‹ Les armes et le duel, ouvrage agrééChapitre 121 sur 197 · UÏPOSTE DE PIED FERME · texte numérisé non relu

UÏPOSTE DE PIED FERME

Non-seulement il ne faut pas négliger d'enseigner les ripostes de pied ferme, mais encore après elles il faut fiiire travailler les retraites; car il arrive souvent dans un assaut que non-seulement on se jette sur vous d'une manière violente, raais encore que l'on s'obstine à ne pas vouloir se relever et à gêner beaucoup votre développement en fermant la ligne droite qui conduit au corps ; c'est alors, dans ce cas, qu'après votre riposte il est bien de rompre un pas pour éviter le danger et déjouer ainsi les desseins de celui qui fait des armes hors de tout principe.

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Il faut beaucoup (enseigner à tromper l'épée, loit en aftaqu*:, soit eu riposte, soil in^iiie ctHitre des parades fausses. Savoir tromper seconda lorsque T ail versai re [nernl celte parade à partir de ^^on enj^agement de quarte, ou deiiii-cerdoà " partir de celui de tierce, et encore seconde et deiui-cerclc^àj partir de toutes les positions.

Dans toutes les gardes, à partir de tous les engagements ou I mr tons les changements d'épée de l adversaire, savoir tromper les hauteurs* M

On doit toujours enseigner à tromper répée de deux manières ; la preniièroj qui est la plus esseolielle, is'exêcute eï^Jà trompant temps par temps; : à mesure que l'adversaire faît un" mouvement de luiradc, Taufre sr^Tule rapidrtnenl et d*uii^ seul jet, mais, pour réussir, il faut deviner juste ce que pare l'adversaire.

Il ne faut pas, à la leçon, tem'r les élèves trop longtemps sur chaque mouvement qu'on fait exécuter môme avec soin; cela n'est bon qu'à produire de jolis tableaux bien froids^ c'est le moyen d'ôler la vitesse si nécessaire dans cet art.

D'autres veulent donner trop de vitesse et négligent la ré» gularité :

Souvent lu pour d*un mal nous conduit dans un pii*e.

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On pourrait concilier ces deux extrémités : faire travailler un coup en y mettant tout le temps, toute la régularité podr

sibles ; ensuite faire tirer quelques coups extrêmement vite, aOn de rendre à la main toute sa vivacité ; c'est sans doute dans cette intention que le maître de Saint-Georges faisait passer très-souvent dans sa leçon des dégagements de toute vitesse.

Dans l'enseignement do l'escrime, j'ai toujours vu donner aux élèves les moyens de tromper les engagements, les croisés etc. Je préférerais beaucoup conseiller de tirer droit sur ces mouvements. Le coup droit me semble plus beau, plus certain, et surtout parfaitement applicable dans l'hypothèse d'un assaut sérieux ou d'un duel, et ce n'est qu'après que l'on doit tromper les engagements.

rf:tkaitivs.

Lorsque l'on est certain que l'écolier prend bien toutes ses positions, on doit exiger absolument qu'après tous les coups qu'il porte il se relève avec la plus grande vitesse, que le coup de bouton produise en touchant l'effet d'une balle qui frapperait sur un mur.

Un maître d'armes doit craindre, en tirant avec ses écoliers, de perdre cette bonne habitude de se relever.

11 faut, aux hommes de petite taille, donner fréquemment la leçon en leur faisant serrer le pied gauche; c'est pour eux un moyen indispensable.

Ils doivent serrer le pied gauche, étant en mesure pour pouvoir atteindre ceux qui font une légère retraite de corps, lorsqu'on développe sur eux un coup d'armes quelconque.

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Us doivent sentsr le \mà gaucho éHiii femlus, lui'smiu Tailversairo se sauve pour éviter TaHaiiue,

On conipreud la nécessilé preuiière qui est tle les rmii^ pareurs en étudiant ce mouvement.

Il tant enseigner beaucoup les faux temps pour faire tirer sur soi, parer et riposter ; îl faut bien faire coiuiiretnlro aux élèves qu'il est de rigueur de se rendre Irès-fiirtâ eu ce genro d'escrime, qui pont les empùcher de s enferrer nuituellement car si Ton a négligé de douner souvent cette Icron, il peut arriver que deux hommes se tueut. Il est assez malheurcui que [la vie d'un homme soit exposée dans un duel, il faut donc fureses eflÉ^pour que, par remploi utile de ces faux temps ils ne se tue^pas tous deux. . .<.

Miie4mit pas que le maltre-aitle bras trop ièiiéfi«ii^€«H naat sa leçon, cela géueraitles mouTemeDts d'un élèfe'ipÉ n-est-païd^ne grande force.

Il ne faut pas non plus qu'il ait le bras trop ployé, c'est donner une facilité trop grande, qu'il ne faut pas présumer être assez heureux pour rencontrer au jour du danger.

Il faut qu'un élève soit fort sur les parades d'opposition avant de lui enseigner les parades en frappant, car l'emploi de la force tend toujours à faire perdre la régularité.

11 faut toujours faire exécuter à l'élève les coups à la distance voulue par la mesure ; cependant il est très-bon quelquefois de les exiger d'un peu plus près; car, dans l'assaut, il ne dépend pas toujours de soi de se maintenir dans des limites raisonnables.

Faire toujours gagner la mesure à l'homme de petite taille, avec intention de parer et lorsqu'il est à distance d'attaque.

qu*il soit assez certain de sa parade pour ne pas reculer, sans cela il aurait l'air d'être sur des roulettes.

Pour doigter convenablement et retenir le corps , il est très-bien de travailler les feintes les plus compliquées ; mais il faut dire en même temps à l'élève que le jeu simple est toujours préférable.

N'enseigner les remises, les redoublemenls, les coups de temps qu'aux élèves les plus forts, et en leur expliquant le danger réel de ces coups.

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