PRUDENCE
Contre un homme qui ne donne pas l'épée, il faut procéder par des demi-temps pour le faire tirer, l'on pare alors et l'on riposte.
Lorsque l'adversaire persiste à rester fendu, il faut faire retraite après la parade et la riposte. Ce mouvement de prudence gênera votre antagoniste, si toutefois il a lieu rapidement^ et en observant les règles de la défense.
404 RÉFLEXlOKS SCn LE^ ÂRME^*
]1 ncî faut janiars parer el tirer sans être parfaitement ^ vert de Tépée eniieuiie.
On doit bioii rarement marcher et tirer. Sî cependant on se ' décidait à celle ini prudence, on devrait au nioios être cerlaiû de déranger Tëpée ennemie de la ligne offensive.
A chaque faute il faut faire une retraite, et si Ton est poursuivi, plutûl parer que songer a attaquer.
Un des premiers devoirs dans les assauts est d'étudier de préférence les coups que Von croit les meilleurs Tépée à la main ; ce priîicipe, tout prudent qu'il est, se trouve aujourd'hui tout à fait méconnu et dédaigné- On tire pour satisfaire la vanité, rien de plus.
Il faut t*mt travailler en aiTnes, même ce qui n'est [tas d< la méthode la plus pure j mais alors on agit dans le but cbj vaincre des diflîcultés dans le cas où elles se renconlreraicïtt malgré vous, el aussi pour donner de l'habileté à la main enfin, pour tout savoir.
Travaillez donc quelquefois les remises droites, les contre* ripostes étant fendu, les demi-retraites pour attaquer de nouveau.
Attaquez et ripostez, même avec des redoublements ; mais ayez toujours présent à la pensée que tout cela expose, que tout cela est mortel.