ET DES COMMYNES
se EAV DE LA VI LLE DE PARIS,
tenant dans sa gueule une fleur de lis, est [)lac(' eiiire deux bAtiments au-dessous desquels coule une rivière : * SI6ILLVM C0MVH6- VHIVeRSITATIS . . . AT- LVOD- — * S. SeCReTI vmveRSITATIS LVOD. Périgueux, comme beaucoup d'autres villes, a été longtemps divisé en deux parties distinctes : la cité et le bourg. Ces deux communes avaient leur sceau particulier. Le sceau di^ la cité porte une aigle au vol abaissé : * SI6ILLVH MAIGRIS COHFRATRie PeTRAOORIC (.1. (l-i-j, an 120/1). Le sceau du bourg représente le maire debout, armé d'une épée et portant un bouclier sur lequel on voit une croix; au contre-sceau, un évéque (probablement saint Front) tien! une crosse de la main gauche et donne la bénédiction de la main droite : * SI6ILLVM BVR66H- SIVM De PeTRAe — * seCReTVM De PeXRAOORIS (J. 627, an 1223).
En 1260, la cité et le bourg réunis employaient un sceau commun dont il n'existe aux Archives du royaume qu'une empreinte mutilée, représentant d'un côté les remparts de la ville, de l'autre saint Front assis. On voit sur le sceau de Marmande des portes fortifiées placées en croix, et sur le contre-sceau la croix de Toulouse : * SI6ILLVH COHCILII De MARMAMDA (J. 3o6, an 12/18). Le sceau et le contre-sceau de Bayonne sont de même grandeur; le premier côté représente des remparts et une église, au-dessous de laquelle on lit : SCA. MARIA ; le revers porte un léopard couronné brochant sur trois chênes : * SISILLVM COMVHie • CIVITATIS BAIOHe - BeHeDICTVS aVI VeHIT IH KOMIHe DOMIHI [Très, de Numism.y Le sceau et le contre-sceau d'Ageii sont de même grandeur; on voit d'un côté les remparts de la ville, de l'autre une aigle au vol abaissé : * SI6I. . . CIVITATIS AGeHHI — ^ SI6ILLVM COMVMITATIS-
CIV uni (J. 16/1, an 182/1). Le sceau de la ville de Penne, près Agen, représente
des remparts surmontés de deux plumes (pcinuiy, le contre-sceau, qui est de même grandeur, porte la croix de Toulouse : * S. COHVHIS. PeHHe AOeHeHCIS — * SI6IL- LVM COHCILII PeHHe AVe (J. 3o5, an 12/18). Il est Irès-ordinaire de rencontrer, dans le Midi, des sceaux de ville dont les deux faces sont de même grandeur el dont l'une porte la croix de Toulouse, placée sur un écu ou sur le champ même du sceau. Nous citerons, par exenq)le, les villes de Moissac, Port-Sainte-Marie, Moncuq, Verdun, Mézin, Castel-Sarrasin et Lauzerte. Le premier côté du sceau de Moissac représente une vue de
la ville : * SI6ILL • De COMVMI • COHSILIO MO 1. — * SI6ILLVM De VICO
SANTI PeTRI (J. 3o5. an 12/18). C'est la croix de Toulouse (pii occupe le premier côté du sceau de Port-Sainte-Marie; au revers, on voit la Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus : * SI6ILLVM COHCILII — * BCATC MARIC DeL PORT (J. 3oG , an 1 2/i3). Une montagne, placée entre deux tleurs de lis et surmontée d'un cliàleau, forme le premier côté du sceau de Moncu(|; les deux côtés portent pour légende : * S* DeL COMVHAL- De MOHCVC (J. 3o5, an 12/18). On voit une poi'le flanquée de deux tours sur le sceau de Verdun; la même légende est aussi répétée sur les deux côtés: * SI6ILLVM VHI-
La province de Guyenne avait pour aiiuoiries un léopard couronné.
11 est possible que le graveur ait mis par erreur ave au lieu des trois premières lettres du mot Ageneiisis; cependant on trouve quelquefois, à la suite d'une légende principale, une inscription
accessoire qui renfei'me le comniencenient de la Salutation angélique.
