PREFACE
La scène donne la vie à une pièce. Mais une œuvre dramatique peut, à mon avis, la trouver, même en dehors du théâtre, grâce à la diflfusion et à la pénétration actuelles du livre. Elle peut, par lui, atteindre le souverain maître : le public. Et, qu'il lise ou qu'il voie, le public sait toujours imposer son opinion et rendre le verdict définitif.
C'est ce verdict — quel qu'il soit — que je sollicite aujourd'hui, en lui soumettant directement cette pièce écrite pour la Comédie-Française, et que le comité de la rue Richelieu, — le dernier qui ait fonctionné avant le décret de suppression — écarta en dernier ressort, après l'avoir admise à l'examen.
Le principal argument, — même je crois le
seul invoqué contre elle — fut que j'y avais
traité une question d'argent; et d'après le
cliché courant, « au théâtre, la question d'ar-