LES FEINTES
Le bras, l’épaule, le corps, sont tour à tour ou simultanément mis en jeu dans les feintes. Ceux qui, moins inhabiles, les font avec l'épée, emploient une espèce de mouvement oscillatoire toujours trop larjïe de six pouces au moins. Ces feintes, exécutées sans jugement préalable, tromperont ou ne tromperont pas l’adversaire, peu leur importe. Leur maître leur a dit : Feintez. Ils obéissent.
11 n’y a rien en exécution qui demande autant de soin que les feintes ; elles compromettent toujours un peu, mais elles sont mortelles lorsqu’on les fait trop larges. L’attention la plus scrupuleuse, la pénétration la plus habile doivent indiquer si l’adversaire prendra telle ou telle parade avant de vouloir la lui tromper. Agir d’une manière ditférente, c’est tuer l’art.
Mais qu’importe cette grande question à ces gens qui se sont tués eux-mêmes par le ridicule !
RIPOSTES
Que l’adversaire reste fendu, qu’ils soient trop rapprochés de lui, ils font avant de riposter deux ou trois marches ac-
cps inventions ; je réclamerai l'usage des vestes légèrement doublées en peau : on apprendra de cette manière è se protéger avec son épée. J'apporte toujours mes preuves. J'ai commencé les armes, j'ai conquis le peu de réputation que je puis avoir dans de nombreux assauts publics, et jamais avant mon retour de Kussie je n’avais revêtu ces accessoires si multipliés aujourd'hui.
DELX MÉTHODES COMPARÉES. 459
compagnées de grandes exclamations, suivies d’une quantité de ripostes sans reprendre l’épée. Mais c’est incroyable, c’est fabuleux, me dira-t-on. Non, c’est historique!
11 faut riposter aussitôt (pie l’on rencontre le fer ennemi avant toute espèce de mouvement de corps, donc avant de se fendre; et môme ce principe est si rigoureux qu’il faudrait l’épée à la main après la riposte toujours rompre un pas. Il résulte de tout ceci qu’en faisant, en toute occasion, justement le contmire de ce qu’ils exécutent, on se trouve parfaitement dans la vérité.