‹ Les armes et le duelChapitre 187 sur 219 · I.ES MAÎTRFS n’An>1F · texte numérisé non relu

I.ES MAÎTRFS n’An>1F

académie, à l’époquo glorieuse où le candidat touché trois fois de suite dans un assaut était renvoyé à un autre examen dans un délai fixé. 11 rappelle avec emphase ce temps heureux où les six plus anciens maîtres portaient deux épés en sautoir sur champ d'a/.ur avec quatre fleurs de lis surmontées d’un casque, où les gens du professeur revêtaient la livrée du roi, où les théâtres royaux leur devaient une place, et où ils avaient le droit de suivre les chasses. Le de précédait leur nom. A ce professeur aniirévolutionnairc, M. Dorât a lu ses petits vers. Le maître Louis XVI vous jette à l’oreille mille aventures galantes dont il été au moins le confident si ce n’est le héros. 11 se souvient de l’ontenoyct de l’assaut des gardes françaises avec ceux de la reine d’Angleterre ; ses élèves ont appris à ramasser et à rendre avec un salut gracieux l’épée de leur adversaire désarmé. Il a fait fourbir dans sa salle les deux épées dont se sont servis le comte d’Artois et le duc de Bourbon, lorsque les deux princes, à la suite d’une querelle à l’Opéra, se sont rencontrés, car tout Paris prétendait qu’ils se cherchaient (I), et ont agi, suivant M. de Bezanval, un de leurs témoins, comme de vieux grenadiers.

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