LK FORT ET I.E FAIBI.E
Lo fort est la partit! de l’arme la plus rapprochée de la mouture. — Lo faible est la partie ({ui eu est la plus éloignée.
Opposer sans cesse le fort de son épée au faible de celle de l’ennemi est un des secrets de l’art des armes; il est certain qu’alorson exerce une puissance continuelle, car, dans aucun cas, le faible ne peut lutter contre le fort : c’est pour cela que je recommande sans cesse de placer dans les lignes hautes le poignet un peu au-dessus de celui de l’adversaire, afln de dominer son épée.
Pour les lignes basses, je conseille d’avoir le poignet plus bas que celui de l’adversaire, par cette mémo raison qu’il faut toujours placer le fort de l’épée dans la position la plus avantageuse.
Il est bien entendu que tous ces conseils s’adressent à celui qui veut faire des armes dans les bons principes, car comment pouvoir agir ainsi sur des ferrailleurs qui, dans leur manière de tirer, exagèrent toutes les positions de la main ?
TIlÉURie.
LES l.lGNLi».
On appelle lij'iie la (iirection cpie doit avoir l'épée pour menacer l’adversaire, ou se défendre contre lui.
La ligne s’adresse toujours à une partie du corps do préférence à une autre, puisqu’il est recoiiuu qu’d est faux d’ajuster dans les bras, dans les jambes, dans la tète, etc. C’est une erreur d’assigner pour limite à la ligne, le fer de rennemi, jamais elle ne doit le suivre dans ses nombreux écarts.
Il faut joindre l’épée ennemie dans les lignes qu’elle prend, loi'sque ces lignes menacent votre corps ; mais si elles s’en écartent, il ne faut pas l’y suivre.
N’impoiie la ligne où l'on est engagé, si elle n’est pas couverte droite et bien sentie jusque dans la pointe, un tireur habile y pénétrera.
1j;s lignes sont offensives lorsque l’on a la pointe de l’épée menaçante, c’est-à-dire placée à la hauteur de la figure de l’adversaire et la garde un peu avancée.
Les lignes sont défensives quand le bras est ployé comme dans une garde naturelle, et cpie la pointe se trouve fixée dans l’œil droit, au sommet de la tête ou même au corps de l’adversaire. 11 y a autant de lignes que de positions ou de parades.
J’ai toujours fait travailler meséléves à partir de toutes les lignes hautes ou basses en joignant le fer de l’adversaire, car j’ai reconnu de bonne heure qu’il était peu logique do ne donner leçon qu’à partir de deux positions lorsqu’il y en a Imit.
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