I.ES ARMES
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On n’imagine pas combien l’on néglige les précautions nécessaires en cultivant un art dont peut dépendre la vie. Je vais énumérer ici quebiues-unes des fautes dans lesquelles on tombe généralement.
On se met en garde de trop près et sans avoir préalablement Réfléchi.
On ne donne pas l’épée, ou, dans le cas contraire, on ne sent pas assez celle de l’ennemi, ce qui est de la plus grande utilité, ou bien l’on appuie trop, ce qui découvre et tient hors de ligne.
On porte des coups sans discernement, on se précipite sur l’adversaire avant de l’avoir étudié, ce qui est le comble de la témérité, mais plus ordinairement de l’ignorance.
La plupart du temps on fait des marches trop grandes, à des intervalles égaux, ce qui facilite les coups d’arrêts, et cela, lorsqu’il serait mieux de commencer par attendre les attaques de l’adversaire et de les parer en rompant, afin de se mettre à l’abri d’un furieux, ou pour juger sans péril des moyens qu’on emploie contre vous.
On reste fendu, ce qui expose aux blessures les plus graves; on ne se relève jamais assez vite.
On tient la main haute lorsqu’il faudrait la tenir dans les degrés bas ou intermédiaires, et vice versil.
Toutes les fois que l’on fait une faute ou que lés idées se confondent, on ne fait pas une retraite assez prompte avec l’intention de parer.
TlIKORIE.
Ou préfère arriver en cavant (pie do iic pas loucher.
On redouhle les coups sur tous les lircurs, mémo sur ceux qui redoublent eux-nièmes, ce cpii est absurde et dangereux.