TOUR AILLE
Bravo !
DE MONTPAZE.
Passant à l'apjjlication de ce principe, j'ai résolu de faire construire, dans tous les centres ouvriers qui me solliciteraient, des cités entières à mes frais. Chaque individu, chaque famille pourrait occuper de suiie une maison et un jardin. Le tout deviendrait leur propriété moyennant une très faible retenue sur les salaires — retenue que les Compagnies opéreront et me verseront d'elles-mêmes.
GRIVELLKS.
C'est une œuvre de grand philanthrope.
DE MONTPAZE, pOSCUr.
Il faut aider les petits et les faibles : c'est un devoir vers lequel je me sens de plus en plus attiré.
BÊCHEREAU, Ù part,
Quel pitre !
A quand la première application?
DE MONTPAZE, ménageant son effet.
Elle se fait !
TOURAILLE.
Comment ? Où cela ?
DE MONTPAZE.
Chez moi, près de Cernay!... Toute une ville nouvelle s'élève autour de mon usine de Varennes, et dans quelques mois, je compte vous offrir une grande fête pour l'inauguration de la première cité.
BÊGHEREAU.
Vous allez devenir le roi du pays.
DE MONTPAZE.
Ce sont de si braves gens !
TOURAILLE.
Mais ce sont aussi mes électeurs...
DE MONTPAZE, lui tapant sur Vépaule.
Laissez-moi faire, puisque je les apprivoise à votre profit !