PISTOLET AMÉRICAIN A RÉPÉTITION
Vu (1c gauche pi. tt, fig. 174.
» (le dessus » » 175.
» de dessous » > 176.
Coupe, désarmé » » 177.
Vu de côté, armé, et couvercle de batterie enlevé. » » 178.
Cette construction constitue réellement un système complètement nouveau, en ce que, contrairement à ce qui s'était pratiqué jusqu'alors, la répétition, au lieu de se faire par un mouvement de rotation, se produit ici par un mouvement vertical.
Le canon A est formé de deux tubes tenus ensemble et superposés. Le tube supérieur, destiné au tir, est le canon proprement dit. Il a un calibre de 10"" et 6 rayures en spirale. Le tube inférieur sert de magasin à munition. Il a un calibre de 11"" et contient 8 charges dans le modèle décrit ici, de sorte que, avec la cartouche placée dans le transporteur et celle introduite dans le canon, l'arme elle-même dispose de 10 charges. Le canon, de forme octogone, est séparé en deux parties vers son extrémité et sert de tige-pivot à la pièce B, formant bouche, dont la forme extérieure est semblable à celle du canon et du magasin.
Pour remplir celui-ci, on commence par presser, au moyen du bouton du cylindre compresseur C, le ressort à boudin dans l'intérieur de la pièce de bouche, qui peut être tournée de côté autour du canon comme axe, et découvrir l'ouverture du magasin, dans lequel on introduit alors les projectiles, la pointe en haut. Lorsque le magasin est rempli, on le referme en ramenant sur l'ouverture la pièce de bouche, formant couvercle, et le ressort à boudin, par l'intermédiaire du cylindre-compresseur, serre sur les projectiles, pour les faire descendre successivement dans le transporteur.
La boîte D est vissée au canon ; elle contient le mécanisme d'obturation et de percussion, ainsi que le transporteur.
Fonctions.
En poussant le pontet coudé E vers la partie antérieure de l'arme, le double levier F, qui est fixé en arrière à la botte, en avant au cylindre-obturateur, et. au milieu au pontet, ramènera en arrière le cylindre-obturateur G. Aussitôt que le cran du pontet a atteint le levier H, celui-ci, en pressant sur le ressort M, chasse le transpoiteurl,
de telle sorte qu'il présente le projectile (charge) qu'il contient, à l'ouverture de l'âme du canon. En même temps, par le mouvement en arrière du cylindre-obturateur, le chien K s'arme.
Pour refermer le pontet, on observera deux mouvements, soit deux moments. Au premier moment, le levier articulé F ne se tendra pas plus loin que le point nécessaire pour introduire dans le canon le projectile chargé, pendant que le levier H sera maintenu fixe par un ressoii; L.
Au second moment, en fermant complètement le pontet, la tête du ressort M, en s' abaissant, ramènera vivement à sa place primitive le transporteur, lequel recevra un nouveau projectile, que lui enverra le jeu du ressort du magasin. Ainsi l'arme sera prête pour le tir. Le cylindre G, dont la tête pénètre dans l'âme du canon et la ferme hermétiquement, forme l'obturation. Celle-ci est rendue encore plus sûre par la fermeture et la tension du levier coudé articulé. L'axe antérieur de celui-ci, pour plus de sûreté, est allongé et susceptible d'un certain jeu vers l'avant ; c'est une prudente précaution, qui a été prise contre la possibilité d'une torsion ou d'une courbure des axes de leviers.
La charge — composée de poudre i-enforcée (muriatique) — est renfermée dans la cavité de la base du projectile, et maintenue au moyen d'une petite plaque en laiton au centre intériem* de laquelle est fixée la matière inflanmiable ou l'amorce. La plaque de laiton est percée dans le milieu, et l'ouverture est bouchée par une mince feuille de liège.