PROJECTILE CONIQUE PLEIN DU FUSIL NORWEGIEN Â CHAMBRE
PI. f«, fig. 111.
Le projectile a un diamèti-e de 17""°,26, soit 0"",37 de plus que le canon, dans lequel il est forcé non-seulement par cette augmentation de diamètre, mais encore par sa compression.
La èonstiniction de Charles Abegg à Zurich, en Tannée 1861, est établie sur le même principe de fermeture, mais avec un mouvement latéral.
CARABINE SE CHARGEANT PAR LA CHAMBRE, d'abegg, 1851.
PI. «4, fig. 184.
Au canon est vissée une boîte de culasse à ouverture latérale. Dans cette boîte de culasse se meut la pièce formant la chambre, autour d'un solide pivot excentrique, aussi loin en avant et en arrière que cela est nécessaire pour sortir la bouche de la chambre hors de l'ouverture postérieure du canon et la fermer hermétiquement, lorsqu'on la ramène en avant.
Un ressort, fixé sur la joue gauche de la bdîte de culasse, presse sur la chambre, provoque la sortie de celle-ci à droite et la maintient fixe pour la charge. Le mouvement est imprimé au pivot par la rotation du pontet double, auquel il est relié. Une rotation d'un quart de tour à gauche ouvre la chambre, qui se referme en ramenant le pontet à sa place. Une platine à percussion renversée produit le choc du chien sur l'amorce.
Une nouvelle application de ce principe a été exécutée par l'Américain Lindner. FUSIL A CHAMBRE DE LINDNER (embrayage).
PI. «4, fjg. 185.
En tournant vers la gauche le manchon d'embrayage ou de couplement A, qui est en même temps ramené en avant par un pas de vis intérieur fixe, la chambre de
fermeture B Se trouve dégagée de l'ouverture postérieure du manchon, et rejetée en haut par un ressort pressant sur sa face postérieure, qui tourne autour d'une charnière.
La charge terminée, on appuie sur la chambre, on retourne à droite le manchon qui recule autour de son pas de vis et s'embraye dans la rainure du bout de la chambre. La clôture hermétique est alors ainsi opérée.
Dans la guerre d'Amérique on employa des carabines de cette construction, dont la fermeture fut reconnue solide.
La cartouche originale de Lindner est conique ; le fond opposé au projectile est fermé par un tampon de coton tordu, qui s'enlève pour la charge et permet ainsi de vider plus rapidement la poudre dans la chambre.
La fermeture Lindner ge comporta très-bien aussi dans les épreuves auxquelles elle fut soumise en Hanovre (1864).
En revanche, le temps nécessaire pour charger et le manque d'unité de cartouche ne permirent pas de considérer cette construction comme assez satisfaisante. —
Une bonne construction dans ce genre est celle de Mont-Storm, que la commission anglaise a désignée comme la meilleure de toutes celles qui employaient encoi-e l'amorce.
FUSIL A CHAMBRE, de storm, 1860.
PI. «s, fig. 186.
Au canon est vissée la boîte de culasse A, qui tient la place qu'occupait la vis de culasse et le bout coupé du canon. La tête de la botte est renforcée vers le haut pour recevoir une charnière, autour de laquelle la chambre de fermeture B peut se mouvoir, en se rabattant en avant. Lorsqu'on a introduit la cartouche (le projectile la pointe en arrière) dans la chambre, celle-ci est rabattue dans la boîte de culasse pour fermer.
Une petite languette ou tige mobile G, en communication avec les mouvements de la noix et du chien, se transporte parallèlement à l'axe du canon aussitôt que le chien s'abat et vient s'encastrer dans une petite niche, ménagée à cet effet dans la joue postérieure de la chambre. De cette manière la solidité de la fermeture est assurée.
Un petit ressort, dont la tête D dépasse la joue intérieure de la boîte de culasse, empêche l'ouverture spontanée de la chambre lorsque le chien est armé.
Un bouton, fixé contre le cône de la cheminée vers le trou de lumière, sert à ouvrir et à fermer la chambre.
La