SCÈNE VII
GHRISTIANE, LA VALADE, DE MONTPAZE, puis DE FRADETTES.
GHRISTIANE, à MontpazB qui entre.
Vous n'avez pas trouvé le ministre ?
DE MONTPAZE.
Si, je l'ai rencontré allant à la Chambre. Nous avons causé. Il m'a promis de venir à l'inauguration des Cités ouvrières. Nous avons même esquissé tout un programme!... Ce sera superbe.
(Allant sonner de Fradettes.)
Ah! à ce propos, il faut même que je lui envoie... (A La Valade, en lui donnant une ^c/ie.) Faites transmettre de suite cet ordre à la Bourse... que ce soit fait avant trois heures !...
LA VALADE, à part, en sortant.
Un tuyau tout frais !.., C'est le cas de profiter!...
DE MONTPAZE, allant à Fradettes qui entre. Ah! dites-moi, cher aaii, je viens de voir le ministre; il désire que je lui transmette le plus tôt possible une note détaillée sur la question des Cités. C'est très délicat. Il faudrait que vous me fassiez ça... Vous savez, n'est-ce pas, une note un peu littéraire, ne touchant que très peu au côté financier de l'affaire pour ne pas le rendre méfiant et s'étendant sur le côté humanitaire et philantropique... avec des considérations économiques, politiques, même philosophiques ?.. . Je ne vous ennuie pas en vous demandant?.. .
DE FRADETTES .
Cela rentre dans mes attributions...
DE MONTPAZE.
Moi, je n'ai pas le temps; et puis vous ferez ça à merveille !... Merci d'avance!... A propos, comment va M™e de Fradettes, depuis notre chasse de l'autre jour ?
DE FRADETTES.
Mais très bien.
DE MONTPAZE.
Pas fatiguée de nos trois heures de cheval à Iravers la forêt?
DE FRADETTES.
Du tout.
DE MONTPAZE.
Elle monte merveilleusement !
DE FRADETTES, wulant couper court à la conversation. Pour quand voulez-vous la note ?
DE MONTPAZE.
Dans deux ou trois jours, si vous pouvez.
DE FRADETTES, SOrtaut .
Elle sera faite demain.