CONTRE-I'OINTE
Se défendre continuellement de la pointe de l’adversaire.
Un contre-pointeur n’atteindra jamais le plus haut degré de force, s’il n’a commencé par travailler l'épée, ou s’il ne s’occupe pas de cette arme.
Les coups de pointe sont les plus dangereux.
Il y a plus de certitude à attaquer le bras que la tête ou le corps de son adversaire.
Le contre-pointeur, presque toujours moins habile que le tireur d’épée, peut cependant avoir un avantage eu portant souvent des coups de manchette en retraite.
LK SaURü.
Le pointeur doit bien viser et diriger ses coups de pointe vers le poignet ou le bras de l’adversaire, obligé nécessairement alors à un mouvement rétrograde dont ou profite pour terminer une attaque.
GAKDE.
Il faut être en garde de plus loin qu’à l’épée ; car, à la faveur des moulinets, il y a bien des gens qui approchent trèsvite de leur adversaire, et qui même courent sur lui.
l'AK.VDKS.
N’altaquez jamais aussitêt que vous êtes en garde : la parade offre plus de sûreté. Faites des faux temps pour parer et riposter.
TIEItCE.
La garde ordinaire du sabre est tierce ; la pointe au défaut de l’œil gauche de l’adversaire.
SECONDE
11 serait très-bon d’innover quelquefois en faveur de la garde de seconde, sans jamais négliger la première.
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LK 6ABRK.
Lorsque l'adversaire attaque sous lu ligne de tierce, ou pare ordinairement seconde, et l’on riposte toujours sur le bras ou sur la tète.
Je fais dans ce cas une innovation que je crois très-bonne.
Après la parade de seconde, je tourne subitement mon poignet dans la position d’octave très-renversée, en rentrant la pointe de mon sabre vers le dedans de l’adversaire ; coupant du dedans au dehore, je me remets en garde. Le coup est bien plus facile à e.xécuter qu’on ne le croit d’abord, et il est du plus grand danger pour l’adversaire, qui, par habitude, se porte à la parade de tierce ou do prime.
Il peut être inutile de parer seconde lorsque l’on retire sa jambe rapidement.
l'HIMC.
On peut aussi prendre comme garde la position de prime, si l’on a pour cela une raison.
I>ii prinu' doit se parer ii des degrés différents, attendu que les hauteurs doivent être relatives. Il ne faudrait donc pas la parer bas si l’on vous tirait en haut, et il ne faudrait pas la parer haut si l’on vous tirait bas.
Si l’advei’saire pare la prime trop haut, trompez-la en passant sous la pointe du fer les ongles en supination, et frappant de bas en haut ; mais il serait mieux, après avoir tourné la main en supination, de la remettre de suite en seconde, et de porterie coup de pointe dans cette position sans faire deux temps, cntiii sans interruption.
LE SABKE.
il) a
yUARTE.
Veut-on amener son adversaire à porter le coup de manchette en dehors pour parer tierce et riposter par un coup de figure, il faut se servir de la garde de ([uarle.
RU’üsn-3.
Comme à l’épée, il ne faut jamais négliger de rendre la riposte toutes les fois que l’on a paré.
La faute des sabreurs est de ne jamais riposter par des coups de pointe.
L’avantage des ripostes en coups de pointe consiste eu ce qu’on maintient l’opposition à la lame de l’adversaire.
11 faut toujours riposter eu s’en allant, à moins que vous n’ayez des coups de pointe à donner.
Ou quitte trop souvent les lignes pour les ripostes, qui ne doivent se compliquer que lorsque l’on y est absolument forcé. Par exemple, après la parade de seconde, ripostez le coup de ventre (ainsi ipie j’en ai indiqué le moyen) sans cpiitter le fer de l’adversaire ; si cela ne vous est pas possible, ripostez le coup de manchette, ou le coup de pointe dans la ligne droite ; le dégagement vient ensuite, et enfin les feintes ne doivent être employées que comme dernière ressource, surtout en ripostes; car en donnant la riposte sur la tète après la parade de seconde (et cela est une habitude chez tous), ne
4'JC
Lt SAUIIK.
s’expose-l-011 pas au coup de puiiilc fait en remise par l’adversaire?
SK COUVRIR.
Sur chaque coup de sabre que l’oii porto, il faut avoir le plus grand soin de se couvrir en môme temps du coup de pointe que l’adversaire pourrait vous porter : la négligence de ce précepte peut devenir fatale; et cependant on ne peut disconvenir qu’elle ne soit beaucoup trop fréquente dans les assauts.
LA MKSURE.
Un point important dans les armes est de savoir calculer la distance à observer.
Il faut se tenir hors de mesure au commencement d’un combat, jusqu’à ce que l’on ail pénétré les intentions de son adversaire.
On se met souvent hors de mesure au moment où l’on est attaqué ; mais il faut faire la plus grande attention lorsque l’on se rapproche, car les coups de pointe que l’on peut recevoir sont terribles, et l'on vous attend souvent là à votre rentrée.