‹ Les arristes; comédie en quatre actesChapitre 2 sur 57 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

gent... n'en fait pas! » — L'argument, je le reconnais, a du poids dans une administration qui a beaucoup le souci de son bilan.

Ce souci n'existe pas pour le lecteur, et l'intimité du livre le laisse, plus étroitetement que le théâtre, dans l'intimité de la vie. Or, la question d'argent, mêlée aux luttes des influences, des ambitions, de l'amour, n'est-ce pas toute la vie?

Voici pourquoi, je préfère livrer directement les Arrivistes à la publicité, plutôt que de les apporter à d'autres scènes, dont la grande clientèle intellectuelle aurait pu me redonner un peu de la bienveillante faveur et de l'indulgence qu'elle m'a déjà témoigné à des œuvres précédentes.

J'estime que par son action, son sujet, ses tendances, cette comédie peut être jugée à la lecture aussi bien qu'au théâtre, et que même sa conclusion psychologique et sociale jaillira plus nette en dehors des artifices de la mise en scène et du jeu.

Michel PROVINS

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