‹ Les armoiries de la ville de Paris: sceaux, emblèmes, couleurs, devises, livrées e céroemonies publiquesChapitre 34 sur 107 · acte · texte numérisé non relu

acte

uriiioii'ies de Pajis il l'Armoriai général Je Krance.

Oniempiiis.xiérùuis Ani'cs cctte élude ihHaillée sur les diverses pièces héraldiciucs (fui uieubieiit

(les iiriiinirics

.it lu vilip <ic v:uk. l'écussou d'armes de la Vilie de Paris, il nous reste à parler des ornements extél'ieui's, c'est-à-dire de la couronne ou du cimier qui le somme ou surmonte, et des sn])jK)rts ou tenants (pii Taccompagnent à droite et à gauche, en pai'aissant le soutenir.

Il esl évident (jii il ne peut èti'e (piestion, pour une ville, des casques, des lambi'cquins, ni des inarques d'emplois et d'ordres de chevalerie, qui décorent extérieurement les armoiries des particuliers. Quant aux couronnes, même celles (ju'on appelle murales, [)arce (ju'elles sont formées de murailles, sommées de créneaux et fortifiées de tours, elles n'ont guère commencé à être en usage que dans les preniièi'es années de notre siècle, lorsqu'on réglementa les armoiries des villes et des nouveaux nobles créés par Napoléon I"'. Paris, ainsi que les autres villes de France, n'eut donc point, olficiellement du moins, de couronne sur ses armoiries avant 17^9 ".

suppoiisou tenants. Ou ue voit pas iiou plus que les armoiries de Paris aient eu des supports ou tenants déterminés, quoique le goût ou le caprice des sculpteurs et la nécessité de l'ornementation architecturale les aient fait soutenir, tantôt par des anges ou génies, tantôt j)ar une image symbohque de la France, tantôt par les figures allégoriques de la Seine et de la Marne. Ces derniers tenants sont les meilleurs, les j)lus logiques que la Ville ait pu choisir, car ils ra])pellent l'origine de ses armes, si intimement liée à la sienne propre, et les deux sources principales de sa richesse et de sa grandeui-. Mais l'accompagnement le plus ordinaire de fécusson municipal était, avant 1789, formé des dessins ou moulures capricieuses dont se composaient les divers cartouches dans lesquels on le plaçait. Nous n'avons qu'cà signaler le fait, sans nous arrêter à fexamen de ces formes si nombreuses et si variées, qui n'ont d'ailleurs i-ien de particulier aux armoiries de Paris, et ne sont pour elles (|ue le cadre habituel des tableaux de ce genre. Toutefois nous en avons relevé certains types originaux sur la collection des cartes et plans de Paris, et nous les avons rapprochés de quelques spécimens analogues : il s'agit des fleurons placés au frontispice des livres publiés pai- la Ville elle-même, ou

Il y a pourtant quelques exemples <lu coutraire : sur le plan de Bretez, dit plan de Tnrgot, parce qu'il fut dressé et publié aux frais de la Ville ,

pendant l'administration de cet habile prévôt, les armoiries de Paris sont surmontées d'une sorte de couronne murale.

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