HÔTEL -DE -VILLE
CQMITÉ-PERMANE ITT. .
Alpliei- des Trav. hisl.
K Lacar,. dir
i-Hc .Sim iminiûl.tiu
Ordre donne par la Nouvelle MumcipaUte de Pans le 17 Juillet 1789 sous l'ancien SCEAU de la Prévôté des Marchands
PENDANT LEXISTRNCE DE LA COMMUNE, ETC. 97 articles, dont le preiiiiej-, (|ui est le plus important, défend d'enlever, de détruire, mutiler ni altérer en aucune manière, sous prétexte de faire disparaître les signes (!<' féodalité ou de royauté, dans les bibliothèques, collections, cabinets, musées publics ou particuliers, non |)lus que chez les artistes, ouvriers, libiaires ou marchands, les livres imprimés ou manuscrits, les gravures, dessins, tableaux, basreliefs, statues, médailles, vases, antiquités , cartes géographiques, plans, reliefs, modèles, macliinos, instruments et autres objets qui intéressent les arts, l'histoire et l'instruction.
Cette sage, mais tardive mesure, préserva de la ruine les bibliothèques et les dépôts d'objets artistiques, que leurs propres gardiens, aveuglés par la terreur, sacrifiaient parfois eux-mêmes pour faire preuve de civisme et de zèle patriotique'".
Malgré l'importance de ces changements politiques, malgré le décret d'abolition des armoiries , qui d'ailleurs ne concernait d'abord que celles de la noblesse, les armes du roi et celles de la Ville de Paris subsistèrent encore quelque temps. Le dernier Prévôt des Marchands massacré, l'ancienne Administration municipale détruite, il restait encore quelque chose de ce pouvoir tant de fois séculaire et disparu pour jamais. C'était le vieux symbole parisien, si longtemps aimé et si connu du peuple, le sceau portant, avec les armoiries urbaines, la légende : Scel de la Prévôté et Echevinage de la Ville de Paris.
La V ille de Paris et le Roi de France conservent leurs armoiries josqu'en 179a.
Ainsi, lorsque la nouvelle Municipalité, sortie si soudainement d'une révolution victorieuse, s'adressa tout d'abord à la population livrée tout entière encore à l'enivrement de son succès, et qui savait à peine quels étaient ses nouveaux chefs, elle ne crut pouvoir mieux authentiquer ses paroles et ses actes qu'en les faisant accompagner de cet ancien eniblème de l'autorité communale, dont elle venait elle-même de proclamer l'abolition. La planche ci-contre donne un exemple curieux de cet emploi du Scel de la Prévôté et Echevinage de la Ville de Paris.
Ce sceau continua à fonctionner avec son ancienne légende pendant les huit ou dix premiers jours qui suivirent la prise de la Bastille. Puis, on supprima cette légende disparate, qu'on ne remplaça d'abord par aucune autre, et le sceau
Sceuu de la Ville de l'aris dans les premiers jours
la Révolution.
Voyez , dans Y fntroduclion à l'Histoire générale de Paris, la note i de la page i()8, relative à la conduite de l'abbë Ameillion, ancien Libliothe'caire
et historiographe de la Ville de Paris , devenu conservateur de la bibliothèque de la Commune et gardien du dépôt iittf^raire de Saint-Louis.
Sceau df ja Ville de Paris de
la (in de 1789 jusqu'en septembre 1 799.
ne contint plus que les armoiries de la Ville. On le trouve ainsi modifié sur un arrêté de la Commune, du 3i juillet 1789, sur diverses pièces émanant du comité permanent des représentants de la Commune à l'Assemblée nationale et, sous forme d'en-tête, sur plusieurs documents imprimés portant la date de 1790'-^
Sceau ilii 3i juillet 1789'
Sceau (lu comité [leniianeiit des représentants de la Commune il l'Assemblée nationale.
En-lète de pièces administratives.
18 février 1790. 16 novembre 1790.
Cependant, les premiers moments de son orageuse installation une fois passés, la Commune ou Mairie s'occupa, au milieu de l'eflervescence populaire, d'organiser les services nmnicipaux, et dès lors, c'est-à-dire vers la fin de 1789, pendant les années 1790, 1791 et une partie de 179'J, elle lit usage d'un sceau ([ui lui était propre. 11 porte encore les anciennes armoiries de Paris, mais elles sont sommées du bonnet dit de la liberté, soutenu par une pique posée en pal derrière l'écu. L'inscription Mairie de Paris, 1789, placée en exergue, lui sert de légende attributive; une vignette du même type, sauf le mot Municipalité sub-
Sceaux des lo août et i" septembre 1792 I''.
