CARTOUCHE POUR FUSIL STORM
PI. ilf, ftg. iiO.
se compose d'une balle conique avec sa charge de poudre, enfermée dans un diaphragme en membrane animale (membrane intestine transparente), entouré par un fil de soie. —
94 ARMBS A FEU.
La construction de Benkin est analogue à celle de Storm. CONSTRUCTION DE FERMETURE A CHAMBRE, de benkin.
PI. tft, fig. 187.
Si l'on décix)che le fermoir B, maintenu par le ressort C, la pièce de chambre A, liée au canon au moyen d'une charnière, s'ouvre et se rabat en avant. La cartouche étant introduite dans la chambre, la pointe du projectile en arrière, la chambre est rabattue et le fermoir, pressé par son ressort, se croche et se ferme. Après avoir placé l'amorce, l'arme est prête pour le tir.
Les deux constructions de Storm et de Benkin ont le désavantage commun d'exiger l'introduction du projectile dans l'ftme de la chambre la pointe en arrière, ce qui peut souvent produire de graves erreurs. —
Lardenois construisit une fermeture à chambre basée sur le principe du fusil norwégien, fig. 183, en y appliquant l'embrayage ou couplement dç Linduer, fig. 185. La fermeture de la bouche conique de la construction norwégienne procure évidemment une obturation plus hermétique du canon. —
Hubbel emploie une chambre de fermeture se mouvant latéralement.
La goupille A a pour objet d'assurer une bonne clôture. Elle s'encastre dans un trou ménagé à cet effet dans la chambre. Le défaut d'herméticité contre l'échappement des gaz est visible dans cette construction.
FUSIL A CHAMBRE, de hubbel.
PI. t», fig. 188.
Le mouvement latéral, appliqué à la chambre dans cette construction, est un précurseur de celles de Snider, etc.
b. Fermeture |Mir 1» entasse.
Le mouvement horizontal imprimé au canon, afin de ménager un espacd ou ouverture suflSsante pour l'introduction de la cartouche par derrière, n'est pas un mode pratique au point de vue militaire. Ce procédé cependant mérite d'être cité. En 1860 déjà, l'armurier Heinlein, à Bamberg, construisit un fusil d'après ce système.
Par la rotation d'un anneau, muni d'une poignée et de pas de vis, le canon se meut en avant et en arrière dans une botte en fer et vient s'appliquer contre la chambre de culasse, dont la bouche conique pénètre légèrement dans l'âme du canon lorsqu'il est fermé. —
DIX-KBUVIBMS SIÈCLE. 95
Un autre moyen de faire mouvoir le canon, basé sur le même principe, se rencontre dans la
CONSTRUCTION GHAYE,
PI. té, fig. 189.
dans laquelle un levier coudé, articulé avec le canon, pousse celui-ci en avant et en arrière.
Ce système rencontre aussi son application dans les revolvers (Ghaye , Galand).
e. FenMetiirc à clapet et à M«v.
L'idée de clore l'extrémité postérieure du canon au moyen d'un coin se mouvant dans un plan vertical n'est pas neuve. On la trouve déjà, vers la fin du XVI"" siècle, appliquée aux fusils de rempart et à des armes plus petites, telles que fusils à coins, serpentines, etc. En l'année 1848, C. Sharps, à Hartfort (Connecticut, Amérique), se sert pour la première fois de cette fermetm^e dans la construction de fusils. En 1852 et en 1859, de concert avec Lawrence, il prend un brevet d'invention pour la construction plus perfectionnée de la
FERMETURE A COIN VERTICAL, de c. sharps.
PI. te, fig. 190.
Une boite de culasse en fer A est vissée au canon. La botte est percée d'une ouverture verticale, munie de coulisses dans lesquelles le coin B glisse du haut en bas et du bas en haut par le mouvement du pontet, transformé en levier, qui y est articulé. Sharps chercha non-seulement à donner* à la fermeture de la partie postérieure du canon par le coin un effet aussi hermétique que possible, mais encore à diminuer la fuite des gaz de la poudre par une excavation qu'il pratiqua dans le coin dans le prolonge* ment de l'ftme du canon.