‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 27 sur 133 · CAPSULE AVEC CHEMINÉE · texte numérisé non relu

CAPSULE AVEC CHEMINÉE

PI. 1», fig. 134.

Pour être appropriées à leur usage, les capsules devaient réunir les qualités suivantes : la tôle de cuivre -employée pour leur fabrication devait être tenace et ductile, car le cuivre rigide rend- la fabrication difficile, les culots éclatent facilement, et ses éclats sont dangereux pour les tireurs, tandis que la tôle trop faible exposait les capsules à être facilement bosselées, ou écrasées. La grandeur et la forme des capsules devaient être réglées de manière à ce qu'on puisse les saisir et les placer facilement, et dans ce but on les munit souvent d'un rebord. Le fond est bombé, afin de cmtenir plus de fulminate au centre que vers les bords.

La masse fulminante se composait de 24 parties de chlorate de potasse, de 6 parties de soufre et de 4 parties de charbon; on la recouvrait d'une couche de vernis, afin de la fixer et de la préserver de l'humidité; au lieu de vernis à la gomme-laque (Brevet Siegel, 1823), on recouvrait quelquefois le fulminate d'une rondelle de papier d'étain.

Le système à percussion donna lieu à des essais qui démontrèrent la supériorité de ce mode d'inflammation.

Les essais, faits en France en 1811 sur le nombre de couqs ratés des platines à silex et à percussion donnèrent les résultats suivants : sur 100 coups (on changeait de pierre après 30 coups), on eut une moyenne de 30,3 ratés, dont 20,3 oh l'amorce ne s'était pas enflammée et 10 où l'amorce seule avait bi'ûlé.

44 ARSCE8 A FEU.

Des essais comparatifs entre le système à silex et le système à percussion donnèrent pour nombre de ratés :

SUex. Percussion.

En Hanovre et Saxe, 1828 . . — 1 sur 570

En France, 1829 1 sur 15 1 sur 290

Dans la campagne d'Algérie, en 1829, on employa presque exclusivement les platines à percussion, qui se montrèrent tellement supérieures, qu'elles furent bientôt adoptées partout.

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