PAR ORDONNANCE RENDUE
le 'i?^ du mois d'^/^'^de lan 169^ par M^' les Commiflaires Généraux du Confeildéputez fur le fait des Armoiries.
Celles de la FiLlsyde Paru
Telles qu'elles font ici peintes é fgtirèes ^ apres avoir ete reçues^ ont été enrégitrées à t ArmorialGénéral,dans le Rentre cotte Paru, en conjéquence du payement des droits réglés par les Tarif & Arreft du Confeil, du 20' de Novembre de l'an 1696. en foi dequoije préfent Brevet a été délivre A Paris par Nous CHAKLES D'HOZIER, Confeiller du ROI , & Garde de t Armoriai GénéraMe France , érc.
Imp. Auguste Bry.àf'
Ville de Paris . Travaux liislonques
FAC-SIIVIILE DU BREVET D'ENREGISTREIVIENT
des Armoiries de la Ville de Paris à rArmorial Général de France.
de hVillede Pans)
' ÉMAUX KT OHXKMEMS KXTKBIKLiHS. 89 î!y iV'vi'ici' I ()()(). jiai' les comiiiissaiics !|(''ii(''iaii\ du (iOiiscil dcpulés sur le fait des aniioirif's, rii vcilii d un t'dil du lioi. dair du mois de ii<)V('nd)i'e 1696^'^ Sur le hrevel (I eurejjislreiueut, sijjné le uiènie jour |)ai' d'Hozier, conseiller du roi,géiiéalo{;isle de ses ordres e| <jar<le de I armoriai «{éiiéral de France, l)reveL dont la Ville de Paiis j)ossède encoi'e Toi-iffinal en parchemin dans ses archives, ces armoiries sord dessinées et jx'inles avec soin'"^'. Le navire est un vaisseau de guerre à trois ponts, marchant jrrand lar<>ue; ses trois mâts portent toutes leurs voiles dehors; un pavillon (lotte à l'arrière, un second à l'avant, un troisième au haut du giand mal ; les jjirouettes d'artimon et de misaine tournent au haut de leurs perro(|uets; le niàt de beaupré lui-même a déferlé sa civadière. 11 ne lui manque que les bomiettes.
Malgré cette détermination ollicielle de la forme du navire héraldique de Paris, conséquencs
des
on voit, j)ar les emj)]'eintes des divers sceaux de la Ville, dont nous avons donné variéids de fomus le dessin dans le chapitre précédent, qu'en lySB le vaisseau était d'un gabarit i'» =""""^5 '«^ i'^' bien plus faible et se rapprochait davantage de l'ancienne nave.
En examinant l'ensemble de ces nombreux sceaux, en songeant aux modifications ultérieures subies par les armoiries de la Ville de Paris, on pourrait, au premier abord, croire qu'il y a, dans cette diversité, une source de confusion, et le regretter au poiid de vue liistori(|ue. N'est-ce pas cependant celte diversité même dans la forme, la nature et la disposition des différentes parties du sceau parisien, qui, en motivant de nombreuses explications, nous a conduit à donner . à notre travail une extension et une importance que le sujet ne paraissait pas comporter au premier abord?
Au reste, un peu de réflexion montrera que la simple observation de ces différences peut fournir de précieux renseignements à l'archéologue et au savant, en leur permettant de déterminer la date approximative d'une charte ou l'âge d'un monument, de même que, en considérant la statue funéraire d'un guerrier du moyen âge , par la simple inspection de son armure et de ses ornements militaires, on retrouve, à cjuelques années près, la date effacée sur la dalle tumulaire; on reconnaît s'il était écuyer ou chevalier, s'il a guerroyé, s'il est mort dans son lit ou les ai mes à la main.
Armoriai général de France , IledeFrance, 1. 1, '-''> C'est par un examen de cette nature que nous
folio 579. manuscrit de la Bibliothèque impériale. sommes parvenu, nous-même, à donner la date Nous donnons ci-contre le fac-similé de cet de notre plus ancien sceau. (Voyez page 5i.)