MAIRIES
Les mairies n'ayant ni presses ni tables, c'est une
dépense à ajouter à celle de la confection dos timbres, savoir :
Une presse aoo'
Une table 5o
Un timbre sec en acier 5o
Un cachet ordinaire à cire 8
ToTAi 3o8
Ci pour 12 mairies. . S.GgG
Total général 3,830
Si M, le Préfet approuve ces propositions, on s'occupera de suite de la confection de ces timbres et des presses, afin que le tout soit terminé assez tôt pour que le i" janvier i8iq tous ces nouveaux timbres
APPENDICES. !i69
et cachets puissent être simultanément mis en usa;;e, tant à la prélecture que flans les douze mairies.
La dépense pourrait èlre imputée sur le fonds des dépenses imprévues ordinaires de 181 y.
Ce 2 octobre 1818.
p. s. M. le Préfet remarquera que dans ce rapport je n'ai pas parlé de l'espèce de sceaux nommés timbres humides à l'encre. Leur usage devient désormais impossible dans la circonstance, attendu la multiplicité de traits et de figures dont se composent les armoiries , et qu'il serait très-difficile de reproduire en relief et de conserver avec assez de netteté pour en obtenir l'effet désiré. Le graveur et moi avons reconnu que, quelque attention qu'on mette à la gravure, les empreintes ne seraient jamais nettes et feraient toujours ce qu'on appelle des pâtés. En second lieu , la gravure d'une matrice , pour obtenir des timbres en relief, coûterait 600 francs; ces timbres ne pourraient être qu'en cuivre, et il n'y aurait certainement aucun profit à les employer. Les timbres secs, au contraire, donnent toujours des empreintes belles, nettes et propres, surtout lorsqu'ils sont en acier. Nous nous servons à la préfecture, depuis douze ans, de timbres secs en cuivre. Ils nous coûtaient ao francs pièce, et il fallait les renouveler au moins une fois l'an.
Celui que nous employons présentement, et qui est aussi en cuivre, nous a été fourni par M. Fouquet et nous a coûté lao francs. Il est totalement usé. Un timbre en acier, au contraire, dure presque éternellement. Nous en avons un exemple dans celui que nous employons pour les obligations de la ville. Nous le fîmes faire en 1807, pour les obliffations de 10,000 francs de l'emprunt de 8 millions; il servit l'année suivante pour les actions de 1,000 de l'emprunt de 7 millions. En i8i/i-i5-i() et 17, il nous servit pour les bons de la ville, tirés à plus de 5o,ooo exemplaires, et enfin récemment pour les
,000 obligations. Malgré ces milliers de tirages, il n'a subi aucune altération.
Ceux que nous ferons faire pour la j)réfecture et les mairies auront la même solidité; et s'ils doivent coûter un peu plus que ceux en cuivre, on en sera bien dédommagé parleur durée et parla certitude que ce sera une dépense une fois faite et (|ui ne se repiodtiiia plus.