‹ Les armes et le duelChapitre 64 sur 219 · DES GAUCHERS · texte numérisé non relu

DES GAUCHERS

On a, de tous temps, reconnu celte vérité, qu’il n’y a pour les gauchers qu’un seul avantage, celui de tirer avec des droitiers plus souvent que ces derniers n’ont l’occasion de tirer avec des gauchers ; les gauchers éprouvent le môme embarras lorsqu’ils sont opposés à d’autres gauchers. Ainsi donc les observations que l’on a pu faire sur des coups ou parades qu’il faut employer contre les gauchers ne sont toujours que ce que les gauchers peuvent faire sur les droitiers. Exemple.

Le droitier engagé en quarte dans les armes est dans une position désavantageuse ; sa tenue ne doit pas être aussi bonne que celle de l’adversaire ; il doit craindre les froissés et les battements vigoureux qui laissent, après le choc sur l’épée, quelquefois la main un peu ouverte, le dessus et le dessous fortement exposés aux coups de l’adversaire, qui ohtient un grand espace vers lequel il dirige ses coups. Le gaucher cherche ordinairement à engager son ennemi par la quarte, le droitier doit vouloir s’emparer do la môme position, de là résultent les feintes et tous les coups par lesquels on espère se tromper récipro<iuemcut.

LES AIIME.S.

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