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CARTOUCHE DE CETTE ARME

PL t», fig. 137.

Le fiisil est construit comme suit : Au canon lisse du calibre de 18""',2 est vissée la chambre A, qui reçoit une aiguille, entourée d'un ressort en spirale, qui lui sert de grand ressort. Une double bande B reliée avec le chien fait armer le grand ressort en armant le chien lui-même. Lorsque celui-d a été retiré en arrière et que l'aiguille se trouve dans la même position, on laisse tomber la cartouche de haut en bas dans le ca-

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non, puis le chien est de nouveau replacé en avant en couchant le fusil en joue. Le chien, — avec rainure à vis au renfort C du côté droit du canon, — se ferme hermétiquement au tonnerre et le- prolongement de la vis, — pénétrant comme broche dans le canon, — maintient la cartouche en place, afin d'opposer une résistance suflSsante à un départ précipité de l'aiguille chargée de produire l'inflammation.

Pour retirer la cartouche du canon, on replace le chien* en arrière, ce qui fait éloigner de la cartouche la broche pressant sur le côté ; la cartouche tombe ensuite d'elle-même, en renvei-sant la bouche du canon vers le sol. Ce mécanisme est extrêmement simple ; en revanche, il est clair qu'avec le jeu existant entre lalRalle et les parois de l'âme du canon, qui permet à la cartouche de descendre sans difliculté aucune jusqu'au fond du canon, et vu le manque absolu de direction et d'expansion du projectile, la sûreté du tir ne peut à priori être considérée comme très-satisfaisante.

Toujours est-il que les dispositions de cette arme ont été éprouvées et essayées avec succès, à Bâle même, par M. de Mechel, plus tard général au service napolitain, et M. le professeur Schœnbein, et en d'autres lieux- encore, comme à Juggenheim par l'héritier présopoiptif du trône impérial de Russie, le prince Alexandre lui-même.

En 1849, on fit avec cette arme sur le Wylerfeld à Berne, en présence du général Dufour, des essais qui atteignirent dans un feu de vitesse le résultat de cinq coups par minute.

La cartouche se compose : P de la charge (1",6 de fulmi-coton comprimé, sur 15"" de diamètre et 20"""" de longueur); 2° du tampon d'amorce ou capsule, de 16""* de diamètre et 17""* de longueur, évidé sur ses deux faces, embrassant la matière inflammable dans sa partie inférieure et le projectile par le haut ; 8*" du projectile, balle de 16"",5 de diamètre.

Le tout est enveloppé d'un diaphragme en papier.

Longueur totale de la cartouche 35""". Poids 31 grammes.

Le fulmi-coton fut bientôt amélioré par le capitaine d'artillerie autrichien Von Lenk, et en divers endroits, plus particulièrement en Autriche, on le soumit à des expériences très-étendues et très-approfondies.

Pour obtenir une compression plus régulière de la matière et un ralentissement convenable du procédé de combustion, on se servit de charges creuses, que l'on fabriqua au moyen d'un tissu de fulmi-coton, en forme de mèche, étendu sur de petits cylindres ou tuyaux de bois ou de carton.

Un pareil tissu permit aussi d'obtenir une plus ou moins grande densité de la matière.

Néanmoins jamais le fulmi-coton ne parvint à remplacer la poudre à canon.

L'exactitude, presqu'impossible à atteindre, et les soins minutieux indispensables dans la production du fulmi-coton, ainsi que dans celle de la munition pour laquelle il est employé, les dangers d'une explosion prématurée ou produite par une décomposition spontanée, le prix d'environ 20 7o plus élevé que celui de la poudre à canon, enfin l'inconvénient que le coton n'est pas un produit indigène; tous ces motifs réunis firent toujours donner la préférence à la poudre.

1848. En Suisse les commissions militaires compétentes furent chargées de faire des essais avec une carabine américaine de petit calibre à balle pointue, — 57 à la livre = 8"^;,8 par pièce.

Ces expériences eurent pour effet de faire transformer quelques-unes des carabines, alors existantes, d'après le système américain, calibre 8"",25 à 9", rayures arrondies 6-8, poids du pi-ojectile 8 à 10 grammes selon le calibre.

Ce système réunissait, il est vrai, la sûreté du tir avec une tension plus grande de la trajectoire sur de courtes distances. Cependant Teffet produit parut trop faible pour pouvoir utiliser avantageusement cette arme comme arme de guerre.

1849. Le capitaine français Minié construit un projectile pointu, muni d'une excavation d'expansion et d'un culot de chasse (Treibspiegel).

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