POUR LA TRANSFORMATION DU FUSIL SUISSE DE GROS CAUBRE
Fermé .' PI. SB, fig. 2-40.
Vue de la fermeture par devant . . . .PI. S6, fig. 241. Mire à lyre de Prélaz-Burnaiid . . . .PI. S€f, fig. 242.
La vis de la culasse et le bout coupé du canon sont remplacés par une boîte de culasse A, vissée au canon. Le clapet ou obturateur B s^articule à charnière avec la boîte et peut «'ouvrir en basculant en avant. Le coin G consolide Tobturation, en venant se loger, avec un mouvement circulaire, dans les angles du fond de la botte de culasse.
Pour ouvrir il faut d'abord dégager le coin C en te retirant au moyen de la patte qui y est fixée, et qui, par le même mouvement, relève l'obturateur hors de la boît«. Un ressort d'arrêt ou frein l'empêche de retomber. Un extracteur E, auquel la vis de charnière sert d'axe et dont la tête est pressée par l'obtui'ateur, croche la douille vide, la retire du canon, la rejette rapidement hors de la botte par suite de l'action du ressort d'extracteur.
Le mouvement de la broche dans le canal, fixé à l'obturateur, est limité par une embase et une vis. La tête du chien rabattu couvre la patte du coin.
La transformation des fusilè à gros calibre est basée sur le même principe. La patte du coin est remplacée ici par un bouton, qui sert au même but.
Eu égard à la faible longueur des douilles, le ressort de l'extracteur a été jugé inutile. Douilles de cartouches pour les deux calibres en cuivre estampé avec percussion , périphérique.
CARTOUCHE pour le fusil suisse transformé, de petit calibre.
Pl/4», ng. 275«.
CARTOUCHE pour le fusil suisse transformé, de gros caubre.
.PI. 43, fig. 276.
Les proportions des mélanges pour la cartouche suisse sont :
Poudre à fusU.
Salpêtre 75 %
Soufre '. 11 Vo
Charbon, grain rond NM . 14 7o
Amorce.
Mercure explosible ou fulminate de iriercure hydraté (environ 15 7o
d'eau pour la fabrication) 400
Chlorate de potasse 50
Soliftion de gomme (2 d'qau pour 1 de gomme) . 30
Verre pulvérisé 200
La solution de gomme empêche le grenage de la matière ; le verre pulvérisé active la combustion et l'inflammation. Le tableau des mesures donne des détails ultérieurs.
Comme les premières douilles de cuivre estampé à percussion périphérique, fabriquées en Suisse, laissaient beaucoup à désirer, l'auteur du présent ouvrage proposa r adoption du mode de percussion centrale, et pour en faciliter l'application il apporta à la fermeture Âmsler les très-simples modifications nécessaires suivantes :
DIX-HEUVIÈME SIÈCLE. • 11*7
FERMETURE AMSLER a percussion centrale de scilmidt, 1867.
PL se, fig. ^43.
Un canal, percé au centre de l'obturateur, renferme une broche de percussion à tête conique avec une embase, entourée d'un petit ressort-spiral et fixée par une vis. La broche, employée jusqu'à ce moment pour la percussion périphérique, est raccourcie et frappe obliquement sur la tête conique de la nouvelle broche horizontale.
Dans les fermetures neuves, on fait simplement aboutir la broche au centre de la cartouche au lieu de la diriger sur le bord. Un ressort, fixé latéralement et dont la tête est en saillie dans l'intérieur de la boîte de culasse, atrête le bourrelet et favorise le rejet des douilles, d'un métal plus tenace et d'un fond renforcé. —
DOUILLE DE CARTOUCHE a percussion centrale.
PL 4», fig. 277.
C'est la même construction que celle à percussion périphérique avec logement dans le centre du fond : de la clochette, de la goupille et de l'amorce. Le fond de la douille est renforcé par une doublure métallique. Pour ne pas diminuer l'espace réservé à la poudre, il a fallu préférer le métal à un disque en papier comprimé.
Malgré les résultats favorables de cette construction, il fut décidé de conserver la percussion périphérique, déjà adoptée et introduite; et de faire tous les efforts possibles pour la perfectionner.
Les fermetures Amsler exigent quatre mouvements de charge : V armer le chien ; 2r ouvrir et extraire la douille ; 3^ introduire la cartouche ; 4' fermer. —
La construction du colonel Berdan pour la transformation des fusils espagnols, se chargeant par la bouche, est tout à fait analogue à celle d'Amsler.
TRANSFORMATION ESPAGNOLE BERDAN, 1867.
Pl. SS, fig. 235.
