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finissez par être en mesure, et vous avez acquis la pei’suasiou qu’on n'ose pas frapper le premier coup.
Ce sont des hommes qui cherchent à mal faire, ne sachant pas faire bien, que ceux qui ne donnent pas d'épée. Imiter leur garde, leurs habitudes, l'épée à la main, c’est les empêcher de bouger ; cependant, je conseillerai plutôt de les combattre par le plus grand calme, surtout lorsque l’on est décidé à parer.
Les tireurs qui redoublent ne sont pas très-dangereux. On a émis l’opinion que la riposte du tac au tac dans la ligue droite était le moyeu le plus certain de les combattre. Cette assertion qui réduit à un seul le moyen d’éviter /e redoublement est une grande erreur. Nous savons bien que cette riposte s’emploie ; mais elle présente trop de chances contraires à celui qui croit se défendre infailliblement avec elle.
Nous pourrions présenter vingt objections contre ce moyen unique pour éviter le redoublement ; nous en donnons seulement deux. — D’abord, les tireurs qui redoublent passent si rapidement d’une ligne à l’autre qu’ils ont terminé leurs deux mouvements pendant qu’ils se développent sur vous ; alois vous trouvez trop peu leur épée pour assurer votre riposte.
La seconde objection que nous voulons citer nous a été fournie par un de nos élèves ; nous la donnons sans la faire suivre d’aucune réllexion. Elle nous parait concluante.
— Vous allez tirer, disais-je un jour à un de mes élèves, avec M. le comte d’il...; tenez-vous sur vos gardes : il a l’habitude de redoubler. — Peu m’importe, j’ai lu mes auteurs ; la riposte du tac au tac dans la ligne droite est un préservatif certain. — Certain ? je ne le crois pas. — Ah ! moii-
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sieur, je l’ai lu imprimé. — Les deux adversaires sont en garde. L’assaut commence. Au redoublement du premier, arrive la riposte conseillée. — Ils se louchent tous les deux. — Mais comment cela .se fait-il? Je tire donc mal. — Non, vous tirez très-bien. M. le comte a tort, vous le tuez ; vous avez raison, mais il vous tue. Quel est l’avantage de votre riposte du tac an tac? — Diable! je n’en veux plus! — Soyez moins exclusif ; ce moyen peut s’employer, je ne le proscris point; mais ce qui vaut mieux, selon moi et surtout selon le bon sens, c’est de parer le premier mouvement de l’adversaire par des enveloppements d’épée dans toutes les lignes où ce premier mouvement pourrait pénétrer ; car ces enveloppements de l’arme fourni.ssent un coup, et si le redoublement peut avoir lieu sur l’iiomme qui pare, il ne [leut être employé contre celui (jui tire en parant.
CONTRES ET SI.MPI.es.
Ce que nous venons d’énoncer et que l’expérience démontre chaque jour, nous engage à répéter combien il est nécessaire de travailler les Contres de préférence aux parades simples. Avec le Contre, on se garantit des coups que l’on n’a pu juger ; pour employer les Simples, il faut être assuré de la ligne que suivra l’adversaire. I.cs hommes d’une taille moyenne doivent surtout écouter ce conseil. On dit : Saint- Georges parait toujours les simples ; à cela je réponds : Soyez Saint-Georges !
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RÉFLKXUtNS SI H I,KS .UIMKS.
— Je ne suis pas grand partisan do la main gauche eu opposition.
— De loin ni de |irès ne tirez pas des coups caves.
— Il ne faut sauter ni en avant ni eu arrière.
— Il ne faut passer aux altaijues compliquées que lorsqu’on y est forcé.
— Inquiétez par des coups de temps, preuez-en très-rarement.
— Inquiétez ou tirez dans toutes les marches.
TIREI RS yci NE SE HEI.ÈVENT PAS.
Sur les tireurs qui ne se relèvent pas, il faut riposter vite et rompre un pas, ou les gêner en les serrant de près. Arrivé presque corps ii corps, on prend son élan de grande retraite en glissant très-rai»idement le pied droit sur le gauche, qui, jeté en arrière, vous met, sans sauter, a une grande distance. — Un autre moyen, mais il manque d'élégance, consiste à passer rapidement son pied gauche à la droite de son adversaire, qui, ne vous trouvant plus en ligne de son épée, ne peut plus vous frapper, tandis qu’il vous est facile de continuer à l’assaillir.
TlREimS on TENDENT l’ÉPÉE.
Les gens qui tendent l’épée sont les pins faciles à combattre ; car il sullit de leur faire un faux temps dans une ligne couverte pour qu’ils se portent, en tendant leur épée, dans la ligne opposée; comme on doit le prévoir, il est bien facile de parer et riposter.
RÉFLEXIONS SLIt LES All.HES.
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