HULST
* HUYaupapde Liège. N-?M.de Wailljrlisanl OPPIDI NOYENSIS pour 0, MOYEN SIS,
U a fallu replacer le sceau de H UY a son rang. SCEAVX DES VILLES ET DES COMMYNES
PI anche 1.
à traduit par NUITS en Boargo^ne.et Irajisformè en " noyers" les arbres du champ, voyez a la p. 8.
parmi ceux des autres y\\]fz de Fl.Tiidre
3EH /;i< A Lh. rv.jij. DV SCEAV DE LA VILLE DE PARIS
DE
(Voir tome I, page 4, note i.) ANCIENS SCEAUX DES COMMUNES.
Au couiiiiencement du v' siècle, les villes de l'Empire avaient un sceau public; mais il est probable que cet usage tomba en désuétude après l'invasion des barbares. Les Bénédictins ne regardent pas comme authentique le sceau que la ville de Liège aurait reçu, selon Baronius, de saint Hubert, son premier évéque , mort au plus tard en ySo. L'extrême lareté des sceaux, au viif siècle, ne [)ermet pas de croîre que les villes en aient eu alors de publics. Les plus anciens ne sont que du \if siècle. L'établissement des communes, à la fin du xf et sous le règne de Louis le Gros, est la véritable époque des sceaux publics des
villes Outre les sceaux authentiques, elles en ont pour les causes. Nous avons lu
dans un mémoire imprimé que la ville de Dourlens, en Picardie, depuis l'établissement de la commune, a toujours eu un sceau distingué pour la juridiction, appelé le scel aux causes. Par le conseil du premier officier municipal de la ville de Metz, on y établit, en i38o, un sceau pour les bourgeois : il fut appelé hurlclle ou hulelte dans le langage du pays. Cet usage peut avoir été imité par un certain nombre de villes; mais nous ne pensons pas que ce soit un fait général.
11 n'est pas de sceaux (jui ofl'rcut autant de variété que ceux des communes; ils représentent tantôt l'image du saint [)atron (pie les habitants honoraient d'une dévotion particulière, tantôt les remparts et les tours (pii les protégeaient contre la tyrannie des seigneurs voisins. Les villes commerçantes adoptaient volontiers pour emblèmes des ancres, des barques ou des vaisseaux. Souvent c'est le maire qui est représenté debout sur les remparts ou monté sur un cheval de bataille; ailleurs, on le voit assis et rendant la justice, ou entouré des échevins et délibérant sur les intérêts (|ui lui sont confiés. Ces types représentent aussi les armoiries particulières de la commune, ou celles du seigneur dont elle
k LES ARMOIRIES DE PARIS.
reconnaît l'autorité; quelquefois, enfin, on y trouve des emblèmes destinés à rappeler li' nom de la ville. Nous allons décrire quelques sceaux qui viendront à l'appui de ces indications générales.
La moitié supérieure du sceau de la ville de Leyde''' représente saint Pierre assis sous une niche [ijolhique; de chaque côté, sous une niche latérale, on voit un ange agenouillé; plus bas, les huit jurés à genoux adorent le saint; au-dessous des jurés, le maire ou préfet (^sculletus^ est aussi représenté à genoux; le contre-sceau représente saint Pierre assis, donnant la bénédiction : S - SCVLTeTI OCTO IVRATOR- Z- COHVHITATIS
DGH — * secReivM oppim De lej^Den (J. 612, an 1875).
La ville de Munikendam employait, en layS (J. 5/ii), un sceau sur lequel on voit un moine debout; derrière lui sont deux vaisseaux. En iBog (J. 5^9), un des vaisseaux était remplacé par un lion : * SI6ILLVM SCABIHORVM VILLC DE MOHeKGReDe. Un éciisson, portant une ancre accostée à dextre d'un soleil et à sénestre d'un croissant de lune, occupe le c'ianip du sceau de la ville de Muyden; l'écusson du revers porte un lion :
* SI6ILLVM SCABIHORVM DG MOVDA — * SICILLVM DG HVDA (J. 59 2, an i3og). Le sceau de Dordrecht a trois pouces et demi de diamètre; il représente des remparts surmontés d'une haute tour crénelée : * SI6ILLVH OPIDAHORVM IH DVRDReHCT (J. Zii a , an 1375). On voit, sur le sceau de la ville de Roulers, l'archange saint Michel terrassant le dragon; il tient d'une main une longue épée terminée en croix, de l'autre un bouclier portant trois bâtons fleurdelisés mouvants du centre de l'écu : *S' SCABIHOR • ST COHVHITATIS ROLLARICHCIS (J. 553, an i3o()). Le sceau de la ville de Dam (J. 5/ii, an 1975) représente un vaisseau en pleine mer; le capitaine commande une manœuvre; deux matelots semblent occupés à hisser deux pavillons placés l'un à l'avant, l'autre à l'arrière; un troisième matelot grimpe dans les cordages; au revers, on voit Jésus-Christ crucifié et deux saintes femmes debout près de la croix : * SIGILLVM SCABIHORVM GT BVR6GHSIVM DG DAM —
