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Comment lïino serait-il reconnaissant? Il n’a pas de religion. Il veut toujours manger le foin de sou voisin, (luaml ce voisin est un cheval; car la noble bôte se laisse dépouiller et se contente de mépriser le parasite.
I,’àne est envieux. Si le cheval est brave, comme il y en a beaucoup, s’il a fait ses preuves au milieu des batailles, s’il est estimé de la noblesse, l'âne, qui le voit, ronge son frein de se sentir rélégué dans la plus sale écurie. Quand parfois il essaie de prendre la place du cheval, les coups de fouet, dont il a peur, le ramènent à la paille et au moulin.
L’âne perd aisément le peu d’esprit que la nature lui a laissé. Donnez-lui trop d’avoine, il se prend pour un cheval et .se met à ruer. Prenez gai de au coup de pietl de l’âne !
L’âne brait d’ordinaire : (piand il se fait prévôt, il bredouille et continue son précédent métier de béte do somme sous une autre forme. 11 reste ce qu’il était, dur à la besogne, pourvu ([lie la besogne soit brutale et inintelligente.
L’âne est cynique, sa réputation est établie par l’Écrituie même. 11 ferait volontiers rollico dont parle certain poète latin de la décadence romaine. Quand il est prévôt, il ne comprend que les bouffonneries ordurières. S'il pensait, il se dirait ;
Chaque instant (la ma vie est chargé de souillures.
L’âne est hypocrite. Pour manger les choux do son maître, il n’est sournoiserie dont il ne soit capable, ni patience tpi’il ne déploie pour arriver à ses fins.
L’âne est vaniteux. N’ayant p<us dans sa personne de ((uoi