I.F. SABnE
vous auriezdù prévenir vos lecteurs, l’humanité vous en faisait une impérieuse loi, (pi’il fallait d’abord se mettre en situation et se dire : Sur une feinte, mon adversaire peut se fendre sur moi, par ignorance, par calcul ou par audace . Je ne dois donc feinter qu'avec l’intention bien prononcée d’èlre prêt à par^r et en me rendant compte de la parade à adopter, chose facile, car je ne dois faire une feinte qu’en sachant bien quelle partie de mon corps je laisserai découverte.
Soyez donc persuadé que les feintes faites en marchant sont anormales. Car si votre adversaire attaque en ce moment, vous êtes perdu. Vous est-il facile de marcher, feinter, parer, lorsque l’adversaire peut vous porter un coup? Non, la feinte peut précéder ou suivre la marche, mais jamais elle ne doit avoir lieu en même temps.