‹ Les armes et le duelChapitre 28 sur 219 · ACTION DE LA MAIN · texte numérisé non relu

ACTION DE LA MAIN

La garde connue, la ligne observée, c’est-à-dire les jambes bien placées, l’épée menaçante pour l’adversaire, l’arme bien en main, on doit attendre l’attaque, car la parade est i.e PREMIER devoir. L’expérieoce m’a fait reconnaître cet axiome ; il sert de base à ma méthode.

Le développement du bras et du corps doit être enseigné après les parades, et celles-ci sont simples ou composées, eu raison des attaques auxquelles on les oppose.

THtOHIK. 205

Dans les attaques ou les parades, la main prend deux positions, la pronation ou la supination (1).

Tourner la main en supination quand on poiie un coup à l’adversaire, est un mouvement fort utile qui, s’il ne facilite pas la justesse du coup, en augmente la rapidité.

Je trouve trois avantages à tourner la main ; on déplace l’épée de l’adversaire ; on voit mieux le coup que l’on porte, et l’on a plus de vitesse.

(I) SupiNiTiox. Le (licüonnnire dit : b. f. terme didactique. Un appelle mouvement de ntpinalion celui par lequei on tourne le dos de la main vers la terre.

Pronatiox. D'après le dictionnaire ; s. f. terme didactique. On appelle mouvement de pronalion celui par lequel on tourne la main de manière que la paume soit tournée vers la terre. Il est opposé é la supination.

PARADES

ÉM MÉRATIOX l-rf UCXES QU’Kt.I.ES OCCl'PENT.

F’arer, c’est détourner les coups ([ue l’on vous porte.

Les parades sont au noinhre de huit ;

r Prime, ainsi noinniée parce qu’en sortant l’épée du fourreau c’est la preinièro qui se pré.sentc.

2° Seconde. Le dessous étant découvert, seconde est la parade qui succède à prime.

.3’ Tierce. En formant seconde, le dessus des armes reste sans défense; tierce vient garantir cette ligne.

4° Quarte. En exécutant tierce on laisse une large place ii gauche de l’éiréc; quarte est le inouvcnient consacré pour couvrir cet espace.

o“ Quarte croisée. Après avoir paré quarte dans les armes, les lignes de dessous offrent un passage ; on a imaginé quarte croisée pour le fermer.

6° Quarte sur les armes. La parade de quarte croisée laisse toutes les lignes hautes à découvert, quarte sur les armes vient alors les défendre ainsi que l’aurait fait la parade de tierce.

THtUIllK. toi

T Dbmi-cerclk. Tout lo dedans élanl à la merci de l’adversaire, après avoir paré quarte sur les armes, on emploie le demi-cercle.

8“ Octave. En employant le demi-cercle, il reste libre une ligne du dessous du côté droit; on se préserve avec l’octave.

DÉVELOPPEMEM'S.

L’idée première et constante de la théorie que nous exposons est la parade, mais celle-ci ne peut être que la conséquence d’une attaque.

Donner, dès le début de l’exposé des principes, le moyen do la provoquer, si on ne l’efrectue pas immédiatement, pourrait faire naître la confusion dans les idées de l’élève ; donc, après la connaissance de la garde et de ses corollaires, viennent pour nous se placer les développemenls.

Le développement a pour but de se rapprocher de son adversaire en lui portant un coup, car en se mettant en garde, la prudence commando impérieusement de se tenir hors do mesure.

Etant en garde, selon les règles établies plus haut et ii partir de l’engagement de quarte, pour donner au corps un développement complet, l’on avance le bras dans la ligne qu’il occupe ; il doit être très-développé sans cependant lui ôter une légère flexibilité dans l’articulation de la saignée, la main tournée en supination.

Vous tendez promptement et avec vigueur le jarret gauche, et du même temps vous laissez descendre de sa position le

LKS AlUIKS.

bras gauche au-dessus el à la distance de quinze centimètres de la cuisse, et vous terminez en portant simultanément votre pied droit à la distance de quarante-cinq centimètres de la garde que vous occupiez ; le bras bien placé et couvrant le dedans des armes, le coude rentré, la tète haute, effacée, l’œil droit regardant devant vous, et apercevant tout entier l’effet du coup que vous venez de porter.

Il faut, dès les premières leçons, exécuter le développement du corps en trois temps, puis en deux, puis en un seul lorsque l’on est plus fort.

Mais le développement présente deux écueils : l’écrasement et l'abandon.

S’écraser, c’est faire un développement forcé, c’est laisser tomber la tète en avant, ne pas garder les positions voulues par les règles de l’art, c’est faire ployer les jambes sous le poids du corps, c’est manquer de grâce.

S’abandonner, c’est négliger toutes les tenues d’épée, de bras et de corps.

RtTRAlTE APRÈS LE DÉVELOPPEMENT.

Pour vous relever en garde, ployez le jarret gauche, chassez la hanche droite eu arrière en soutenant le haut du corps sur les reins avec beaucoup de vigueur, et reprenez généralement toutes les positions que vous occupiez avant de vous développer. Ces mouvements doivent être faits d’un seul temps et avec toute la promptitude possible.

THKOHIK.

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