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LA VIS DE CULASSE A CROCHET

PI. 15, fig. 88.

diffère des deux précédentes en ce que la queue et le bec de culasse étaient remplacées par un crochet qui se fixait à une bascule encastrée dans le bois ; cette culasse avait l'avantage de permettre d'enlever le canon, après avoir ôté les garnitures, on reprend les tiroirs, sans dévisser de la monture la vis de la queue de culasse.

4) LA VIS DE CULASSE PATENTEE ou MASSELOTTE

PI. 15, fig. 89.

se distingue avantageusement des précédentes en ce qu'elle est pourvue à son extrémité d'un tronçon de fer qui, formant la continuation du canon et séparant la queue de culasse du canon, contient en outre la chambre à culasse.

Le trou de lumière se trouve dans le tronçon de fer et débouche au fond de la chambre; or, comme la masselotte peut être trempée (cémentée), le trou de lumière se brûle beaucoup moins.

L'Angleterre ayant créé à Tover une fabrique d'armes, la Russie, en

1807, en établit aussi une semblable.

Cette même année, un Écossais, Alexandre Forsyth, obtient en Angleterre un brevet d'invention pour une platine m percussion; c'était une espèce de magasin, permettant de tirer 40 coups les uns après les autres.

Ces platines à percussion, ainsi que d'autres qui surgirent plus tard, ne devinrent pas d'un us.age général, en raison des dangers qu'elles offraient; l'inflammation de la première pilule d'amorce occasionnait souvent celle des autres qui étaient dans le magasin. On travailla cependant dès lors avec zèle à perfectionner ce système d'inflammation.

1808.Pauli obtient en France un brevet d'invention pour une platine à percussion, et il obtient de nouveitu en

1812 un brevet pour un fusil à percussion se chargeant par la culasse ; le canon de ce fusil reposait sur deux axes adaptés de chaque côté et on en soulevait la partie postérieure pour introduire la cartouche. L'inflammation de la cartouche avait lieu au moyen d'une tige centrale qui j)énétrait dans l'âme du canon.

D'autres genres de pilules d'amorces furent encore imaginées; ainsi en 1813 :

Celle de Julien Leroy, avec culasse mobile latérale, et celle de Valdahom, oîi la chambre mobile pouvait se soulever verticalement.

Lepage obtint aussi, en 181T, un brevet pour un fusil surnommé < imperméable à l'eau ; > le chien seul était placé extérieurement, et l'inflammation avait lieu par une broche que le chien chassait sur l'amorce placée dans l'axe du canon.

Gosset inventa en 1820 une platine à percussion, dont le chien, placé en dessous, frappait sur une amorce renfermée dans une lentille de plomb.

Renette obtint un brevet pour une platine à percussion, dont le chien, pourvu d'une tige trempée, frappait sur une amorce placée dans un évidement du bassinet.

Pour préserver les pilules d'amorce de l'humidité et pour les fixer dans une position assurée, on les enduisait d'une couche de cire froide et bien épurée ; pour activer la combustion de la cire, on les saupoudrait de fleur de soufre ; on avait cependant de la peine à les saisir à cause de leur petit volume, elles se perdaient facilement et l'on ne pouvait pas les fixer avec sûreté dans leur logement.

* Dans le principe, leur composition consistait ordinairement en 10 parties de poudre de chasse et 5 parties de chlorate de potasse ; on remplaçait quelquefois le chlorate par du fulminate de mercure humecté de teinture de benzine, ce qui permettait de former les pilules plus facilement. Le chlorate de potasse conserve la préférence pour l'usage militaire.

1813. L'influence de l'humidité sur le fonctionnement des fusils à silex est tellement sensible que le dernier jour de la bataille de Dresde, par exemple, soit du 26 au 27 août de cette année, une pluie persistante mit les fusils presque complètement hors d'usage; c'est à cette circonstance qu'on attribue principalement la retraite des Autri-

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chiens, qui, malgré leur bravoure et leur ténacité, durent céder près de Mockritz à Timpétuosité des Français commandés par Murât.

Cependant le perfectionnement du système à percussion faisait de rapides progrès.

Le système le plus simple de transformation de la platine à silex pour l'emploi des pilules d'amorce, fut sans contredit celui avec lequel les chasseurs danois firent en 1821 des essais étendus :

PLATINE A PERCUSSION POUR PILULES D'AMORCE (Danemark, 1821).

PI. 14, fig. 78.

Les pièces intérieures de la platine sont conservées; le bassinet et la batterie sont remplacés par un garde-feu A, qui sert de support à la masselotte B, dans laquelle est vissé le nouveau bassinet ou porte-pilule C. Un cliien percuteur remplace le chien à pierre; un grain d'acier D, vissé dans la tête du chien, enflamme par un choc la pilule d'amorce, tandis que l'évidement circulaire qui l'entoure ferme le logement de la pilule et empêche ainsi l'échappement des gaz.

La platine à magasin pour pilules, dont nous donnons le dessin, a été inventée en 1 826 par le mathématicien Paazig à Dresde :

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