P.) — (. VIII
est qui mêlent :
Safran .
Alun scissile .
^ ââ P.) — (.1
Myrrhe .
Sandaraque .
.... p.)-(.ii
Jonc carré .
P.) - (. IV
Pour la gangrène de la verge
Si la gangrène a gagné la verge il est nécessaire de la saupoudrer de quelques caustiques et surtout de celui qui se compose de chaux, de chalcitis et d’orpiment.
Des Hémorroïdes
On a coutume de détruire ces petites tumeurs (hémorroïdes) avec des caustiques. Si celles-ci sont un peu anciennes il convient de les saupoudrer de sandaraçue puis d’appliquer le remède suivant :
Battitures de cuivre ... )
Orpiment . )
Pierre à chaux .
ââ P.) — (. V
P.) (. VIH
Ongles incarnés
Quand les ongles sont rabotteux on les cerne par une incision à leur point de contact avec la chair,
Lefèvre
puis on les recouvre d’une petite quantité de la com-
1 J • S yfc ■ * -
position suivante :
Sandaraque .
Soufre ....
Natron. . . .
Orpiment . .
Résine liquide
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^ ââ P.) — (. IV
. P.) (. VIH
Après Celse, c’est la médecine arabe qui va faire école, mais en se servant toujours de ce qu’auront pu lui céder ses devanciers ; c’est elle qui va régner pendant tout le moyen âge et même jusqu’au xvne siècle ; seuls les alchimistes trouveront quelques corps nouveaux et c’est grâce à eux que l’on entendra parler de l’arsenic blanc.
Parmi les médecins arabes nous citerons Rhazes, Mesue, Jean de Damas, Avicenne, Sérapion, dont aucun ne nous montre quelque chose d’original sur la médication arsenicale. Avicenne, toutefois, le plus célèbre d’entre eux, et qui fut l’inspirateur des médecins du moyen âge en France, nous parle de l’arsenic blanc dont il se métie du reste : « Aliud est album arsenicum , aliud citrinum, et aliud rubrum, quod ex eo sublimatum est album arsenicum , interficit homi nés. » A ce sujet Harles dans son livre De arsenici usu in medicina nous dit qu’ Avicenne est le premier auteur qui connaisse l’arsenic blanc et qui nous en parle.
Il se base sur ce fait que les autres médecins arabes n’en n’ont rien dit. Or tous ces médecins ont puisé aux même sources, c’est-à-dire à la bibliothè-
que d’Alexandrie qui contenait tous les ouvrages de l’antiquiié, dont ceux de Dioscoride qui employait l’arsenic sublimé. Si Avicenne est le premier médecin qui ait nommé l’acide arsénieux ou plutôt l’arsenic blanc, c’est qu’il est le premier qui ait observé que par le grillage un corps différent prenait naissance. Pçut-être en cela s’était-il inspiré de l’enseignement des alchimistes qui furent réellement les premiers à parler de l’acide arsénieux.
Voici ce qu’Avicenne nous dit dans le Canon , Traité, II, liv. n : « Mêlé avec de la chaux et du miel il fait tomber les poils, mêlé à de la graisse ou de l’huile il guérit la gale ; il fait tomber la peau épaissie. Pour les poux on le mêle à de la myrrhe. Avec du poivre il entame les cornes. On le donne avec de l’hydromel dans la toux et l’asthme chronique. On l’emploie avec de l’huile contre les hémorroïdes. Quand il est sublimé il est blanc et devient un poison violent. »
Plus loin : « La sandaraque a la vertu de rendre plus gros celui qui est maigre quand on boit un liquide où on le mêle à l’oxymel. Elle est bonne dans les ulcères et les blessures. Elle dessèche les fistules. En fumigation elle guérit les catarrhes. Elle est très bonne pour apaiser la douleur des dents. »
Tous les autres arabistes copient les formules de Dioscoride, de Galien et de Celse.
Toute l’originalité d’Avicenne, qui vivait au xe siècle, en ce qui concerne le sujet de ce travail, réside en ce qu’il nous parle d’arsenic sublimé. Mais déjà
bien avant lui les alchimistes en avaient parlé et s’en étaient servi pour divers usages, surtout pour la fabrication de la fausse monnaie, suprême aspiration des alchimistes, qui appelaient cela opérer la transmutation des métaux.
Dans la remarquable traduction des alchimistes anciens et du moyen âge par Berthelot, nous lisons ces paroles attribuées à Zosime :
« Prenant de la céruse (lisez acide arsénieux) et de la sandaraque, par parties égales, délaie avec du vinaigre jusqu’à ce que la masse s’épaississe et ensuite mettant dans un vase non étamé, recouvre avec un couvercle de cuivre, lute tout autour et fait chauffer doucement sur des charbons. Lorsque tu présumes que l’opération est à point, découvre légèrement et avec une barbe de plume, enlève le mercure ». Le traducteur ajoute : <e Cette préparation est fort claire, à quelques détails près et répond à une préparation d’arsenic sublimé. Les traités des alchimistes grecs renferment un grand nombre d’indications analogues. »
Olympiodore, auteur alchimiste du ve siècle, nous parle encore de l’arsenic qui intervient dans le blanchiment du cuivre, et la formule suivante nous prouve surabondamment que l’arsenic était connu et employé.
Teinture teignant le cuivre en blanc .
« Prenez de l’arsenic doré (iz{ onces) porphyrisez, faites tremper dans du vinaigre deux ou troix jours
et faites sécher à l’air, mêlez avec cinq onces de sel de Ga pp ado ce (sel gemme). On place au-dessus du vaisseau qui contient le mélange une tasse ou vase de verre et au-dessus une autre tasse assujettis de tous côtés, pour que l’arsenic brûlé ne se dissipe pas. Faire brûler à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il soit devenu blanc ; on obtient ainsi de l’alun blanc et compact (alun signifie donc acide arsénieux) etc. (i)... ». (Suit la recette pour teindre en blanc.)
Si donc l’acide arsénieux n’était pas employé en médecine c’est qu’on le craignait comme on va le craindre plus tard au seuil du xixe siècle, ainsi que nous le verrons dans la suite. Paracelse nous dit en effet : « C'est un poison qui surpasse tous les autres poisons. »
Jusqu’au xvme siècle on l’emploiera un peu, avec de grandes réserves et rarement à l’intérieur. Nous citerons Guy de Chauliac, Théodore, qui étant surtout chirurgiens, l’employèrent surtout dans les cas où l’avaient employé leurs devanciers. Plus tard Ambroise Paré, médecin en même temps que chirurgien, n’en parle que pour nous dire de l’éviter et pour nous indiquer les moyens de remédier au mal qu’il peut faire.
« Le réalgal pour être de nature fort chaude et sèche, induit soif et eschaufaison et ardeur par tout le corps avec telle consommation de toutes les humi-