‹ Les armoiries de la ville de Paris: sceaux, emblèmes, couleurs, devises, livrées e céroemonies publiques (volume 2)Chapitre 40 sur 157 · DEVIS DE PARIS ET D'ECHO · texte numérisé non relu

DEVIS DE PARIS ET D'ECHO

Las! qui m'a crevé lœil et mis en cet orage?

liage.

Quel est donc le graiz que ceste rage eguise ?

Guise.

Qui m a emblé nia nef et pillé mon domaine "?

Mayne.

Quel autre oy je Imanl pour me chasser au mal ?

Auniale.

Ce sont mes Roys iïilurs, je les connois au nom?

G non.

Qui pouri'oit empescher leur dessein bol el fort ?

Le l'ort.

Comment contre le Pape cl toute sa séquelle I

Quelle?

Ces deux ducs appuyez d'un Roy grand terrien.

Rien.

Qui meut donc le comnmii çà el là s'elevaiil?

Le vent.

Ifj meschsns se'poyun arien l de toutes parts , c<ipe>ijar.t c^ue Ja vacaiile tsl^uei pai'nn les fi's fies lininmci

Kgure alleyoïiquo de I sj ville de Paris (1594')

(Repro d-xicta oTt cL'u'ne aiAcie l'uie q pavure )

APPENDICES. 51 Non , non, que peut-on craindre en Ligue si concorde?

Corflo.

Toutes fois je Pay crue exempte de terreur.

Erreur.

Je ne sçay donc commenl je suis h la suivre.

Yvre.

Ha moy! pauvre abusé, je nie pers par mesgarde!

Garde.

Mais quittant ce party qu auray je de bonheur ?

Honneur.

Je me trouve de maux tant harassé et las.

Hélas !

Or qui m a tout premier mon repos empesché?

Péché.

C'est bien péché d'avoir mes Roys deux fois chassés.

Assés.

J estov donques dès lors lourdement esblouy ?

Ouy.

0 Dieu! qui me sauvra de ceste grand niercy?

Mercy.

Voire si de mercy quelqu'espérance y a.

Si a.

Le peus tu bien jurer et sans aucune doubte?

Ne doubte.

Je m'en retourne donc à mon Roi et à Dieu.

Adieu <■>.

( Voir tome I , page 7 1 , note 1 . f STANCES

SIH L'ÉLECTION DU DICT SIEUR PREVOT DES MARCHANDS FAICTE LE iG AOÎT iGG'l, ET À LUI PRÉSENTÉES LE 1^''.IANYIER l6o5.

Je le voy, c'est Myron, celte illustre Pallas, Cette l'are faveur par le ciel présentée, Je le voy qui, traînant la fortune en ses las, Conduit le gouvernail de ta nef argentée.

Ciiavure satirique sur bois, tirée sur une feuille portant en haut, en caractères imprimés: Liilftia ftireiis , Paris en furie. Elle représente Polyphème au milieu de la mer, tirant à rebours un vaisseau battu par la tempête. Ce dessin est contenu dans un médaillon ovale autour duquel est écrit dans la bordure :

Sic ubi fas versum aUjne nefas furit iin|)ia lurba, Et miillœ scelerum faciès impunc vagantur.

Dans l'intérieur, en haut, au-dessus des nuages, un ange tient une banderole où se lit : Fuit (ilta Luletia quondam Gloria Francorum. Sur le llaiic ilu

bordage est écrit : Cœloque saloque soloqve, et en bas .

dans la iner, sur un cartouche, à côté d'un limaçon :

De raison fut orné Paris Connue un limaçon de logis.

Quitte ton logis, limaçon, Paris a perdu la raison.

A gauche et en dehors du médaillon se trouvent la description iiitituh'e Au Lecteur, ot les vers Devis de l'aris cl d'Echo , dont nous donnons la copie, et à droite un texte latin (pii n'a aucun rapport avec le vaisseau des armes de Paris. (Hibliolh. nation, section des estampes, collection lli'iinin, histoire de France. — On lui a allribiié la date de iSg'i.)

Je le voy qui régit d'une sçavante main , Voyant et prévoyant dans le miroir de l'aage. Tout semblable à ce Dieu que le peuple romain Réve'roil en ce temps sous un double visaige.

Ce Danpbin qui nasquit nagueres dans tes eaux Accoisa pour jamais ta Seyne mutinée :

Ce patron qui paroist au hault de tes vaisseaux Doit faire de ton isle une isle fortunée.

Les vents injurieux de leurs séditions

Ne battent plus l'azur de tes vagues profondes;

Ton calme est arrivé, les petits alcions

Font maintenant leurs nids sur le bord de tes ondes, ,

Non, non, n'attendez plus, marcliands, c'est trop ancré,

Frétiez en toutes parts, voguez à pleine voile,

Sa prudence sera votre Phare sacré,

Les astres de ses yeux vous serviront d'estoille.

Votre belle devise est ores à son poinot :

Toujours sans submerger vostre navire flotte ,

Vous naviguez au port. . . Non, non, ne craignez point

Tant que vous retiendrez avec vous ce pilote.

(Reinerciemenl à M. Myron , siour du Tremblay, etc. conseiller du Roy en ses conseils d'Klal et privé, lieutenant civil tle la prévôté de Paris et ci-devant prévôt des marchands, par le peuple de Paris. — Paris, 160G.)

(Voir tome 1, page 71, note 1, et page 169, note 1.)

ENTRÉE PROJETÉE DE LA REIINE MARIE DE MÉDICIS. Mai iGio.

ARC DE TRIOMPHE OU AVANT-PORTAIL ELEVE PRES ET EN DEHORS DE LA PORTE SAINT-DEMS.

En la troisième (devise) estoit représentée une navire sinjjlanfe a plaines voilles soubz la conduite d'une estoille qui de ses rayons battoit à plomb sur ledict vaisseau et avoit dans lo millieu une fleur de lys cmpreincle avec ces mots cscrils dans le corps dp la dicte devise :

HOC SYDERE TUTA.

Pour faire cognoistre combien ceste Ville de Paris, dont les armes sont une navire, se promeltoit de bon bour tant que ce bel astre de son prince luy csclairoit trop pleine d'asseurance, soubz un si favorable aspect.

(Arcli. nationales, Registre du Rureau de la Ville de Paris, II i/gTi, loi. 1 ôo.)

là.

( Voir tome I , page 7 1 , note 1 . )

ENTRÉE PROJETÉE DE LA REINE MARIE DE MEDICIS. Mai 1610.

ARC DE TRIOMPHE OU AVANT-PORTAIL ÉLEVÉ PRÈS ET EN DEHORS DE LA PORTE SAINT-DENIS.

Au dessus de l'attique estoit une ballustrade de façon fort convenable et de très belle ordonnance, composée au millieu des armes de leurs Majestés et de Monseigneurs le Daulphin ; sur les pillastres estoient pour ammortissement quatre grandes fleurs de lys florentines, soustenues par le bas de daulpbins qui de leurs queues portoient deux navires qui sont les armes de la Ville de Paris, le tout doré, arqueté et coloré le blason de chacune chose.

(Arch. nalionalcs, Registre du Bureau de la Ville, H 1790 , fol. i53.)

(Voir tome I, page 71, note 1, et page 169, note 1.)

ENTRÉE PROJETÉE DE LA REINE MARIE DE MÉDICIS. Alni iGio.

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