LE MUR
On a toujours reconnu qu'il était très-important en salle d'armes de s'exercer à tirer le mur, mais on n'a pas assez insisté sur l'obligation d'étendre les exercices jusqu'aux contres et aux feintes, qui sont cependant bien nécessaires; car on peut les appeler nos gammes et nos vocalisations.
Ainsi le développement dans les coups simples qui s'emploie dans l'exercice du mur pour disposer le bras et le corps à l'extension nécessaire à l'exécution des coups peut être comparé à la vocalisation qui a pour but d'étendre la voix et de la préparer.
Dans le mur, les dégagements préparent bien le coup d'œil, la justesse, l'opposition et la vitesse ; on comprend donc leur utilité.
DE l'eXEROCE des CONTRES.
L'exercice particulier des contres et des doubles contres devant se faire avec justesse et vitesse dans le but d'entretenir la Diaiu dans une activité constante très-favorable pour
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devenir pareur, peut se comparer aux gammes que font Jes pianistes pour s'entretenir les doigts.
L'exercice des contres serait un excellent moyen si Ton se donnait la peine de les faire comme il faut; mais je nelesii jamais vu pratiquer que d'une manière pitoyable.
Celui qui attaque ne doigte pas bien la pointe de wa épée. ne fait pas partir son bras avec assez de justesse avant b corps et en se couvrant. Celui qui pare &it toujours Les coatrès trop larges et avant de s'être couvert ou relevé. Ces défauts que j'ai signalés augmentent de beaucoup lorsqu'onlul l'exercice des doubles contres.
Le contre est un cercle, dit-on, mais on doit toujours le faire en ellipse.
DE l'eXBRCIGB des FEINTES.
L'exorcice des feintes est indispensable pour entretenir Tesprit en aclivité, car il s'agit de chercher à pénétrer l'iotenlion de celui. (jui est chargé de les parer.
Exercer les feintes veut dire à l'adversaire, je vous porte le coup Une-Deux. Parez; ou Une-Deux-Trois, parez ; ou un doublé, parez. Le coup est annoncé d'avancé, ainsi que les parades qui doivent ôlre faites. — Mais tirer des feintes, en terme d'escrime, veut dire faire à sa volonté toutes les feiutes sans les annoncer au préalable. Celui qui cherche à les parer renonce au droit de prendre le coup de temps. Ou convient que Tun tire des feintes sur son adversaiœ et qu'il do fera que parer ; c'est uu bou exercice que les élèves négligent
trop et qui cependant abrégerait pour eux le temps qu'il faut pour acquérir une grande force.