‹ Les armoiries de la ville de Paris: sceaux, emblèmes, couleurs, devises, livrées e céroemonies publiquesChapitre 91 sur 107 · LIVRÉE ACCORDÉE PAR LOUIS XIV AU CORPS MUNICIPAL · texte numérisé non relu

LIVRÉE ACCORDÉE PAR LOUIS XIV AU CORPS MUNICIPAL

Dès le lendemain de la mort de Louis XIII, c'est-à-dire le i5 mai i6/i3, Anne d'Autriche amena à Paris le jeune roi son fils, qui fut reçu, à la porte du Roule, par le Bureau (le la Ville. Le 27 du même mois, Louis XIV, de l'avis de sa mère, déclarée régente, accorda au Prévôt des Marchands et aux Echevins la somme de :?,700 livres, comme sub-

l.BS ARMOIRIES DE LA V 1 i , i . F. \)V. PARIS

vcntion pour l'achat dos vêtemenls de deuil qu'ils avaient commencé de porter immédiatement après la mort de Louis XIIL Les Regislres de la Ville constatent cette libéralité.

'iy MAI liiho.

Il 180G, fol. /4 69.

te Aujourd'Iiuy vingt sepliesnie may mil six cens quarante (rois, le Roy estant a Paris, voulant user a l'endroicl des PreuosI des Marclians, Escheuins, Procureur de Sa Majesté, Grelliei et RcceucurO de sa bonne ville de Paris, de la {fraliffication ordinaire et accoustumée en pareilles occasions, Sa Majesté, de Taduis de la Rcyne régente sa mere, leur a accordé et laid don de la somme de deux mil sept cens liures, a icelle auoir et prendre sur les deniers d'octroys ou patrimoniaux de lad. Ville, pour estre distribuée entre eulx, assauoir six cens liures and. Preuost et trois cens liures a cluiscuu des quatre Escheuins, Procureur, Grelfier et Receueur: et ce en considération des frais et despences qu'ils sont obligez de faire eu l'achapt des robbes et habits de deuil dont il leur a conuenu se veslir a cause du decedz du delTunct Roy son pere, voulant Sa Maiesté icelle somme de deux mil sept cens liures estre passée et allou('(! au compte dud. Receueur partout ou il appartiendra sans difficulté. Pour témoignage de quoy elle m'a commandé leur en expédier le présent breuet quelle a voulu signer de sa main, et estre contresigné par moy Conseiller en son Conseil d'Estat et secrétaire de ses commandemens. Signé : Louis; et plus bas : de Guenegaud.

L'extrait qu'on vient de lire justifie ce que nous avons dit au chapitre précédent (p. 21 3), relativement aux robes et antres habits dont les meaibres du Bureau étaient revêtus dans les cérémonies publiques. Ces costumes, antérieurement à 1789, étaient de véritables livrées, dont le payement se faisait par la caisse des deniers publics.

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