' La légende de ce coiilre sceau senilile annoncer qu autrel'ois il y avait à Moissac, comme à Périgueux , une cité et un bourg.
V6RSITATIS veRDVHI (J. 3oo, an ig/ia). Le revers du sceau de Mézin représente la tête de saint Jean-Baptiste ef un bras armé d'une é[)ée : * S- COMVKITATIS' HEDI- CIHI- — * S- SANTI lOHAMHIS BAPTIST6 (J. 3o5, an i a/iB). Un château occu|)e le premier côté du sceau de Gastel-Sarrasin : * SI6ILLVM COMVHIS • COHSILII — * CASTRI SARRACem (J. ;3o5, an iqAS). Enfin, le sceau de Lauzerte représente des remparts : * SieiLLVM CAPITVLI DS LAVZERTA — * SieHVM DOMIHI
COHITIS (J. 3o5, an la'iS). Nous ne connaissons qu'une empreinte mutilée du
sceau de Toulouse; il représentait d'un côté des remparts, de l'autre l'Agneau et la Croix (J. 3o5, an 19/19). Cet emblème paraissait aussi au revers de deuv types employés par la ville de Narbonne, et dont il n'existe aux Archives du royaume que des empreintes mutilées. On voit cependant que le premier côté représentait la sainte Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus. En 1919 (J. 3 10), la légende était ainsi conçue : * SieiLLVM PACIS CIVIVH HARBOHenCIVM — A6HVS DOI aVI TOLLIS PeCCATA MVDI-DOHA HOB« PAC6H. En 1243, on trouve un autre sceau qui ne devait présenter (pie des différences peu importantes. Le bourg de Narbonne a employé deux types à peu près semblables. Voici ce qui reste de la légende sur une empreinte mutilée suspendue à un acte de 1 9 1 g :
LLVH PACIS KARB — . aVI TOLLIS PeCCATA MOHDI DOHA. . .
h]n 1 2 36 (J. 3 1 1), le mot burgi faisait partie de la légende du premier côté; ce sceau peut donc être le même que celui dont les Bénédictins citent l'inscription d'après un acte de 1978 : Sigillum consulum burgi Narboiiœ. Le sceau de Pamiers représente d'un côté un château, de l'autre le martyre de saint Antonin couché dans une barque : * SI6IL- LVH COHSVLVM APAHie — * SI6MVH PASSIOHIS SAHCTI AHTOHIHI (J. 33t), an 1 267). Sur le premier côté du sceau de Peyrusse, on voit quatre consuls assis sur un banc, un château occupe le champ du revers : * SIOILL- COMVHIS COHSILII De PeTRVCIA— * IMAeVO CASTGLLI DG PSTRVCIA. (J. 3o5, an i9/i3). Le sceau d'Amilhau porte d'un côlé un grilïon, de l'autre un long bouclier triangulaire
aux armes d'Aragon : * SI SVLATVS [Sigillum consulatus) AMILIAVI — SI-
6ILLV- R • ARA60H • COHITIS BA .... CIG ( BarchlnoHciisis et Provincie). Ce sceau . suspendu à un acte de i9/»3 (J. 3o5), doit remonter, comme on le voit, au règne d'Alfonse II, roi d'Aragon et comte de Provence (1196-1209). Le sceau de Puylaurens représente un arbre planté sur une montagne entre un croissant de lune et un soleil : *S« COHSVLVM PODII LA.VR6HTII (J. 3o5, an 12/12). Le sceau de Fanjeaux porte la croix de Toulouse : * S - COHSVLVM De FAMO lOVIS [Ibid.]. «Saint Louis, <t disent les Bénédictins, donna aux consuls de la cité et du château des arènes de Nimes « un sceau particulier, sur lequel furent gravés ces mots : Sigillwm consulum nobtJnim caslri Arenarum. Les consuls des arènes avaient demandé ce sceau pour distinguer leur commu- Kuauté de celle des consuls de la ville, qui en avait un dès l'an 1226.» Ce dernier sceau
représente les quatre consuls debout : 6ILLVM COHSVLVM CIVITATIS He-
MAVS. . . (J. 335).
Les villes de Marseille, de Tarascon et d'Avignon scellaient en plomb. Le sceau de Le mol podium, d'où vient le mot Puy, désigne une montagne dans le bas latin.
Planche V