LE LIEMENT
Le lieroent forme un cercle complet, ramenant l'épée adverse au point.de départ de l'engagement ; il l'entratne et la fait passer dans toutes les lignes. C'est un excellent moyen dont un tireur adroit obtient de grands succès. En répétant ce mouvement, il oblige l'adversaire à le lui tromper ; prévenu de cette attaque, il pare avec certitude et riposte d'une manière brillante.
Du moment où l'on blâme le liement dans une ligne, on ne peut l'admettre dans une autre, puisqu'il a toujours l'inconvénient défaire passer l'épée ennemie devant le corps; s'il y avait un choix à faire, ce serait dans les lignes basses qu'il faudrait le proscrire, par la raison toute simple que si l'advdrsaire vous trompe en ce moment et tire sur vous, vous aurez trop de distance à parcourir pour venir parer.
348 REFLUIONS 8U1 LES AHMES.
DE L'ABSENCE DtPÉE.
Une absence d'épée est régulière lorsque la pointe de ré-j pée seulement abaDdoniiaul le 1er ennemi^ ou reste en ligutj et Ton se couvre*
— Dans Tabseuce tlMpée, le corps ne doit jamais bougef
— Le premier principe à suivre pour employer ce mouveixieiU comme attaque est d'ouvrir uue ligue à l'adversaire ; on lui donne la pensée du coup droit; s'il l'exécuta, la parade et la riposle sont faciles, car elles sont prévues. Ne veut-ou qu'ébranler son ennemi^ et parvient-on a réaliser sou projet, Fabsence d'épée sert à prendre les plus beaux coups de temps.
Mais les plus grands services qu'elle peut rendre sont quand elle s'emploie pour remplacer les feiules. Exemple ; Nous sommes remplacés en quarte, sur une feinte que je fais sur les armes, l'adversaire pare tierce, sur Une-Deux, il pare tierce et le contre ; alors, pour éviter de tromper Tépée par Une-Deux, trompé le contre de tierce, je fais simplement une absence d'épée de la pointe en perdant le moins de temps et d'espace possible, et je tire droit, vu que l'adversaire, croyant à mou attaque, se porte à la parade de tierce et à celle du contre de tierce, où il ne peut rencontrer mon épée.