En-têle de lettres des comités municipaux.
MUN ici P.MIT E DE PARlSl] | MUNICIPALITE DE PARIS
stitué à celui de Mairie, se voit en tète de nombreux imprimés de cette époque, émanés des comités admiiiistratils de la Ville.
Plusieurs de ces pièces sont conservées aux archives de la Préfecture de police.
^' Nous devons faire remarquer, à cette occasion , que l'indicalion placée par nous au-dessus de certaines empreintes ne désigne pas le jour précis où les sceaux qui les ont produites ont été mis en usage, mais seulement la date de la pièce où nous les avons trouve'es.
La pièce originale est aux .Archives de l'Empire, sous la cote C .S i , iS' carton, et sous le 11" d'inventaire des sceaux 009S.
Sceau en cire rouge, apposé en placard sur un ordre donné, le 1" septembre lyg'J, par les adoiinistratenrs de police, membres du Comité de surveillance, Lenfanl, Panis et Dull'ort , au sieur Ghaney. secrétaire de l'administration de la police
Sceau iJo la Ville (le Paris
(le
la République jusqu'à l'abolition delà Commune (1790-1795).
PENDANT L'EXISTENCE DE LA COMMUNE, ETC. 99 Api'rs l;i |)roclaniaLion do la Rcpubli(|ue, les fleurs de lys proscrites durent naturellcincnt quitter le vieil écussori communal; le navire, antique symbole du depuis rétablissement commerce pai'isien, ((iii n'avait pourtant rien d'ai'islocratique, eu fut également chassé.
Oue restait-il alors, après l'enlèvement de toutes les pièces de l'écu? Rien que les ti'ois couleui's (jui en formaient le fond, c'est-à-dire Vazur ou bleu (du chef), le gueules, ou roujje (du champ), et Yargent ou blanc (des ondes sur lesquelles flottait le navire). Ces trois couleurs, arborées par Lafayette etBailly, et devenues couleurs nationales, demeurèrent pendant quelque temps celles de la Ville. On les plaça donc, en les intervertissant, sur un écusson de fantaisie; ce fut la dernière forme héraldique affectée par le sceau de la Ville. Le seul type que nous en ayons découvert est emprunté encore à l'un des comités municipaux.
Sceau de transition.
Mais les trois couleurs, derniers vestiges d'un symbolisme odieux ou incompris, ne pariaient ni assez haut ni assez clairement à la foule exaltée. Les membres de la Commune pensèrent qu'il fallait lui parler le langage des faits : ils placèrent
Premiers sceaux républicains.
donc sur leur sceau et en tête de leurs proclamations les deux dates là juillet ijSg et io août lygs, accompagnées, comme sur le sceau précédent, des mots liberté,
et au sieur Lavaquerie, concierge des piisons de l'Abbaye, enjoignant à l'un de conduire, à l'autre de recevoir, dans ces prisons, trente personnes, dont vingt et un prêtres. (Archives de la Pre'fecture du département de la Seine.) Une empreinte provenant du même sceau-matrice se trouve aux Archives de l'Empire, sous la cote F' htiod et sous
le n° d'inventaire des sceau.\ 55 97. Elle est apposée , à la date du 1 0 août 1792, sur un ordre de Santerre , commandant général provisoire de la garde nationale de Paris, au chef du bataillon de Saint- Sévei'in , de livrer une pièce de canon devant servir à défendre le peuple contre ses ennemis, t.es deux, sceaux sont presque identiques, sauf le n° d'ordre.
égalité, qui furent complétés quelques mois plus tard par l'adjonction de ceux-ci : ou la mort. Dilemme sinistre, qui devint bientôt une sanglante réalité (^l
Une dernière pièce vient clore la série des sceaux parisiens antérieurs à la mort de Louis XVI : c'est le sceau du comité de surveillance du Temple, apposé le 20 janvier 1798 sur la demande originale de l'abbé Edgevvorth, tendant à obtenir les objets nécessaires à la célébration de la messe, le 2 1 janvier au matin, dans la chambre du Roi
Sceau du 20 janvier 1798.
