TENIR L'ÉPÉE
11 faut tenir Tépée de tous ses doigts, car la première conlitioD pour un homme qui a une arme dans la main, c'est de a bien tenir ; le marin ne monte pas à l'abordage en tenant on poignard avec le pouce et l'index, pourquoi donc tien-
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ïiÉfiM%mm sua les Aaiiis.
drions-nous notre épée avec ces deux doigts seulemeol, et Gomment pourrions-DOus ajouter foi à ces hommes qui veulent nous prouver que ce raoyea est plus gracieux et plus léger? ce n'est ni l'un ni l'autre; cette fausse manière expos© i beaucoup trop aux désarmements, ■
Comment d'ailleurs bien ajuster un but que ie bras veut atteindre lorâqu'eû ouvrant les doigts la pointe de l'arme qui tombe fait rencontrer un autre point que celui vers lequel oflf laudait? Tabandon des doigts rend les distances incertaines, on doit donc réviter.
Mais tenir Tépée n'est pas serrer vigoureusement la poignéfij c'est avoir le sentiment du fer, c'est calculer la force que l'i possède.
Ainsi, quelques tireurs ont une tenue très-forte au talon di fleuret, mais leur pointe est faible ; d'autres ont une épée eih. tièremeut molle. La faute des pi'emiers provient de leur Dégligence de tenue dans le pouce et l'index, celle des secoûJs est due à une mollesse générale de la main.
La tenue de Tépée doit exister de la pointe du fleuret à b poignée, sans roideur, de la manière la plus égale et sans poQ9ser la garde hors des lignes.
Semblable à un mur, l'épée doit être fixée de foçon à «pécher Tadversaire de pénétrer dans la ligne droite, et h main doit être tellement maltresse du fleuret que TabaDdoo subit de Tépée ennemie ne puisse produire aucun eBtntoament dans la garde.