DU REDOUBLEMENT OU DE L\ REMISE
11 faut toujours parler de la remise avant le redoitbiemenl, car la remise est un coup plus simple, elle expose donc moins. Les tireurs sans esprit, sans réflexion, sans calcul, tirent et redoublent de suite sans s’inquiéter des malheurs qui doivent résulter de cette extravagance. Les hommes de talent ne redoublent qu’avec la persuasion qu’on met trop de lenteur dans la riposte ou qu’on ne la fait pas du tout.
Toutes les fois que, sans vous relever, vous portez un second coup, vous faites une remise ou un redoublement. Mais il existe une distinction importante : c’est une remise, si vous replacez votre épée exactement dans la ligne où vous avez tiré ; c’est un redoublement, si vous portez un coup dans toute autre ligne.
Avant d’exécuter un redoublement, il faut avoir attaqué plusieurs fois et s’être convaincu que l’adversaire ne riposte pas, et encore ce mouvement peut être fatal ; car si l’on a manqué de riposter dix fois, on peut enfin s’y décider.
Les redoublements faits en même temps que les ripostes ne sont pas toujours des fautes. Je ne conseillerai jamais de redoubler sur l'homme qui riposte, mais j'avouerai qu’il y a cependant certaines e.xceptions où le redoublement, ainsi exécuté, peut être dans le vrai, quoique téméraire.
— On peut redoubler dans toutes les lignes.
Vouloir redoubler 1 — tous les tireurs ont cette malheu-