Enfin une nouvelle modification eut lieu après la mort du Roi. Les mots et
Supplément aux taJjleauxdes t)lessés du i o août lygs, pour la section du Tliéàtre-Français , dépuitement de Paris, municipalité de Paris, signé Pache, maire de Paris, avril 1793 ; sceau en cire ronge posé en placard. (Archives de la Préfecture du département de la Seine.)
Voici le texte de cette pièce, dont l'original appartient au Musée historique de la Ville de Paris :
rr COMMUNE DE PARIS.
( Place du sceau. )
rrUn crucifix.
ffUn missel, carton.
rrUn calice.
f'Un corporal et une palle.
rUne patène.
n- Une pierre sacrée.
::Un purificatoire.
tfUn amict.
('Une aube.
fUn cordon, un iavaho.
rfUn manipule.
ffUne étole.
ff Une chassuble.
trDeux nappes d'autel.
«■Une grande et une petite hostie.
ffJe soussigné, ministre du culte catholique, "agréé par le conseil de la Commune séante au r Temple, pour dire la messe demain dans l'appar-
rrtement de Louis Capet, conformément à son vœu, rf désire qu'on me fournisse les objets détaillés dans cfla liste ci-dessus. Ce 20 janviei' mil sept cent frquatre- vingt-treize.
ffEoGEWOIÎTH.
(tNous soussignés , commissaires de la Commune , tfde garde à la tour du Temple, délibérant sur la f demande ci-dessus énoncé, prions le cytoyen curé (fde la paroisse de Saint-François-Dassise de bien ff prêter les objets détaillés dans la demande cy-contre ret sur le désir de Louis Capet, pour lui fiaire entr tendre une messe qui doit être célébrée dans sa ffchambre, à la tour du Temple, demain matin à iTsix heures précises, et d'envoyer ses objets au conrfseil du Temple par une personne qu'il choisira i\ (Tcet effet. Lesquels objets luy seront rendu dans la rr matinée du même jour.
(tNous prions de plus le citoyen cui'é de vouloir ffbien nous envoyer ses objets ce soir, s'il est posffsible, ou de nous faire assurer, par le présent porr teur, qu'il voudra bien nous les envoyer demain à n-cinq heures du malin.
rrFait au conseil du Temple, ce dimanche au soir cr vingt janvier mil sept cent quatre-vingt-treize, n-l'an deuxième de la Républicpie française.
"Gasté, Douce, Baudouin, Teurlot, Des-
TOURNELLES , JoSSE , BoiRON , MeRCEREAU , rOlLLETMARlÉ. »
PENDANT L'EXISTENCE DE LA COMMUNE, ETC. 101 les dates disparurent de la plupart des sceaux; celui de la Municipalité représenta une femme velue à l'antique, appuyée de la main droite sur le livre des Droits de i'iiomme, et tenant de l'autre une pi([ue surmontée du bonnet phrygien.
Sceaux à l'eflîgic de lu République.
Pendant que la Révolution proscrivait l'usage et les lois du blason, on vit, dans l'espace de quelques années, une multitude de sceaux nouveaux, chargés d'emblèmes confus et sans règle, apparaître et fonctionner à côté de celui de Paris. Chacun des soixante districts, entre lesquels était alors partagée cette ville, formant un corps politique particulier, eut un sceau spécial; il en fut de même pour chacune des quarante-huit sections qui, en 1790, remplacèrent ces districts. Ces différentes divisions de la Municipalité parisienne se rattachaient civilement et politiquement à la Commune mère; il en était naturellement ainsi de leurs sceaux particuliers, par rapport au sceau commun de l'Hôtel de Ville. Il convient donc de ne point les omettre dans une histoire générale de l'héraldique parisienne. Les dessins que nous en donnons, et qui ont été pris sur les pièces originales, en reproduisent les empreintes avec toute l'exactitude et la clarté désirables Nous les avons divisés par groupes, d'après la nature des emblèmes qui les composent; pris dans leur ensemble ou étudiés en détail, ils donnent lieu à
M. SaiiU-Joanny, archiviste du département de la Seine , auquel nous devons l'ide'e de consacrer quelques pages à l'étude des sceaux des districts et des sections de Paris, a bien voulu nous communiquer tous ceux qu'il avait trouve's parmi les nombreux documents originaux dont il est le gardien. Nous lui devons une grande partie de ces sceaux, dont le dessin et la gravure ont été confiés à M. Descharaps. Cet habile artiste a pu, grâce à l'obligeance de M. Labat, archiviste de la Préfecture de police, avec lequel il avait été mis en rapport et qui l'a guidé dans ses recherches, combler presque toutes les lacunes que présentent les archives de la Seine. Enfin nous devons à l'amabilité de M. Douët d'Arcq, sous-chef de section aux Archives de l'Em-
pire, la conmmnication des quelques sceaux qui manquaient encore à notre collection.
