‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 26 sur 133 · PLATINE A PERCUSSION DE CONSOLE · texte numérisé non relu

PLATINE A PERCUSSION DE CONSOLE

qui avait été introduite en Autriche en 1837 fut bientôt remplacée (1854) par la platine à capsule.

La platine console, perfectionnée par le Feld-maréchal-lieu tenant Augustin, est construite comme suit :

Un piton percé, de forme conique, remplace le trou de lumière, dépasse la surface du canon et pénètre jusqu'au milieu du bassinet A; l'amorce est dans la cavité du bassinet et on l'introduit en partie dans le canal du piton. Le couvercle de bassinet B est pourvu extérieurement d'un garde-feu G, tourné en bas et sa partie supérieure, arrondie, est percée pour recevoir une tige D pourvue d'une tête et dont la partie inférieure est pointue; cette tige est mobile, et lorsque le bassinet est fermé, elle repose sur

le rouleau d'auioree; en tombant, le chien frappe sur la tête de la tige qui écrase Tamorce et produit ainsi T inflammation.

Les capsnlr» eurent plus de succès que les pilules d'amorce.

Inventées par Joseph Egg en Angleterre en

1818, elles furent importées en France, la même année, par l'armurier Deboubert ; celui-ci et Prélaz perfectionnèrent cette invention et imaginèrent en même temps une manière très-simple de transformer les fusils à pierre pour l'emploi des capsules.

Ce mécanisme du fusil pour l'emploi des capsules est analogue à celui servant pour les pilules, à cette différence près, que le logement de la pilule y est remplacé par une cheminée vissée dans la masselotte, et qu'un évidement pratiqué dans la tête du chien sert de garde-feu, au lieu du grain d'acier.

La cheminée n'était composée d'abord que du cône, du plat et de la partie filetée; on la pourvut plus tard d'un carré placé entre le cône et le plat, afin de pouvoir la visser et la dévisser plus facilement.

Diverses améliorations se succédèrent rapidement ; ou commença à visser et à braser la masselotte au canon, et l'on obtint ainsi une communication plus sûre avec le canal de lumière en empêchant en même temps l'eau de pénétrer entre la masselotte et le canon ; on souda la masselotte ou coquille aux canons neufs et on la forgea d'une pièce avec les vis de culasses patentées. On alésa le canal de lumière en cône évasé en bas, afin que les grains de poudre puissent y entrer plus facilement. On quadrilla la tête du chien.

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