* C0HTRASI6ILLVM DG DAM. Un homme, guidant une barque avec un aviron, occupe le champ du sceau de la ville de Nieuport : * SI6ILLVM DG HOVO PORTV (J. 535 , an 1237). On voit sur le sceau d Ypres une croix de Lorraine, accostée de deux aigles au vol abaissé (J. 53 2 , an 11 99). La ville de Courtrai employait, en 1199 (J. 539), un sceau rond sur lequel on voit un buste d'évéque donnant la bénédiction; en 1287 (J. 535), l'évéque est représenté debout sur un sceau en ogive'-', ([ui a trois pouces trois quarts de hauteur sur deux pouces un quart de largeur : * SI6ILLVH SCABIHORVM CORTRACGHSIVM. La ville d'Yssendick employait, en 1275 (J. 5/n), un petit sceau ovale portant l'aigle à deux têtes. Le sceau de la ville de l'Ecluse représente la sainte Vierge assise, et j)rès d'elle l'Enfant Jésus debout; dans le bas du sceau on voit les eaux de la mer; le même sujet est reproduit sur le contre-sceau : * S* SCABIHORVM GT COMB-
■'' Les sceaux des villes sont très-remarqnahles Nous ferons observer, en passant, qu'il est
on Hollande et en Belgique; nous avons cru devoir assez rare de rencontrer des sceaux de villes qui
citer quelques-uns de ceux que I on possède aux aient la forme de l'ogive. Archives du royaume.
LE s ARMOIRIES DE
SCEAVX DES VILLES
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PÉRO.NNE, ROYE,c-s, ROUEN, es.
:t des commvnes
eenCIVM {cumburgendum) VILLG DG LAMMIHSFLiei — * COHTRA SI6ILLVM VILie De LAMMIHSFLieT .
Le sceau de la ville de Hulst représente saint Willebrord debout entre dcu\ cierges et donnant la bénédiction : * SI6ILL. SCI. WILLeBRORDI SCABIHORVH D6 HVLST PATROm (J. 535, an 1287).
La ville de Gand avait, en 1275 (J. 5/ii), un sceau représentant saint Jean-Baptiste debout, sous une nicbe gotliif[ue, et encensé par deux anges placés aux deux côtés do la nicbe; le contre-sceau porte le lion de Flandre : * S. SAHCTI lOHAHHIS BAPTISTG CIYIVM eAHDGHSIVM PATROHI AD LeCATIOHes — SeCReiVM LGOA- TIOHVM eAHDGNSIVH. Sur un sceau de i3oo (J. 5/i/i) on voit encore saint Jean- Bapliste debout, niais les deux anges occupent deux niclies latérales et tiennent un livre au lieu d'un encensoir; la légende est à peu près la même. Le mol legationes indique-t-il un sceau qui ne servait que pour les relations extérieures? C'est ce qui sendîle résulter de la nature des actes scellés de ces deux empreintes; dans ce cas, la ville de Gand aurait eu un autre sceau pour les actes ordinaires. Le sceau de la ville d'Alost représente un guerrier debout, portant la main gauclie sur la poignée de son épée, et tenant de la luain droite un étendard sur lequel on voit une épée : SI6ILLVM SCABIHORVM 6T BVROeM- TIVH Dfi ALOST (J. 535, an 1237). C'est probablement comme symbole du commerce que la ville d'Oudenarde avait fait représenter sur deux sceaux, dont l'un servait eu 1287 (J. 535), l'autre en i3ofj (J. 552), une espèce de havre-sac fermé par une courroie et surmonté d'une banderole en forme d'anse. Sur le premier sceau, on voit une patère à côté du havre-sac; sur le second, il y a de chaque côté une espèce de verre à pied, beaucoup plus élevé et surmonté d'une lige fleurdelisée. Voici les deux légendes : 1° SI6ILLV. BVROeHS. De AVDeHAR. . . ; 2° S. SCABIHOR. 61 BVRSeHS. ALDCHAR- DeiISIVM. Le sceau de la ville de Grammont, en 12^)4 (J. 587), représentait une montagne surmontée d'une croix : SIGILLVM De H0HT6 6HeRAVDI. Le même sujet fut ensuite gravé sur le revers d'un sceau qui servait en 1275 (J. 54 1), et dont la face principale représente le portail d'une église : S. SCABIHORVH {sic) eCRALDIMONT — S. seCReiI. On voit sur le sceau de Tournay une tour flanquée de deux tourelles : *SI6ILLVM COHMVNie De TORHACHO (.1. 528, an 1288). lin poisson occupe le champ du sceau de Dunkerque : SI6ILLVH De DVHKeRKA (J. 587, an lahk).
Le sceau de Gravelines représente saint Willebrord debout dans une bartpio conduite par un matelot : * SI6ILLVH S. WILLIBRORDI De KCYPORT AD eRAYCHiees (J. 587, an I 2/1/i).