Quoiqu'elle soit fort nombreuse, nous ne pouvons la donner comme absolument complète. T^e lecteur ne devra pas oublier, en examinant nos dessins, qu'ils sont la représentation fidèle des originaux, et qu'ils doivent par conséquent en repi'oduire les imperfections comme les qualités. On distinguera focilement ceux qui représentent les empreintes obtenues sur la cire, de celles qui proviennent de l'application des timbres dits luiinides. A cet etfet, le graveur a figuré autour des empreintes à la cire l'espèce de bourrelet qui accompagne toujours ce genre de cachet; les autres n'offrent que le simple trait.
Sceau\ Jes districts et des sections de Paris (1790-1794).
d'intéressantes remarques, surtout au point de vue de leur rapport symbolique avec les événements et l'état des espi-its à cette épocpie.
On sait avec quelle prodigieuse rapidité se pressèrent les événements qui renversèrent l'ancien édifice social; avec quelle mobilité, avec quels revirements subits et imprévus l'opinion publique passa, surtout à Paris, de l'entbousiasme le plus expansif pour le roi constitutionnel à la haine la plus ardente contie la royauté, le clergé et la nol)lesse. Ces mouvements divers ont laissé leur trace sur les sceaux dont nous nous occupons.
Fidèles reflets des passions populaires, les sceaux des districts d'abord, ceux des sections ensuite, empruntant leurs emblèmes aux entraînements de chaque jour, changent plusieurs fois d'aspect dans le cours de leur existence éphémère.
Parmi les soixante districts, vingt et un rappellent le lien qui les rattache à la Commune dont ils font partie, en prenant soit les armoiries mêmes de la Ville
SCEAUX DES DISTRICTS, flg. I. %. 2. flg. 3.
de Paris, soit le vaisseau, qui en est la pièce ])rincipale. Les premiers, au nombre de dix-sept, sont :
L'abbaye Saint-Germain-des-Prés (fig. i); les Barnabites (fig. 2) ou Henri IV ^'^
Ce dislricl, qui faisait partie du quartier de la Cité, portait indifFcremment ces deux noms. 11 eni-
pruiilait le piciiiier à l'église des Barnabites, voisine du Palais de Justice et lieu de réunion des
PENDANT L'EXISTENCE DE LA COMMUNE, ETC. 103 ((ij). .'> eL 6); les Blancs-Manteaux (fijj. 5 et 6); les Ca])ucins du Marais''' (fig. 7 et 8); Sainle-Elizabetli (lig. (j et 10); les Enfants-Uouges (fig. 1 1); les Enl'ants-
li{r. 7. lijr. 8. fiy. <J.
Saint-Lazare (lig. 1 6 et 1 7 ) ; Saint-Magloire (fig. 1 8 à 2 1) ; Sainte-Marguerite
électeurs de cette circonscription ; il devait le second au voisinage de la statue de Henri IV, placée sur le Pont-Neuf.
Ce sceau porte un numéro d'ordre : c'est celui qui appartenait au district des Capucins du Marais , sur la liste oflicielle du lô avril 1789, dressée par le Bureau de la Ville.
Quelques autres districts, tels que ceux des Carmes déchaussés, des Cordeliers, de Saint-Joseph, de Saint-Louis-la-Culture, de Saint-Magloire. de Saint-Philippe-du-Roule et des Piécollets, inscrivent également sur leurs sceaux leurs numéros d'ordre.
Outre l'indication nominale du district formant la légende du sceau, ce dernier porte en exergue les mots Comité militaire.
