‹ Les armes et le duelChapitre 38 sur 219 · PIED FERME · texte numérisé non relu

PIED FERME

C’est tirer do sa place sans faire glisser le pied, c’est ne pas marcher pour attaquer ; c’est ne pas rompre sur les atta({ues.

Il est toujours mieux de tirer de pied ferme, tous les beaux tireurs ont compris les avantages que ce mode présentait. Mais les exigences de l’assaut ou du duel ont amené les retraites et les marches.

MARCHES ET REiTRAITES.

La marche se fait pour gagner la mesure et se trouver assez près do celui que l’on veut toucher.

Iji distance qui existe entre les deux pieds doit être

LtS ARMES.

■ZiO

scrupuleusement maintenue pour conserver les lignes, la grâce et l’aplomb.

Étant bien en garde, toutes les positions observées, on marche en avant et de l’étendue d’une semelle à peu près à chaque pas. La marche s’éxécute en portant le pied droit en avant et en faisant suivre iiniuédiatement le pied gauche.

En vue du danger que les marches font naître, je dirai qu’il faut qu’elles soient toujours petites, et qu’il est mieux de répéter ce niouvement en le faisant avec précaution que de l’employer une seule fois avec imprudence.

La retraite se fait en sens inverse de la marche, c’est alors le pied gauche qui commence le mouvement; le pied droit le suit, en conservant comme dans les marches toujours la distance de deux semelles.

I.a marche est faite pour entrer en mesure, la retraite pour se placer hors de mesure et parer aux effets d’une attaque trop brusciue.

On s’éloigne aussi par ruse pour attirer l'adversaire et exécuter un mouvement de surprise sur sa marche.

La retraite se proportionne au danger que l’on couil; la seule consé([uence (]ui puisse arriver d’une trop grande distance serait de manquer la riposte sur son adversaire.

Iji marche et la retraite, exercices très-bons à cultiver, placent bien sur les jambes, contribuent à l’aplomb, et entretiennent la vigueur nécessaire.

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