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COUPE DE L'OBTURATEUR

'PI. 3», fig. 250. '

La partie postérieure du canon est entaillée, et on y ajuste une cx)urte boîte de culasse A, qui est vissée au canon. L'obturateur B est articulé à charnière à la boîte et remplit l'entaille du canon, lorsqu'il est fermé, et on ouvre en le rabattant en avant.

La fermeture est consolidée par une tige C, reliée à la tête du chien, et que ce-

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lui-'Ci, en se rabattant, fait pénétrer dans une ouverture de Tobturateur et frapper sur le percuteur. L'obturateur est maintenu pi-ovisoirement en place par une goupille ou piton à ressott D.

Un extracteurE, sur lequel presse l'obturateur en s'ouvrant, est fixé sur les deux oreilles de la charnière, et retire la douille vide, qu'on peut alors enlever.

Par suite de l'imperfection de l'extracteur, qui ne rejette pas de lui-même la douille vide hors de la boîte, la charge exige cinq mouvements : P armer le chien ; 2* ouvrir ; S" enlever la douille ; 4*» introduire la cartouche ; 5» fermer.

La . CARTOUCHE POUR LE FUSIL ALRINI-BRANDLIN, modèlk 18G7,

PI. 4S, ùg. 27».

se compose d'une douille en feuilles de laiton enroulées (d'après Boxer), dont le fond est garni d'une écuelle en laiton estampé, percée d'un trou au centre.

Une mince enveloppe de laiton contient le fulminate ; elle est recouverte d'une petite plaque en laiton plus épaisse dont les bords s'étendent jusque dans le bourrelet et retiennent ainsi solidement les feuilles de laiton enroulées.

La petite plaque antérieure est percée de trous, pour communiquer l'inflammation à la poudre. Cette cartouche, sortant de la fabrique Bachmann à Etterbeek, est très-pratique et très-sûre. Cependant elle ne peut servir qu'une seule fois.

Pour empêcher le contact direct de la poudre avec le métal, la douille reçoit une doublure intérieure en papier mince.

Détails dans le tableau des dimensions.

Pour la transformation des fusils français de gros calibre se chargeant par la bouche, on adopte la construction anglaise Snider, avec quelques légères modifications, visibles dans le dessin, apportées par l'armurier français Schneider.

TRANSFORMATfON FRANÇAISE D'APRÈS SNIDER, modèlk 1868.

Pi. St, fig. 220.

C'est ce qu'on appelle proprement le < fusU à tabatière. >

La

CARTOUCHE pour ce fusil

PK 4S, fig. 280.

est une cartouche à percussion centrale, construite, dans le principe, en fort papier (carton), et plus tard en laiton estampé avec une écuelle de fond ; au centre la clochette.

avec amorce et languette; un disque en papier comprimé relie entre elles toutes les parties de la douille.

Projectile à expansion, sans culot.

Une fermeture à clapet plus pratique est celle du lieutenant-colonel belge Terssen, appliquée aux fusils des carabiniers belges (carabines) :

CONSTRUCTION TERSSEN, modèle belge 1868.

PI. S8, fig. 251.

FERMETURE, vue de dessus.

PI. S8, fig. 252.

Elle se distingue essentiellement de la fermeture Albini-Bràndlin dans les points suivants : une plus longue boîte de culasse A est vissée au canon ; le percuteur, d'une seule pièce, débouche directement sur le centre du fond de la cartouche ; une forte tige de fermetureB, entourée d'un ressort-spiral, se meut au centre de l'obturateur et pénètre, en fermant, dans une cavité, qui lui est ménagée dans le fond de la boîte de culasse et dans laquelle elle est maintenue par son ressort. Pour ouvrir l'obturateur, on tourne d'abord légèrement le bouton, dégageant ainsi la tige B de sa gâche, et par le même mouvement on rabat complètement Tobturateur en avant sur la surface du canon.

Reilly-Comblain (Angleterre) construit en 1868 une fermeture à clapet pour la transformation des fusils se chargeant par la bouche.

Dans ce modèle, la percussion de l'amorce se produit au moyen du choc du chien d'une platine ordinaire à percussion. La nécessité d'un mouvement spécial pour armer le chien n'existe plus, vu qu'il est réuni au mouvement qu'on exécute pour ouvrir.

CONSTRUCTION REILLY-COMBLAIN, modèle 18G8.

PI. »8, Og. 253.

Une botte de culasse A est vissée au canon. Dans cette boîte se loge l'obturateur B, dont la partie antérieure est embrassée par la tête de la boîte, lorsqu'elle est feimée.

La partie postérieure de l'obturateur est reliée à la botte et au levier D par une solide articulation C et un axe.

En relevant le levier, le chien est ramené en arrière et armé, l'obturateur se recule d'abord un peu et se dégage de la tête de la boîte (au moyen du bras de l'articulation et d'une pression de ressort), puis il se dresse hors de la botte.

Un extracteur semi-circulaire, ajusté verticalement et faisant ressort, se dégage de sa position tendue, aussitôt que l'obturateur est ouvert par l'action d'une petite tige de bielle, mobile dans le fond de la botte, et rejette au dehors la douille vide.

L'obturateur renferme le percuteur et son ressort-spiral. —

Après une suite d'expériences i^latives à la transformation, aussi bien qu'à une nouvelle fourniture de fusils d'infanterie, on adopta, en 1869, en Russie, la construction de l'Autrichien Kmka.

CONSTRUCTION KRNKA, modèle russe 1869.

PI. 4S, fig. 297.

FERMETURE, vue de dessus.

PI. 4S, fig. 298.

Une botte de culasse A (en bronze) est vissée au canon. L'obturateur B s'ouvre sur le côté gauche; il esMégèrement conique, pour en faciliter l'ouverture, et il renferme le percuteur. La platine ordinaire à percussion est conservée.

Cette construction présente l'avantage d'une très-courte boîte d'obturateur en faveur de la longueur du canon.

La cartouche, appliquée à ce modèle, est la

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