I.’miivers fut rompit <!n hrnit üe leurs exploits
A la loyauté du caractère, aux grâces de l’état, à la démarche cahneet assurée, en trouve la ligne de filiation établie en-
(I) Parolpg da comte d'.Artoii:, depuis Charles X, à M. la duc de Bourbon.
53fi LES MAÎTRES u’aRUES.
tre l’aiicieii académicien et le maître d’armes militaire. Nous ii’avüiis plus dans notre siècle, où tout le monde veut se vieillir en sortant de nourrice, les Belle-pointe, les Va-del)on-cœur de la comiiairnie Colonelle ou do Mestre de camp, mais nous retrouvons l’iiomme sage, honoré de la confiance et de l’estime de ses chefs, le sous-oflicier brave et au cœur noble, auquel on remet la liante décision sur les querelles, et qui seul, sans qu’on appelle de son jugement, remet aux mains des antagonistes l’épée ou le sabre avec lesquels doivent se terminer les discussions. Le maître militaire reçoit l'exposé des faits qui peuvent motiver un duel, il approuve ou condamne; comme dans les anciens tournois, il est juge du camp, prononce le laissez aller ou refuse l’autorisation de combattre.
La politesse, la franchise de cette catégorie de nos confrères sont proverbiales. Jamais ils n’ont désavoué un coup do bouton , jamais ils n’ont redouté un coup d’épée quand l’honneur de l’arme ou du corps dont ils font partie leur a commandé do croiser le fer(1).
(1) Le premier maître d’un régiment d’artillerie, M. Pelte, homme de talent, me disait un jour que dans le corps où il servait, la demande du duel était accordée sans exposés. Vous voulez vous battre? disait-il, allez, je ne veux pas d'explications, voilà des armes, partez. L’adoption de ce système, ajoutait M. Pelte, a singulièrement diminué le nombre des duels.
LKS maîtik:» d’armes.