient 12 balles; il existe aussi des mortiers à main ou pistolets à bouche évasée qui portaient le nom de tremblons.

TROMBLON (mortier a main).

PI. iO, fig. 51.

Il était destiné à lancer sur des ennemis en ordre serré une grêle de balles, de fragments de fer, de clous, etc.; on pouvait aussi le charger avec des grenades à main.

De même qu'il y avait des pistolets doubles à rouet, de même aussi on pouvait y adapter facilement les platines à silex, ainsi qu'aux fusils à plusieurs coups.

L'esprit d'invention s'est de tout temps appliqué à rechercher une arme pouvant servir en même temps d'arme de choc et d'arme de tir.

Cependant, l'introduction générale d'armes semblables dans les armées n'eut jamais lieu; aussi ne ferons-nous mention ici que de quelques rares modèles pour caractériser le développement des idées à cette époque.

HâGHE de COMBAT, en même temps pistolet avec platine a rouet,

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