Les districts, après avoir pris une si grande part aux événements qui amenèrent la destruction de la Prévôté des Marchands et l'établissement de la Mairie, s'emparèrent d'une partie de l'administration et de la police de la Ville. Chacun d'eux eut son assemblée générale, se constitua en bureaux et
en comités, dont les membres, nommés par élection, géraient les affaires qui ne concernaient que le district en particulier. A l'égard de l'adminisli'ation commune, les districts ne procédaient que par voie de conseil, le gouvernement général appartenant à la Mairie ou Municipalité. Chaque comité de district avait un ou plusieurs présidents, un ou plusieurs secrétaires-grefliers , qui étaient ordinairement, les uns et les autres, secrétaires de l'assemblée générale.
Le sceau que nous donnons (fig. 16) est celui du comité militaire du district de Saint-Lazare.
^' Trois des quatre sceaux , dont nous donnons l'empreinte, portent le numéro d'ordre de ce district, qui est Ie5(j^ sur la liste olficielle du i5 avril 1789, dressée par le Bureau de la Ville. Les deux chiffres du nombre 69 , placé dans le premier sceau au bas du cartouche, sont séparés par la lettre N, initiale du mot numéro (5N9). Sur l'autre, il fait partie de la légende.
Bien que la légende du sceau dont nous donnons le dessin soit Section de Sainte-Marguerite , il
(fig. 22); les iMinimes^'' (fig. 28 et 2^1); le Petit-Saint-Antoine (fig. 26) et Saint- Victor (tig. 26), dont les sceaux ne diffèrent entre eux et ne se distinguent de
fig. i6.
celui de l'ancienne Municipalité parisienne que par leurs légendes attributives, ainsi que par la forme de leurs cartouches; les Capucins de Saint-Louis de la
Chaussée-d'Antin (fig. 27 et 28); Saint-Leu (fig. 29 et 3o). Ces deux derniers districts ajoutent aux armoiries de Paris placées dans leurs sceau\. 1 un celles
fi?r. 2 3.
fi.-:.
fi;r. af).
du Roi, l'autre les mots suivants : District de Saint-Leu, qui ne sont point mis
est certain que ce sceau est celui du district de ce nom. Avant la création des quarante-huit sections et pendant l'existence des districts , on donnait souvent à ceux-rci le nom de sections. La Gazette nationale ou k Moniteur universel, journal otiiciel du temps, en fournit de nombreux exemples. — il n'y
a d'ailleurs jamais eu de section de Sainle-.Marguerite.
Ce sceau (fig. ai) est celui du comité civil du district des Minimes. Voyez les notes 1, 2 et 3 de la page io3. auxquelles nous sommes obligé de renvoyer pour tous les cas analogues.
PENDANT L'EXISTENCE DE LA COMMUNE, ETC. 105 011 légende comme dans les précédents, mais se trouvent disposés siii' tiois lignes, à la partie inférieure de l'écu.
li;;. 27.
fi(j. «8.
fig. 99.
Les districts de la seconde catégorie, au nombre de quatre, joignent à leurs autres pièces sigillaires le navire parisien; ce sont les districts de Saint-Eustaclie
fur. 3i
fig. 32.
(fig. 3i et 82), de Saint-Jacques-de-l'Hôpital (fig. 33 et 3/i), de Saint-Marcel (fig. 35 et 36) et des Prémontrés de la Croix-Rouge'^* (fig. 87, 38 et 89).
fiET. 33.
fig. 3/1.
(jhacun de ces vingt et un districts, celui de Saint-Jacques-de-l'Hôpital excepté, portait sur son sceau le vieil emblème de l'ancienne Prévôté des Marchands, et y
Le sceau de ce dernier district porte, outre la légende ordinaire et indicative d'attribution, les mots rr Bureau central . » qui spécifient sa destination
particulière. (Voyez encore les notes de la page io3.)
I.,a figure 89 est le fac-simik d'un en-tête de lettres imprimé.
arborait en même temps celui du Roi. la fleur de lys, qui fut également adoptée
de la Ghaussée-d Antin ( 6g. 27 et ), des Carmes déchaussés ^ (tig. i3 et kk).
Il est question ici du deuxième sceau du district des Cannes déchaussés; le n" 3. placé dans la légende, indique la position de ce district sur
la liste officielle du i5 avril 1789. (\oyez encore les notes de la page io3.)