‹ Les armes et le duelChapitre 37 sur 219 · DU MUR ET DU SAI.UT DES ARMES · texte numérisé non relu

DU MUR ET DU SAI.UT DES ARMES

Ia* mur est un exercice qui dispose à l’assaut et le précède.

Tirer le mur, c’est dégager alleruativement eu quarte dans les armes et sur les armes vis-à-vis de l’adversaire, (jui fait une parade simple et ne riposte pas.

Le salut est un acte do déférence, de politesse envers le public et l’advereaire.

2 I 8 LES AhMES.

Le nombre des saints avec le fleni'cl a été, jusqu’anjoiird’iiiii, fixé il trois ; le second pourrait sans inconvénient Être retranché (I), C’est il la salle d’armes que l’on acquiert la pratique; nous nous bornerons ici ii l’indication des mouvements principaux.

Toucher le corps de sou adversaire en prenant sa mesure pourrait être considéré comme un manque d’usage et de politesse.

Les dégagements dont se compose cet exercice doivent se faire avec vitesse, précision, le plus près possible de l’épée adveree, eu se couvrant et en allongeant le bras, le corps suit immédialemeut ce premier mouvement.

L’adversaire parc chaque dégagement qui, après son exécution, nécessite une retraite. En se remettant en garde, il faut attendre la pression de l’épée ennemie pour repartir dans la ligne contraire.

Les parades adoptées contre les dégagements sont tierce ou quarte, il faut, en les exécutant, bien se couvrir du côté où est l’épée de l’adversaire.

Celui qui a paré ne doit point quitter sa ligne de parade; agir ditféremment serait une faute grave. Celte iufiaction à ma règle est commune aujourd’hui.

Lorsque celui qui tire le mur veut terminer, il doit se mettre en garde, faire deux appels, et se découvrir en portant la main en tierce.

Ces mouvements indiquent à l’adversaire que c’est à lui il

(1) Jo crois que le salut qui peut être retranché est celui exécuté par les deux tireurs après que le premier des deux adversaires a tiré le mur, car cette politesse se répète à la Tin.

THÉORIK.

prendre sa mesure, et à répéter cet exercice. Chacun des deux adversaires doit terminer le mur pur un dégagement dans les armes.

Il arrive souvent qu’en faisant le mur, le fleuret cède à l'action de la parade qui le frappe, et déplace le poignet de la ligue d’opposition ; c’est un vice ; il est plus prudent de conserver une opposition de la lame et do la main. Elle peut préserver d’un accident, résultant .souvent do la distraction d’un pareur.

Toute personne qui a un peu cultivé l’escrime sait que l’on ne doit prendre sa mesure qu’à une distance régulière logiquement parlant. Tout ce qui tendrait, dans l’exercice du mur, à enfreindre cette règle pourrait être considéré comme un principe vicieux.

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