La charnière A est fixée au canon par le moyen de deux vis. Elle est articulée au clapet-obturateur B qui s'ouvre en basculant en avant. Le clapet renferme la broche de jjercussion, divisée en deux paities. La partie antérieure de la broche est maintenue en arrière par un ressort-spiral, qui l'empêche de provoquer une percussion prématurée. La fermeture est opérée par un coin C, pivotant dans le clapet, et dont la têt« est couverte par le chien, frappant sur la broche. Un ressort , placé dans le coin lui-même, provoque la fermeture, en faisant entrer celui-ci dans son encoche. Percussion centrale.
118 * ARMES A FBU.
La DOUILLE DE CARTOUCHE pour lk fusil espagnol berdan
PI. 4», fi|g. 278.
est construit^ en cuivre estampé, avec un fond plus solide que pour la percussion périphérique. Le fond est construit de manière à servir en même temps de clochette et de goupille d'amorce.
. On fabrique aussi des douilles de cette construction dans les établissements privés de Gosselin à Charenton, Uttendôrfer à Nuremberg, Bachmann à Etterbeek, H. Ehrmann et C* à Carlsruhe, Gevelot à Paris, Eley frères à Londres, Knyoch et G** à Birmingham, etc.
La douille à percussion centrale en métal estampé atteint par cçtte construction la simplification considérable de ne plus exiger que deux parties : la douille et l'amorce.
Arrivée à ce point de simplicité et de solidité ses avantages surpassent de beaucoup les qualités de la percussion périphérique. —
Dans les constructions neuves, le colonel Berdan i-emplace la platine ordinaire à I)ercussion par un simple mécanisme à ressort-spiral.
Ce fusil obtint en Russie la préférence sur le modèle Carié.
CONSTRUCTION BERDAN, modèle russe n« i, 1867.
PI. SI, fig. 244.
Au canon est vissée la botte de culasse A, séparée en deux parties, dont celle, qui est entaillée par le haut, sert de logement à l'obturateur B, pouvant basculer en avant au moyen d'une charnière, fixée à la tête de la botte, afin de dégager l'ouverture du tonnerre.
L'obturateur renferme le percuteur et contient un extracteur, monté sur la charnière et dont la tête (analogue à la construction Amsler) est pressée par l'obturateur lorsqu'on l'ouvre. Par ce mouvement le crochet saisit le bouiTelet de la douille de cartouche et la retire du canon.
La partie postérieure de la botte de culasse contient le frappeur C avec sa tête en crête de chien et le ressort-spiral de percussion.
Le frappeur, en se. décrochant, pénètre dans l'obturateur et produit ainsi la fermeture solide de la botte de cillasse, en même temps que l'explosion de l'amorcé par le choc sur le percuteur.
La nécessité d'armer p'ar un mouvement spécial et l'imperfection de l'extraction de la douille nuisent à la vitesse du tir. Aussi ce modèle a-t-il été remplacé en Russie en 1869, après la fabrication de 30,000 pièces, par la construction Krnka, qui elle-même céda le pas, en 1871, à la construction Berdan N* 2.
DIX-KEUVIÈME SIÈCLE. 119
En Autricheon ordonna, sur décret de l'empereur du 5 janvier 1867, la transformation des fusils, se chargeant par la bouche, en fusils à chargement par la culasse, d'après le modèle présenté par le fabricant d'armes Wftnzl.
CONSTRUCTION WÀNZL pour la transformation autrichiknne de 1807.
Ouvert PI. 81, fig. 245.
Fermé PI. 31, fig 2i6.
Platine et tige de fermeture ... PI. SI, fig. 247.
Appareil de percussion PI. 31, fig. 248. ^
Au canon est vissée la boîte de culasse A, dont la charnière est articulée à l'obturateur B, qui s'ouvre en se rabattant en avant. Sur Toreille gauche C de la charnière, de forme excentrique, agit un ressort D, qui a pour but d'activer l'ouverture et la fermeture de l'obturateur, ainsi que le mouvement de l'extracteur E, qui, — en communication avec l'oreille excentrique de la charnière, — transmet ce mouvement accéléré à la douille vide, en la retirant du canon.
L'obturation est consolidée par une tige F, qui est" crochée au bi^as de la noix et pénètre dans l'obturateur, lorsque le chien se rabat (comme dans la construction Storm).
L'appareil de percussion, renfenné dans l'obturateur, se compose d'un percu^ teur avec un ressort-spiral G, d'une boîte H sur laquelle est vissé un couVercle I, qui protège la broche dans les exercices.
Quatre mouvements pour la charge : V aimer le chien ; 2** ouvrir ; 3" introduire la cartouche ; 4" fermer.
En abattant l'obturateur, la cartouche doit être avancée à l'aide du pouce jusqu'à ce que le bourrelet appuie centre le tonnerre.
Douille de cartouche en cuivre estampé; percussion périphérique. Détails dans le tableau des dimensions. —
Le fusil d'infanterie belge, modèle ISfiT, est construit d'une manière analogue :
CONSTRUCTION ALBINI-BRÀNDLIN, 1867.
PI. 3», fig. 249.