Ce sceau est appeiidii à une charte de 1^09 (J. 533), dans laquelle la ville de l'Écluse est nommée villa de l'Esdusc. La Marlinière présente sur l orijrine du mot Lniiiiiiiiisjliet une explication dont nous ne {garantissons pas l'exactitude : fOn
ff nomma d'abord ce liou Laiiimcns-Vlict , ilii no:u rrd'iin Anfjlais nommé Lambert, que Grammaye fqiiali(ie l'ossoycur : A Lamhcrlo fosun-s Aiifrlicano " Lammensvliel appeiali. n
On voit sur le scoaii de Bonrbourg saint Jt'an-Ba[)tiste vétu d'une peau de chameau : SI6ILLVM BVReeHSIVM DB BR0BVR6 ; les mots SC. lOHS. se lisent dans le champ sur une banderole tenue par le saint (J. 535, an 112 3 7). Un écu portant une croix de vair occupe le champ du sceau de la ville de Bailleul : * SI©ILL. SCABIHO- RVM De BeiLAf" (J. 535, an 1237). En 1199 (J. 53y), le sceau de Lille portait une grande lleur de lis; cet emblème était répété sur le contre-sceau. En 1937 (v. si. J. 535), la feuille dextre de la ileur de lis était surmontée d'un lion contourné, mais le contre-sceau ne portait qu'une fleur de lis : * SI6ILL. SCABIHORVH ILieHTIVM — * 6T IVRATORVH. Le sceau de Cand)rai représente d'un côté une vue de la ville, de l'autre l'aigle à deux têtes : * SieiLLVM CAHeRACe CIVITATIS — * CLAVIS CAHeRACe CIVITATIS {Très, de .\umism.). En t 293, la ville de Maubeuge employait un sceau dont le champ était couvert en tous sens par les branches d'un arbrisseau; un autre type servait en i32 9 : il portait quatre lions posés deux et deux, accompagnés de deux aigles au vol abaissé, l'une en chef, l'autre en pointe; une crosse posée en bande brochant sur les deux lions : * CGST LI SAIAVS DG 16 FRAHK6 VILLG DE MAVBV666. La légende du premier sceau ne diffère que par l'abréviation du mol franke, qui est écrit frake {Très, de Numism.). Le sceau de la ville d'Aire porte un jfrilTon sans ailes; au revers, il y a une aigle : * SI6ILL. MAIGRIS 6T SCABIHORVH DC ARIA — * eT COHMVHITATIS (J. 535, an 1 199). Le maire de Montreuil est représenté à cheval, le cas([ue en tète, tenant une épée de la main droite et portant au bras gauche un long bouclier triangulaire: au revers, on voit une grande fleur de lis accompagnée de quatre petites : * SI6ILLVH MAIGRIS CGMMVHIG MGHSTCRGLI — * SIOILL. seCRCTI MGST6RGLLI (J. ^36, an 1210). Le maire d'Abbeville est monté sur un cheval au trot; il est ariin'' d'une épée, velu d'une colle de mailles et coiffé d'un casque pointu; son bouclier |)orle un rais avec une escarboucle en cœur : c'est c(^ (pi'on nomme rais d'escarboucle : SI6ILLVH MAIGRIS CGMMVHIG ABBATISVILLG {Très, de ^unnsm.y Le maire de Corbie est aussi rcjirésenlé à cheval, ré[)ée à la main, mais sans casque et sans bouclier (J. 627, an i22(S); celui do Ham ne porte ni casque ni épée; peut-être a-l-il un bouclier très-rap|)roché du corps : * SI6ILLVM MAIGRIS 7. IVRA- TGR. 9MVHI6 HAMGHSIS (J. 627, an i 223). Vers la fin du xiii" siècle, disent les
Bénédictins, le sceau de la commune d'Amiens montre dans le champ une sorte d'ornet^nent nommé ojjîquel en langage du pays. Le cenlre est une rose d'où (La Morlière, ^Anti(j. d'Amiens, Hv. I, p. 82) partent, en forme de rayons aboutissant à la circonférence,
six têtes de marmousets mi-parties d'aulant de fleurs de lis, environnées de cette insr. criplion : SIOILLVM CIVIVM AMBIAHGHSIVM. Le contre-scel est une simple fleur ffde lis avec cette légende : SGCRGTVM MGVM MIHI. Les six têtes représentent sans
doute le maire ou mayeur et les échevins ou oflicicrs municipaux d'Amiens, et les six
Au lieu de Bella, il y a dans l acle Baillo-
Uum.
Le sceau de Troycs (J. igS, an laSa) représente aussi les têtos des douze jurés, disposées en cercle; le maire, assis, occupe le cenlre du sceau : SI6ILLVM MAIGRIS GT IVRA-
TGRVM CGMMVHIG TRGCGHSIS. Sur
le sceau de Dijon, il y a vingt tètes qui i'oruient le cercle exlérieur du type; l insci'iption * SI6IL- LVM CGMMVHIG DIVIGHIS- occupe un cercle concenirique au premier, el dans le cenlre on voit le maire à cheval. Le champ du sceau de
LES A R M O î R I E S DE